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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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pour Pan , mais par les amis de César, & en sonhonneur ; car il souffrit, dit il , qu’on lui décernâtles honneurs qui font au dellus de l’homme : unsiège d’or dans le Sénat 8c fur le Tribunal ; un bran-card aux jeux du Cirque, des temples, des autels,des statues auprès de celles des dieux, un carreau ,une flamine , des Luperqu.es , 8c qu il y eût un moisqui portât son nom. Du reste , Voye £ Lupercal ,8c Lupercales. Un honnête homme ne pouvoir êtreLuperque. Cicéron reproche à Antoine de Lavoirété , dans ía seconde Philippique, 8c dans sonOraison pour Cœlius, il traite le Corps des Luper-qucs de société agreste , instituée avant Lhumanité8c les loix, c’est-à-dire , avant que les hommessussent humanisés 8c policés.

LUPIFÈRE. f. m. Nom d’OíKce, Porte loup. Lupifer.Pierre le Diacre, dans fa Chronique du Mont Cas-sis!, L. IV, c. 3 j. met des Lupifères au nombre deceux qui portent les étendards de l’Eglile de Rome.

Ce mot vient de Lupus , loup; 8c fero , je porte.Apparemment qu’il y avoir une figure de loup furl’étendard qu’ils portoient, ou qu’il s’appeloit loup ,lupus.

LUPIN. f. m. Plante dont il y aplusieurs espèces. Lu-pinum , lupinus. Celle que C. Bauhin appelle lupinussativus flore albo , poulie une tige à la hauteurde deux pieds , médiocrement grolle , ronde ,droite , revêtue de feuilles rangées en main ouverte ,divisées chacune en sept ou huit parties oblongues,étroites, de couleur de vert-demer en-delíus, blan-châtres & lanugineuses en-delsous. Ses fleurs nais-sent aux sommités de La tige & des rameaux ; ellesfont légumineuses , blanches , soutenues chacunefur ion calice fait en godet dentelé. Lorsque ces fleursfont padées, il leur succède des gousses plates, composées de deux colles qui renferment cinq ou six se-mences presque rondes, aplaties, plus grosses quedes -pois, dures , blanches en dehors , jaunes , endedans, d’un goût amer. Sa racine est dure & blan-che.

Ce mot vient de lupus , loup, parce, dit-on , quele lupin dévore la terre où il est cultivé ; ainsi quele loup dévore les animaux qu’il peut attraper.

Lupin se dit aulîì de la semence du lupin , laquelleest en usage en Médecine. On en fait une décoc-tion, qui étant bue, chasse les vers du corps ; &si on l’applique extérieurement, elle guérit les dar-tres, la gratelle, les démangeaisons. On en fait auiìide la farine qu’on emploie dans les cataplasmespour amollir, pour résoudre, pour digérer.

| Ì 3 " Lupinus peregrinus major , vel villosus cttruleusmajor. Cette espèce que l’on croit venir des Indes ,réussit bien en France ; elle est annuelle. Sa tigegrosse , ferme , cannelée , haute de trois à quatrepieds , couverte d’un duvet tirant fur le brun, sedivise par en haut en plusieurs branches où fontdes feuilles découpées en main-ouverte, composéesde neuf ou onze lobes velus, étroits à leur base,s’élargissant ensuite par degres , 8c arrondis à leurextrémité supérieure. Les fleurs grandes, d’un beaubleu , forment des épis verticilles a 1 extrémité desbranches. Il leur succède desíìiiques, dans lelquel- íles on trouve trois larges semences rudes Sc d’unrouge brun. ,

$CT Le lupin rose ne diffère de celui-là que par lacouleur.

§ 3 " Il y a encore un lupin qui vient fans culture.Lupinus Çylvefiris flore luteo. Tous les lupins fontun allez bel effet dans les jardins pendant qu’ils fonten fleur, sut-tout le lupin à fleur jaune à cause deson odeur.

(pV Les Comédiens 8c les Joueurs à Rome se ser-voient quelquefois de graines de lupins au lieu d’ar-gent. Cette monnoie fictive n’avoit cours qu’entreeux. Nec tamen ignorat quid diflent <zra lupinis. Ilfait la différence qu’il y a entre le bon argent 8c lafauíïè monnoie , entre les gens de bien & les fri-pons, entre les honnêtes gens 8c la canaille.

LUPIN AIRE, f. m. Marchand de Lupins. Lupinarius.

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j Lampridius, dans la vie d’Alexandre Sévère , ditque cet Empereur fit des corps de tous les métiers ;Sc il nomme entre autres les Lupinaires. Cepen-dant , comme on ne trouve point qu’il soit parieailleurs des Lupinaires , Cafaubon dans íes Notesfur cet endroit , doute s’il ne faut pas lire Popi-nariorum, au lieu de Lupinariorum. Cabaretiers, aulieu de Lupinaires.

LUPO-GLAVO. Nom d’une perite ville de ristbe.Lupolianum. Elle est située vers les montagnes déliaVena, à six lieues de S. Vert, vers le couchant. Esteappartient à la Maison d'Autriche. Mat y.LUQUOISES, f. f. pi. Etoffes de soie imitées cuFrance fur celles qui íe fabriquoient à Luques.

L U R.

EURE. Nom d’un bourg avec une Abbaye céleste.Ludera , Luter a , Ludra , Lutra , Lutrenfe monafl e 'rium. II est dans la Franche Comté , près de LoU'gu° n j à huit lieues de la ville de Montbéliart, ducôté du couchant. Maty. Hadr. Val. Notitia Gall-p. 30p. L’Abbaye de Lure , Ordre de S. Benoît,vers la ville de Manosque, fut fondée par des p 3r "riculiers ; & la fondation en fut consirmée par Goà'laume VI e , Comte de Forcalquier , vers l’an 1 1% 0 ’Bouche , Hifl. de Prov. T. II. p. 118 & i^ 7 ‘Nostradamus dit qu’elle fut fondée en ripi. P 3 !le Comte Guillaume, mais il fe trompe. ImhoffNou Imperii , L. III. c. XXVI. 3. prétend qu estea été bâtie par la Reine Bcrhtilde, & enrichie P aíle Roi Clotaire,

LURI. Nom d’un ancien bourg de File de Corse. í- u 'rinum. Il est entre la pointe du Cap Corse , & l eSvilles de Bastia 8c de S. Fiorenío. Maty.

LURIA. Voye\ Lauria.

LURY. Petite ville de France , dans le Berri, à so' lieues de Bourges.

L U S.

LUSACE. Province ff Allemagne, bornée au midi p" {la Boljème propre , au levant par la Silésie , 311nord par le Marquisat de Brandebourg, 8c au co&chant par le Duché de Saxe 8c par la Mi soie. í u 'satia. Ce pays a environ trente lieues de long, &seize de large. Il est sort fertile en grains, & oílle ,divise en deux parties. La hau tc-Lusace est 3lJmidi, vers les sources de la Sprehe. Ses.lieuxcipaux four Gorlitz capitale , Bautzen , Zitcarv' cCamens. La balle -Lùsace est vers le nord : on y| Soraw capitale , Guben, Lubcn , Sprehenberg ^

I Cotbus ; ce pays a titre de Marquisat ; il appfl cC '

, noir autrefois au Marquis de Misso c : il fut uni 3

Royaume de Bohème l’an 13;;. Enfin, l’Empeï eUFerdinand II. !e donna l’an i6zi. à Jean-Geotg e 'Electeur de Saxe , 8c Marquis de Misnie, en re 'connoiísance des services qu’il lui avoir rendus ^Silésie, comme dit Heis , 8c en payement de Wmillions qu’il avoir dépensé pour son servicela guerre de Bohème: mais les Ducs de Saxe p° ^dent ce pays en qualité de fief du Royaun ieBohème. „

La Lusace , que les Allemans nomment ^ aU s S e netoit autrefois habitée par les Sclavons ; m 3lS 1furent chastes par les Saxons , qui l’oeeupLukcore. Heis, Hifl. de VEmpire, L. VI. c - . jy,pereur Henri I. L érigea en Marquisat, 8c , ( n *j] e nr1 annexa à la Bohème. In. Les Allemans 1 3 PP ^ ontDie séchs Statte, qui veut dire les fix v '^ eS -’ e fc lala Lusace est composée; savoir, Gorlitz» fl 11 *capitale, Bautsen, Zitraw, Cnniits, Luben eben. Id. sìta é

LUSARCHE. Bon bourg de l’île de E líl p C so’ , dudans la France propre , à six lieues de 3cote du nord. Lusraca , Usarchia. Mat’ 1 • £hâ!ÍeLUSEAU , f. m. Lieu où l’on met les lTiotrde Sain r. Lat. Feretrum. De locellus p° uVoyez Du Cange. Ménage, Dicl. Etyrft*