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jet lumineux contient en soi la lumière, comme leoleil & le feu ; 8 c l’objet éclairé la reçoit, commeesccj-ps opaques qui la réfléchissent.n ,7 e mot est souvent employé au figuré. .Appliquéa 1 esprit, 8 c aux ouvrages d’esprit, il désigne quel-chose d’élevé, de sublime, rempli de grandes^°nnoiísances. En matière de Sciences on le dit auflìj: un principe qui répand une grande clarté, 8 c® 0sl t on tire quantité de belles connoiíïànccs. LesP e nsées de M. Pascal ne pouvoient être ni plus so-,c *es , ni plus lumineuses. Bail. Le véritable Ora-^Ur n’orne son discours que de vérités lumineuses , quesentimens nobles, que d’exprelsions fortes &Proportionnées à ce qu’il tâche d’inspirer. Fenelon.Toutes les vérités deviennent plus lumineuses lesu nes par les autres. Fontenelle. Un principe fé-c °nd 8 c lumineux.
Colonne lumineuse , c’est une colonne faite d’unc nassis cylindrique , couvert de papier huilé, ou deBazerouge, ensorte qu’ayant au dedans des lumièresPar étages, elle paroit toute de feu. Cette colonne^fait auffi par divers rangs de bougies en ligne spi-
^■VMiNIER. s. m. C’est ainsi que dans la CoutumeAuvergne on appelle ceux qu’on nomme ailleursMarguilliers. Luminarìus. On les nommoit Lumì-]^. ers > parce qu’ils avoient foin du luminaire. Voye^Ou Cange, dans son Gloflàire. Dans la balle La^siité on a appelé Luminarix Ecclesarum , l’GEuvre, ,ou l a Fabrique des Églises.
MSA, LOMSA. Nom d’une petite ville avec Châ-^'lenie. Lumsa. Elle est dans le Palatinat de Czers*°, en Pologne , fur la rivière de Narew , à vingt-lieues de la ville de Bielslco , vers le couchant.^Ut y.
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^Net L’AUTRE, L’UN SUR L’AUTRE.utsy- Un.
.™A. Nom d’un Bourg d’Eípagne. Luna. Il est dansRoyaume d’Arragon, à huit lieues de Saragoíle,Ve ts le nord. On y met communément l’anciennev, Ue des Vascons , nommée Forum Gallorum ; quoi-S Ue Zurita la mette à Gurréa , bourg du même^°yaume, situé fur le Galléco, à cinq lieues dei atagoflè, vers le nord. Maty.
NA Disxructa. Nom de lieu. Luna. Luna dejlrucla.^ e toit anciennement une ville de la Toscane. OnJ-ti trouve les ruines dans les terres de Gènes , à l’em-j>“Quchure de la Magra. Maty.
.^AIRE». adj. m. 8 c f. Lunaris. Qui appartient àRane. Les mois lunaires périodiques ne font que dejours sept heures, & quelques minutes. Les mois, Un aires fynodiques moyens font de 19 jours &l ertl j, 8 c de quelques minutes par delà ; les annéespaires font de 3 54 jours , ou de douze mois syno-^Ues. Dans l’antiquité la plus reculée , l’année dec Ute s les nations étoit lunaire. La variété du cours dette planète étant plus fréquente , 8 c par consé-jJ Cnt mieux observée, elle étoit plus connue auxtînmes. Les Romains ont réglé en partie leurs an-^ es , Par la lune jusqu’à César. On fait des cadransx^ aires , où l’on voit quelle heure il est par le^°yçn de la lune. Chez les Juifs les mois étoientCQ Qlres - Quelques Rabbins prétendent qu’on nedu *P tQ it le commencement du mois lunaire , que0ll ,^ment que la lune commençoit à paroître , 8 cdéc ^ av °si une loi qui obligeoit celui qui l’avoitSén° UVCi:te P rcm * er - à. en venir donner avis aué to ^ tj dont le Président prononçoit que le moisp ac j C ° 1T macncé ; 8 c on en donnoit avis au peupletag ne es seux , qu’on envoyoit allumer fur des mon-Paroît ^ at ^ es uoutiets. Cela est impraticable, 8 cCycle U ft Conte fait à plaisir. Cycle lunaire. Voyez^térêts*/^ Lunaison. On appelle dans le Levanttioi ìs nc ir f a . lres - Rs intérêts usuraires que les na-Tm-cj hretie nnes payent aux Juifs chaque lune ( lesl'arg e ^° m P ten t par lune, 8 c non par mois ), pourpelles empruntent d’eux.
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Lunaire, f. £ C’est un nom qu’on donne à quelquesplantes que M. Tournefort met parmi les espècesd’ofmonde. La lunaire , qu’on appelle osmonda fo-
' Us lunatis , 8 c C. Bauhin, lunaria racemosa minor
' 6* vulgaris 3 est une petite plante , haute environ
comme la main : elle poulie une queue grêle,ronde, liste , soutenant une seule feuille , épaille,découpée j ou diviíée d’un 8 c d’autre côté en qua-tre , ou cinq , ou six , ou sept parties fur un mêmecôté ; chacune de ses parties est arrondie, 8 c forméeen croilîant, ou en lune. Il fort de cette queue unpédicule tendre, & rempli de suc, qui soutient ensa sommité des grappes, ou bouquets , dans lesquelsles fruits naissent. Chaque grappe est composée d’unamas de coques sphériques 8 c membraneuses, quis’ouvrent chacune comme une boîte à savonnette endeux parties, & répandent quelques semences oblon-gues. La lunaire n’a point de fleurs. Elle est astrin-gente , 8 c propre pour arrêter les dysenteries, lesflux de menstrues & d’hémorrhoïdes, 8 c pour dessé-cher les ulcères. On l’a ainsi appelée , parce queses feuilles ont la figure d’un croiílànt, ou d’unedemi lune.
Lunaire , est auffi une plante 3 dont M. Tournefort aétabli un genre fous le nom de lunaria. Ses fleurslont à quatre feuilles disposées en croix, - le calicepousse du fond un pistil, qui, lorsque la fleur estpaíîée, devient un fruit très-aplati, semblable à unesilique plus ou moins étroite. Ce fruit est composéde trois peaux, dont celle du milieu est un châssiscouvert d’une membrane, fur le bord duquel fontappliqués 8 c comme collés parallèlement , deuxpanneaux. On trouve entre ces panneaux & lechâssis quelques semences, de la figure d’un petitrein, élevées en lentille, 8 c dont les bords font dé*liés. Voye-[ Elem. Botan. iS 7.
En termes d’Anaromie , Lunaire , se dit de quel-ques cartilages. Lunaris. L'apophyse de la partiesupérieure du tibia , a deux cavités à ses côtés , quireçoivent les têtes du fémur, 8 c la profondeur dechacune de ses cavités est augmentée par un carti-lage lunaire , qui , quoiqu’il soit attaché par desligamens, ne lailíe pas d’être mobile, parce qu’ilest mou , glissant, 8 c abreuvé d’une humeur gluan-te ; ce cartilage lunaire est épais au bord, & déliévers le centre ; c’est ce qui lui a fait donner le nomde lunaire. Dionis.
La Pierre Lunaire. Voye\ SélÉnite , c’est la mê-me chose.
LUNAISON, s. f. Menftruus Iunx cursus. Révolutionde la lune qui se fait dans un mois. fjCF Espace detemps compris entre deux nouvelles lunes con-sécutives. C’est la même chose que le mois syno-dique , qui est de 19 jours, 12 heures & quelquesminutes. Voye\ au mot Lune la raison de la diffé-rence des mois fynodiques 8 c périodiques. LesAstrologues disent lunation. Au bout de 19 ans lesmêmes lunaisons arrivent, & reviennent au mêmejour , mais non pas précisément au même point , ils’en faut une heure 8 c 27 minutes, 33 secondes.C’est ce qui a trompé les Anciens, sc leur avoit faitcroire l’usage du nombre d’or plus sûr & plus infail-lible qu’il n’est. On a trouvé depuis qu au bout de312 ans sc demi , les lunaisons avançoient d’un jourvers le commencement du mois ; ensorte que lors-qu’on voulut réformer le calendrier, les lunaisonsarrivoient dans le ciel quatre ou cinq jours plutôtqu’elles n’étoient marquées par le nombre d’or:pour remédier à cela, on se sert maintenant ducycle perpétuel des Epaéfes. On prend 19 Epactes,qui répondent au cycle de 19 ans , 8 c lorsqu’aubout de 300 ans la lune a avancé d’un jour, onprend 29 autres Epaótes, ce qu’on fait aussi, lors-que par l’omission d’un jour intercalaire qui se faittrois fois en 400 ans , on remet le calendrier d'ac--cord avec le sçsteil. On a réglé de ne changer l’indicedes Epactes qu’au bout des siècles, lorifqu’il en estbesoin , à cause de la métemptose, ou proemptose ,c’est-à-dire, de l’équation lunaire, ou de'l’équation