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S^He-Ià au contraire est un phénomène journalier,yans u ne relation du Groënland nous lisons' queans ces contrées il se leve pendant tout Hayveruneç'viere avec la nuit, qui éclaire tout le pays , comme1 à lune étoit au plein. Plus la nuit est obscure,P Us cette lumière luit. Elle fait son cours du côté„ nord. Elle ressemble à un feu volant, Sc elle?^tend en l’air comme une longue & haute paliflade.
passe d’un lieu à un autre avec une légèreté &Ull e promptitude inconcevable. Elle dure toute lajuit, Sc elle s’évanouit avec le soleil levant. M. de^airan nous assure que Pair grossier que I on res-pire dans les pays près du pôle arctique, & lesglaces qui se trouvent dans ces contrées, font très-Propres à réfléchir les rayons de lumière , & àCa user une clarté que les habitans du pays nomment
septentrionale.
. Lumière Zodiacale. M. de Mairan appellea,, isi une clarté ou une blancheur assez semblableà celle de la voie lactée que l’on apperçoit dansE ciel en certains temps de l’année, après le cou-cher du soleil ou avant son lever , en forme de*sece ou de pyramide le long du zodiaque , oùe Ue est toujours renfermée par so pointe 8c par sonf Xe , Sc appuyée obliquement fur l’horison par fabsse. L’atmofphère solaire ( voye% ce mot) est lasersse de ce phénomène lumineux, que l’on avoir*ait entrer fans raison dans la clafle des météores.
. M. de Mairan remarque que plusieurs des^constances qui ont été cause qu’on a connu sitar d la lumière zodiacale, ou qu’on l’a confondueay ec quelques autres apparences célestes, peuventer >core souvent nous empêcher de l’appercevoir. SaPosition oblique 8c peu éloignée du plan de l’é-c siptique, ne nous permet guère de la voir distinc-seseent, Sc alfez élevée fur l’horison, que quelquejf ni ps après le coucher du soleil vers la fin de‘hiver Sc dans le printemps, ou avant le lever en^tomne Sc vers le commencement de l’hiver.Jr e plus , dit M. de Mairan , un crépuscule tropset sempêche de se montrer , 8c un trop grandclair de lune la fait disparoître : la première deCes raisons nous la cache pendant l’été , & la sc-si° n de, une grande partie de l’année , dans quelquea ifon que l’on se trouve. Foye\ M. de Mairan.‘setiiE f e dit aussi de toutes les autres clartés íub-Unaires, tant de celles qui viennent du feu , dea siamme, des chandelles, des flambeaux, que dequelques autres corps naturels ou artificiels , commese ver luisant, so bois pourri, le poiflon gâté, lesVeux de chat , 8cc. Lumen , fax lucida. La pierreoe Boulogne , le phosphore, imbibent la lumièrele jour, 8c la rendent dans l’obscurité. La lumièrey,v e & forte des corps lumineux les fait toujoursWroître blancs. C’est une condition nécessaire à lasKière pour paraître bleue , d’être discontinuée.v - ln si la flamme du soufre Sc celle de l’esprit dej lla sont bleues. Le bois pourri, les vers luisons,, es écaillés de quelques poissons de mer , jettentsus lurrll ' eres stui tirent sur le bleu, à cause de laQ oulité des exhalaisons de quelques, sels volatils,c u de quelques matières sulfurées qui en sortent;Çe n’est pas une matière allumée, puisque l’eau^éteint point, qu’elle ne se consume point, ScLu i n>a aucune chaleur sensible.t ^E, se prend quelquefois pour la vie, pour le1 o ^ S - st u on jouit de la lumière du jour. Vìta. Etla / âsi poétiquement, Dès qu’il commence à voira u rnière ; pour dire , Dès qu’il est né : Sc qu’ilP°U rT l umierz ’ qtt’il est privé de la lumière ;d e i dire , qu’il est mort. Jouissez des avantages0 n 3 lumière, tant qu’il vous fera permis. S. EvR.e n [ u presque en ce sens, Mettre un Ouvrager e . míer e , edere in lucem , lui faire voir la lumiè-Publi P ° Ur dire , lui faire voir le jour , le rendred es r? ' en ces derniers temps on nc le dit quequi 1Vres .imprimés; autrefois on le diíoit de ceuxcouroient en manuscrit.
Tome V.
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Sitôt que Chapelain met un Livre en lumière ,Chaque Lecteur d’abord lui devient un Linière. Bon,.
Lumière se dit aussi d’une petite ouverture par oùle feu, la lumière , ou l’air peuvent passer. Rima ,feneflra. La lumière d’un canon , d’un mousquet,ou autre arme à feu, est un trou proche de laculalíè, qui répond à leur charge , où l’on metl’amorce pour le tirer. On encloue les canons enfourrant un clou à force dans la lumière. Nettoyerla lumière d’un canon.
La lumière des tuyaux d’orgue , est le troU par oùentre le vent. Os. Celle des flûtes Sc hautbois,est le trou qui est près du côté par où on les em-bouche.
La lumière des instrumens astronomiques, est un pe-tit trou , une pedte fente qu’on fait dans les an-neaux , ou pinnules qui servent aux observationsmathématiques , Sc qui admettent un petit rayonde lumière ; c’est l’endroit par où l’on regarde l’objet.Oculus , ocellus.
En termes de Mécanique , lumière est l’ouverturedans laquelle entre le mamelon d’un treuil , oud’un cylindre , où il est suspendu, & où il tourne.Foramen.
Lumière de pompe. C’est l’ouverture qui est à côtéde la pompe, Sc par laquelle l’eau sort pour en-trer dans la manche.
Lumière, en terme de Marine, se dit des trous, ca-naux , ou égouts par où l’eau coule dans la femine ,ou à la pompe , qui regnent à fond de cale, depoupe , en proue, sous les varangues , à côté dela carlingue. On les appelle aussi bitonnières , ouanguilliers.
A? Lumière, en terme de Peinture, fe dit, nonde la lumière considérée en elle-même , mais deLimitation de ses effets représentés dans un tableau.Ainsi l’on dit, une belle distribution , une belleéconomie de lumière ; des lumières bien entendues,bien ménagées dans un tableau , c est a dire, queles endroits qui doivent paraître plus éclairés queles autres, y sont bien touchés. Le grand art con-siste à éclairer toutes les parties d’un tableau selonles distérents degtés de lumière. ( Voyez JoursSc Clairs. ) Il y a une lumière naturelle , telleque celle du soleil ; Sc une artificielle , telle quecelle d’un corps enflammé : une lumière directe,8c une de réflet. ( Voye\ Reflet : ) une lumièreprincipale, & une accidentelle, comme celle quientrerait par une porte , par une lucarne. La lu-mière accidentelle doit être subordonnée à la lumièreprincipale en étendue Sc en vivacité. Les objetséclairés doivent participer à la nature des corpslumineux qui les éclairent.
§CF Lumière sc dit dans un sens figuré, pour intel-ligence , connoiílance , clarté d’eíprit ; Sc Rappli-que aussi à tout ce qui éclaire l’esprit. Ainsi l’ondit, la lumière naturelle, la lumière de la Foi, dela Grâce , de l’Evangile. Les lumières de la Foi Scde l’Evangile ont dissipé les tenebres Sc l’aveugle-ment du genre humain. Si la raison est une lu-mière trompeuse Sc infidèle , nous sommes réduità agir sons principe certain. Les payens n ontconnu Dieu que par la lumière naturelle ; U sont abusé de leurs lumières , des connoissancesqu’ils avoient acquises par l’érude. La morale nefait que retracer dans í’homme tout ce que lalumière naturelle la plus epuree lui pouvoir dic-ter , avant que les passions y enflent apporté Jetrouble Sc la confusion. Le P. Lamy. Il sort dumilieu des ténèbres & des nuages que forment sespassions, une lumière importune, qui lui découvrejusqu’aux plus sombres replis de son aine. Fl. Plu-sieurs preuves entassées les Unes fur les autres, sontcomme plusieurs rayons qui forment ensemble uncorps de lumière , auquel il n’est pas possible derésister. Cl. On peut avoir beaucoup de lumièresdans l’esprit, sons avoir beaucoup de vertu. S. Réal.
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