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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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tiìs qui est entre-deux & ce mouvement s’étendsuccessivement par des íurscces, & des ondes sphé-riques. M. Huygens a íuppuré que la lumière em-ploie onze minutes à venir jusqu’à nous; c’est à-dire, à parcourir douze mille diamètres de la terre.

1/Cr Dans le íystême de Descartes, qui fait con-sister la lumière dans la preiîìon des globules. ( Voyc^monde de Descartes ), on trouve une infinité dedifficultés inexplicables. Auffi le P. Mallebranche,peu content des globules , les répudia pour leursubstituer une infinité de tourbillons extrêmementpetits qui remplissent tous les grands tourbillons,comme les grands rempliilent tout l’univers. Voye\Tourbillon.

fCP Ces vorticules ou petits tourbillons sont com-posés dune matière éthérée très-subtile 8c trcs-fîuide:la force qu’ils ont de fe dilater, &c de fe pressermutuellement , les maintient dans un équilibre per-pétuel , tout de même que les grands tourbillons ysont maintenus par leur preiîìon réciproque.

fCT L action du corps radieux fur les vorticules ,& la réaction soudaine des vorticules fur le corpsradieux , leur donne un mouvement d’ondulationou de vibration qu’ils s’entrecommuniquent jusqu’ànous. Ce mouvement ; fait la lumière , & la lumièreest plus ou moins forte, suivant qu’il est plus oumoins fort lui-même.

ffT C’est aux divers degrés de promptitude dans lesvibrations , ou dans les secousses , que les cou-leurs doivent leur naistànce : ensorte que si la matièredes vorticules vient exciter , par exemple , 50 vibra-tions fur notre rétine dans un temps déterminé , unecertaine couleur nous frappera , au lieu que nous enverrions une autre , si dans le même instant le nombredes vibrations étoit plus grand ou plus petit. Lagrande difficulté est de déterminer quels degrés depromptitude les vibrations doivent avoir , pour for-mer chaque couleur en particulier, Voye\ Couleur.Ce système est d’autant plus séduisant, qu’il nousossre des rapports merveilleux au mécanisme du son.Les vibrations excitées dans l’air par un corps íonote que l’on frappe, & communiquées par l’airau nerf auditif, font naître en nous la sonsition duson. Tout de même les secousses imprimées à la ma-tière éthérée par un corps lumineux, & communi-quées par cette matière au nerf optique , font naîtreen nous l’idée de la lumière 8c des couleurs.

|C? Un corps sonore ne rend aucun son lorfqu’ilest enfermé dans la machine pneumatique d’où l'ona chasté toutes les particules d’air. Si l’on pouvoitde même chasser toute la matière éthérée d’un en-droit , où l’on placeroit un corps lumineux, nousne lui verrions aucun éclat.

fCT Comme les sons nous parodient plus ou moinsforts , suivant la différente force des vibrations del’air ; ainsi la lumière nous paroït plus ou moinsvive, solvant la grandeur des secousses de la matièreéthérée.

$ 3 “ Enfin scion que les vibrations de l’air sontmultipliées avec plus ou moins de promtitude , l’oreille entend distérens tons, tels que la basse, ledessus, &c. par la même loi, scion que les vibrarions de la matière subtile sont répétées plus ou moinspromptement, l’œil voirie jaune, le rouge , & toutesles autres couleurs, qui sont les tons de la lumière.Plusieurs vibrations oppolées sc croisent & s’entre-coupent mutuellement dans l’air lans sc détruire ,même fans troubler Tordre de leur marche: c’estpour cela que dans un concert les accords d’uninstrument ne nous dérobent point ceux des autres.Avec la même netteté plusieurs vibrations de ma-tière íubtile nous peignent diverles couleurs 8c di-. vers objets ; elles sc rencontrent , elles s’cntre-coupent, 8c n’en vont pas moins à leur but.

ifT Voilà le grand avantage des petits tourbillons,:ils peuvent par leur fluidité transmettre différentesvibrations en differens lieux; annoncer d’un côté lerouge , 8c de l’autre le violet : comme l’air répanddes sons distingués à droite & à gauche , on n’en *

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pouvoit pas espérer autant des globules de Descartes ;leur dureté s’y opposoit absolument. ., ,

Le soleil- est la source de toutes cette lutriiefcles planètes ne font que sc renvoyer les unes ^autres , après l’avoir reçue de lui ; d’une planeTautre , il s’étend de longues traînées de ç Ul squi íe croisent , & fe traversent en musc. ‘h ,différentes. Font. Il est démontré par les echpJupiter, que c’est en vain que les sectateurs decartes ont prétendu que la lumière étoit instantaSon mouvement sc fait successivement , st u0 4d’ailleurs il soit très-rapide, la lumière venant a navec une vîteffe qui doit nous étonner. Elle empenviron sept minutes à palier du soleil juíqu a uNewton, trad.

Des particules de matière infiniment den *& presque infiniment petites, que les corps 1neux envoient en ligne droite avec une vlte “5jcompréhensible, voilà à-peu-près Tidée que les ytoniens sc forment de la lumière. Tl est evid el l ’

usc s

difent-ils , que la lumière est composée de part lCI ^presque infiniment petites , puisqu’elle s’insi'j^ ìtravers les pores du verre , qui est impénétrafi eT air que nous respirons. Il n’est pas moins évident Qle mouvement de la lumière est un mouvement ^ligne droite , puiíque dans une chambre obscure^il ne sc trouve que deux petits trous parfaite 111 ^correípondans , Tun à la fenêtre , Tautre à la P° [ eTon voit un rayon du soleil entrer par l’ouvet ^pratiquée à la fenêtre, & sortir par celle que 1 0fait à la porte , fans éclairer T intérieur de la ch atl1 ,Enfin il est évident que la vîteffe de la lumiefl ^pour ainsi dire incompréhensible , puilqu’il eumontré par les expériences qu elle parcourt £l1 > £minutes environ 66 misions de lieues. On ne £pas être surpris de certe vitesse incroyable , 11 hfait attention qu’on doit Tattribuer à la terrible £ltvescence qui régné dans le soin du soleil. -f e

fssF La difficulté la plus apparente que Ton P u ffaire contre ce íystême , consiste à dire q uecette émission ou émanation continuelle des ^pufcules lumineux , qui doivent remplir toi lS ^points sensibles de Tunivers ( f^oyeç Émissi 0 ^ 1 }Émanation ) le soleil auroit perdu depuis long tCl }ía substance. Cependant , malgré toutes fes p eC £jril est le même aujourd’hui qu’il étoit au com 111 .^cernent du monde. La lumière ne sc fait donc p°par émission.

ifT On peut répondre que si c’est à des corps o£ .qu es, comme les planètes du premier & du leçondre, que le soleil envoie fa lumière , cette même l ^ 1

âpres - , J;

sc rendra enfin dans i’atmosphcre solaire. $ l c 1^5•des corps lumineux, tels que les étoiles fixes, ° e çç,ci à leur tour envoient de leur lumière au í° icl j 0)] tcommerce rend nulle la dissipation de fabifo IlcCparlent les Cartésiens. « ,,

J’appelle lupiièrc simple, homogène 8cs níl \^ eS -,

différentes féffexions, d’une planète à

celle dont les rayons sont également rétrauS 1 ^-|i v& j’appelle lumière composée , hétérogène

fiscs ss

iù

milaire , celle qui a des rayons plus Téfrang 1 ^^.,uns que les autres. J’appelle la première , jj e [ehomogène, non que je veuille assurer qui

soit à tous égards, mais parce que les , c0i yconviennent par rapport à leur réfrangrb 111 , 'viennent du moins dans les autres proprsctcs-^^

Les rayons de lumière qui diffèrent en

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diffèrent auffi en degrés de réfrangibihté* a sc-du soleil est composée de rayons difscremu 1 ^frangibles. La lumière du soleil est corn ^ n ,,s q 111

& l£S ’ïiS P'“ s

rayons différens , en réíiexibilité ,font plus réfrangibles que les autres , lonr . o p” o íitÍ0 llS 'réflcxibles. Ce íont les trois premières P ro F mique M. Newton prouve dans son Opt lC ss e ^ I ;p.A c-grand nombre de belles expériences, foyc-ttxon , Réfrangible et Réfrangibilit • £S pfiysi ■Lumière septentrionale , que q lie ^ Tsiryf? cCciens confondent avec Taurore borea c- ^ te mps »mot ). Celle-ci ne paroît que de temP