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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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Dès que la colère est: allumée, elle emporte l’ailie,Sc éteint la lumière de la ration. M. Esp. Le jene fais quoi de 1 amitié a plus de lumière que celuide l’amour , parce qu*il agit avec plus de calme.S. Evr. Les plus grands esprits ont des lumièresfort bornées. Nie. Ne précipitons rien ; aidons nousdes lumières de notre raison. S. Evr. Il y a desgens qui voient mal , à force de lumière. Mol.Quand on est appelé à enseigner les autres, il fautavoir des lumières qui aient de 1 éclat Sc de la vi-vacité. Le P. Mabillon. L’homme doit user deslumières que lui prête la raison. S. Evr. On dit ence sens, qu'un homme a peu de lumière , pourdire peu d’ouverture d’esprit ; qu'il a bien manquéde lumière , pour dire qu’il a fait une grolie faute.

Les Théologiens appellent lumière de gloire ,lumen gloris , un secours que Dieu donne auxâmes des Bienheureux, pour les fortifier 3 afin qu’el-lcs pustlent voir Dieu face à face , comme dit SaintPaul ; ou intuitivement , comme on parle dansl'Ecole : car fans ce secours , elles ne pourroientsoutenir la présence immédiate de Dieu. On ditcommunément que la lumière de gloire est un ac-cident absolu; elle est nécessaire pour former l’actede la vision intuitive. Les Théologiens en parlentdans le Traité de Dieu.

ÇjgT Lumière se dit encore pour éclaircissement, com-mencement de preuve, indice sur une affaire. In-dicium j indicatio. La connoistance d’un fait jettesouvent une grande lumière dans une affaire. Ontire de grandes lumières des pièces d’une procédure.Je n’ai encore aucune lumière fur l’astaire dontvous me parlez.

Lumière, est aussi un éloge figuré qu’on donne auxgrands hommes qui ont éclairé l’Église , ou excellédans les Sciences. Decus , ornamentum , lux. SaintAmbroise est une des grandes lumières de l’Église.S. Thomas est la lumière de l’Ecole. Albert le Grandest une des grandes lumières de son siècle.

Lumière , signifie encore au figuré , Éclat, feu, viva-cité. Il fort de vos yeux je ne fais quelle lumière sivive, qui fait qu’on vqus reconnoîtra toujours à uneclarté n brillante. Bouh. Dieu habite une lumièreinaccessible, qui éblouit , au lieu declairer, Sc qui,en nous faisant entrevoir sa grandeur, nous convincde notre foiblelîe. Ft.

On appelle absolument lumière , de la bougie, dela chandelle allumée. Apportez nous de la lumière.La salle étoit éclairée d’un grand nombre de lumières.Ac. Fr.

On dit proverbialement, que celui qui pèche fuitla lumière : qui malè agit , odit lucem , pour direqu’il craint qu’on le voie. Il ne faut pas cacher lalumière fous le boisseau : c’est un proverbe sacré,qui veut dire , qu’il faut employer les avantages queDieu nous a donnés pour le salut & l’édisication duprochain.

En termes de Philosophie hermétique, on ap-pelle le mercure des Sages j dunom de lumière , quiéclaire dans les ténèbres.

Lumières , en termes de Blason, se dit des^yeux decertains animaux qui font d’un email difiérent decelui de l’animal. Oculi , lumina. Un sanglier d’oraux lumières de gueules. Je n’ai vu ce mot employéque pour le sanglier , & le porc épie.

LUMIGNON, s. m. Bout de la mèche de la chandelle,bougie, ou lampe , qui est allumée. Ellychnii parsex tans. Les lampes à trois ou quatre becs ont autantde lumignons. On trouve dans la basse Latinité lici-nium , Sc licinum , pour ellychnium. Voyez lesA cl a Sanci. Aprïl. T. /, p. 321.

ìpT On le dit aussi de ce qui reste d’un bout de bou-gie ou de chandelle qui achève de brûler. La bou-gie va finir, il ne reste plus qu’un petit lumignon.Acad. Fr.

LUMINAIRE, f m. Qui répand de la lumière. Lu-minare. Dieu a cree deux grands luminaires ; le solest pour le jour , ôc la lune pour la nuit : ce qu’ilfaut entendre populairement; car la lune est un des

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plus petits luminaires du ciel. On les appelle g ra ^ sluminaires par rapport à la terre > parce qu ils 1 éclatrent plus que les autres planètes,fté? Ce terme consacré dans l’exemple dont on vientde parler, ne s’applique point aux autres corps narurels qui éclairent. , ,

C’est encore un terme collectif qui comp rencierges , les torches , les lampes, qu’on allume anles Églises pendant le service divin. E’usage des ‘■ff 11 ,-naires est très ancien dans l’Égliíè. S. Athanatc eplaint dans sa Lettre aux Orthodoxes, de ce q ueAriens avoient pris les cierges des Églises, P oUl ,brûler à l’honneur des idoles. S. Jérôme dit q u 011allumoit des cierges pour lire l’Evangile , même apte?que le soleil étoit levé. Eusébe rapporte un mu a 'cle accordé aux mérites de S. Narcillè , qui p r0tivel’usage des luminaires , & qu’on allumoit des l- irn 'pes dans les Églises. En une telle Fête il y avoir unbeau luminaire dans une telle Église. Dans les p 01 *'pes funèbres on fait des herses, des chapelles arde 11 'tes , qui consument bien du luminaire. Le Crieutdemande tant, pour avoir fourni le luminaire. E 11Espagne, les Grands donnent par galanterie un l u 'minaire à leurs Dames, il font la dépense d’un grau®luminaire dans quelques Églises. Entre plusieurs R fi 'glemens que fit pour le Service Divin S. Aldric,Evêque du Mans , l’an 840. dans un Synode de f 011Diocèse , celui du luminaire m’a paru le plus rC 'marquable. Il ordonne que dans fa Cathédrale il 1auroit toutes les nuits quinze lumières, dix d’huile>& cinq de cire, pendant Matines ; les Dimast"ches , trente d’huile, Sc cinq de cire ; Sc ainsi *proportion en augmentant, jufqu’aux Fêtes les pl uSsolennelles , qui en dévoient avoir au moins centquarre-vingt dix d’huile, Sc dix de cire. On p eUtjuger par cet exemple, comment les autres Églisecroient éclairées , Sc pourquoi dans les fondations &les donations qu’on leur faisoit, il est tant parlé J?luminaire. Fleur.y. On voie aussi par-là que le /«'minaire n’étoit pas pour la feule utilité , & poufpouvoir lire ce qu’on chantoit.

Les Astrologues appellent absolument le soleil SCla lune les luminaires j ôc lorqu’ils diíènr les lumini 1 'res du temps, c’est le soleil pour ceux qui sont ne*le jour, & la lune pour ceux qui sont nés la nuis'U est avantageux d’avoir les luminaires bien disposedans son thême généthliaque. Quand les Astrologue?trouvent les luminaires affligés dans une figure u a 'taie , ils en concluent que le sujet deviendra aveuglaOn dit proverbialement, qu’un homme a usé s° J1luminaire , qu’il a perdu son luminaire , quand "a perdu la vue, soit pat excès d’étude, ou de d e "hanche.

Un caroffe sexagénaire

D’abord s’offre à mon luminaire ,

A te lé de six chevaux blancs. R.

Il n’y a que les Poètes qui se servent de ce í°° cdans le style Marotique. , , -

LUMINEUX, EUSE. adj. Lucens , lucidus. Qui eci^re, qui répand, qui jette de la lumière. L’air Rnous respirons n’est pas la matière par laquellecorps lumineux transmettent leur activité. R ^faut un véhicule, ou un sujet beaucoup pl USHuygens. Leíoleilest le plus lumineux de tousastres.

J'appelle proprement un corps lumineux

celut

Bern.^-^/ ^ lumière est comme dans sa source,à pronrëi-np Une ^ es outres planètes, ne font pas,qu'dlé ' , P ' 1 . l cr • cor F s lumineux. Id. pars

Je í"e“ le "ses 'T d “ ^

nombre ^ principalement la staminé, au

tanrin assiég eo / r PS ]J Umineux ; ÍD ' Pendant T !e Con £lummeu& Ua Maxence àns Rome , une croix

avec niTP - *-P an ? ten l’air devant tour le monde,

Bossuet Jn ^ cn P c i° n R U1 lui promenoir la victoire.

Ainsi lumineux Sc éclairé différent en ce q»e Lob-