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Par maHeorum tegumenta , açipo» , signifie la chevilledu pied. j 8c non pas ie talon.
UNUS. si m. Terme de Mythologie. Nom d’unedivinité payenne. Lunus. Le dieu Lunus étoit le dieude Charan, ou Chaires, dans la Mésopotamie. C’est^partien, dans la vie de Caracalle, qui nousTap-P re nd. íl ajoute que le dieu Lunus n étoit autrepue la Lune ; que ceux qui en íaisioient une divinitéuaale, l’appeloient Lunus , 8c ceux qui en faiíoientUne divinité femelle, Luna ; que les plus habilesdiíòient que quiconque donnoit le genre féminin àcette divinité, étoit toute sia vie sujet & soumis auxfemmes : & qu’au contraire , ceux qui la faisioicntUiâle j étoient les maîtres dans leur ménage, & avoientb empire fur leurs femmes ; que c’est dans cette pen-sée que les habitans de Chartes faisioient un dieude la Lune , & le nommoient Lunus ; que les É-Syptiens & les Grecs en avoient la même idée; ScPue quoiqu ils lui donnassent un nom féminin dansleurs mystères , ils la prenoient pour un dieu. Dansplusieurs Langues de POrient, la Lune a un nommasculi n j en d’autres un féminin, en quelques-Uncs , comme en Hébreu, elle en a deux ,! un masi-culin & un féminin. De-là vient que les uns en° nt fait un dieu, les autres une décile, 8c quel-Pues uns une divinité Hermaphrodite. Foyc £ Sau-1Tl aisc fur fendrait de Spartien , dont nous avonsParlé, Hist. Aug. p- 264. C. fur Trebellius Pol-hon, p. 280. D. 8c fur Vopiscus, p. 370 , col. /.î’ 2. Et M. Spon , Recherch. Cur. d’Antq. III.
ïjscrt. p. 62 , 63. Tristan a trouvé fur une mé-mille d’Adrien une sigure qu’il prétend être celle duLunus. C’est un homme debout, qui de la main8 a uche s’appuie fur une javeline, ou fur un épieu.
* porte un bonnet à l’Arménienne fur fa tête, & aí n croistant par derrière qui élève ses pointes au def-Us ^ de fes épaules. De la main droite il tient unepatère. Sur les médailles frappées en Carie, en Phry-à 8c en piiidie, le dieu Lunus est souvent repré-senté fous la forme d’un jeune homme , ayant furlalete un chapeau à la Phrygienne, & un croissantfur le dos , portant de la main droite une bride , &* 1 ? la gauche un flambeau. Le dieu Lunus fur les mé-árilles est distingué par le croillànt qu’il porte fur lesc paules, par le bonnet d’Arménien qui lui couvre latete , 8c par un coq qu’on met auprès de lui , parce^u? Latoné , mère de Diane , avoir fait d u coq sonoileau favori, depuis qu’il lui avoit été d’un grandsecours à fes couches. P. Jobert. Cela montre queDiane ou la Lune & le dieu Lunus font la mêmedivinité.
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llJ PADl, ULUBAT. Petite ville de 1 a Natolie.pro-
nvm Cn ^ e * ^°P a ^ Lum > Apollonia. Elle est autdi de la ville de Burfe , fur 1 a rivière de Lupodi ,Va fc décharger dans 1 a mer de Marmara , à Pa-^un , 8c qui est la même que les Anciens nom-Rhindacus. Maty.
ANNA. île de la mer Adriatique, dans l’Etat deP e tite République de Ragufe , proche de l’île def-Dp ' e ^ e a un port astez grand & aflez sûr.p ANEO, si m. C’est le nom que les habitans denie U donnciu au serpent qui séduisit la première fem-111 * ^?P ant0 - Ces peuples ont une tradition très-les ^ UCe de ubàte du premier homme. Il n’y a queta de changés. Fernand Mendez Pinto la
a Pt> °s te ^ ans f es voyages, pag. 33. 8c dit savoirion o e A d > Ptétre du pays. P. Fauner l’a copié dansde la Théologie des Gentils , c. VIL. au
Elfes-
f°§ie Isj * ° U FUPERQUE. f. f. Terme de Mytho-d’une déelle chez les R-omains. Luperca.
lUp ERCAr T L °m VE ' m
ivir. t f. m. Nom d u;
m e . p
un lieu de l’ancienne Ro-
^ n \ íu P er cal. Ce lieu étoit fous le mont Palatin ,Cat ?. Ue Ferrarius le place au pied du mont Aventin.S e . en faut plutôt croire les Anciens, Tite-Live ,1Us > &c. Le Lupercal étoit consacré au dieu Pan.
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C’étoit là que les Luperques fes Prêtres lui faiíoientleurs íacriiices.
Servius , fur le VIII e L. de l’Enéide, v. 342.dit j qu’au pied du mont Palatin il y avoit nue grottedans laquelle on íaifoit un sacrifice d’un bouc, decapro luebatur ; id efi , sacrificabatur 3 8c que quel-ques- uns croient que c’étoit de-là que ce lieu fur ap-pelé Lupercal. D autres difoienr que c’étoit parceque la louve avoir alaité Romulus 8c Rémus en celieu : mais , ajoute-t il, le sentiment le plus vrai-semblable est, que ce lieu fut ainsi appelé parce qu’ilétoit consacré à Pan , dieu de sArcadie, auquelle mont Lycée en Arcadie étoit aulîï consacré ; quecette montagne étoit ainsi nommée, parce que Pandéfend les brebis de k fureur des loups; qu’Évandte,qui étoit Arcadien , étant venu en Italie, il dédiade même un lieu au dieu de k patrie , 8c le nommaLupercal , parce que c’est par le secours de ce dieu,que les bestiaux font préservés des loups.
LUPERCALES, si f. pi. Terme de Mythologie. Fêtesinstituées dans l’ancienne Rome à l’honneur dePan. Lupercolia. Les Lupercales fe célébroient leiy des Calendes de Mars , c’est-à-dire , le 15 deFévrier , ou , comme dit Ovide, Faft. L. II. 1 stroisième jonr après les Ides. On croyoit qu ellesavoient été établies par Évandre. Foye% Lupercal,Tite Live, L. I, c. j. 8c Martial, L. IF. Ep. 28.Dès le matin de cette fête , les Luperques, ou Prê-tres de Pan, couraient tous nuds les rues de Rome,frappant d’une peau de chèvre les mains & le ventreaux femmes qu’ils rencontraient, 8c leur promet-tant la fécondité, & d’heureutes couches. La raisonqui faisoit qu’ils célébraient ces fêtes d’une manièresi peu décente, venoit de Romulus 8c de Rémus;car pendant qu’ils célébraient un jour Ces fêtes, desvoleurs profitèrent de l’occaiìon, 8c enlevèrentleurs troupeaux. Les deux frères 8c toute k jeunessequi étoit avec eux , s’en étant apperçus, mirent basleurs habits , pour courir plus aisément après ces vo-leurs , 8c les ayant atteint, leur enlevèrent leur bu-tin. Comme cela leur avoit réussi , 1 a coutume decélébrer ainsi les Lupercales prit de-là naiflànce, 8cs’établit. Les Lupercales s’aboliísoient du temps d’Au-guste, il les rétablit. Suet. c. 31. Elles durèrencjusques fous l’Émpereur Anastase, & le Roi Théo-doric. Denis d’Halicarnasse. L. I. Servius fur l’É-néide , L. FIII , F°.rs. 3^42 , & 663. Martial,Epigr. FUI. du L. IF. Varron , L. F. de ling.Lat. Tite-Live , L. L , c. /. Plutarque , dans kvie de Romulus , 8c dans celle d’Antoine, parlentdes Lupercales. Voyez encore J. Rosinus , Antiq.Rom. L. IF , c. 6. Valère Maxime,/.//, c. 11 ,n. p. 8c Plutarque n’en rapporte l’origine qu’à Ro-mulus & à Rémus. Le Pape Gélafe en parle aussidans fa Lettre à Andromachus. Baronius dit que lePape les abolit. Foye\ l’an 496. Consultez encoreles Observationes Fariorum sur Valère Maxime, 8cVossius, de Idol. L. IX 3 c. í4 • Natalis Cornés ,/. p. Mythol. c. p. appelle aussi Lupercales lesfêtes appelées Lycées par les Grecs. Foy. Lycées.
LUPERQUE. f. m. Nom que l’on donnoit autrefois àRome aux Prêtres du dieu Pan. Lupercus. Les Luper-ques étoient les plus anciens de tous les Prêtres del’ancienne Rome , ayant été institués long temps avantla fondation de Rome par Lvandre. Ils ctoient divi-sés en deux Collèges ou Compagnies , dont l’unes’appeloit les Fabius , & 1 autre les Quintilius ,03 " pour perpetuer la mémoire d un Fabius & d’unQuintilius , qui avoient ere les chefs, l’un du partide Romulus , & 1 autre du parti de Rémus. JulesCéíar en ajouta une troisième, qu’il nomma les Ju-les. On les nommoit en Latin Collegium Fabiorum ,Collegium Quintiliorum 8c Collegium Julìofum.L’institution de cette dernière Compagnie est appa-remment celle dont parle Suétone dans k vie deJules César, c. jó. 8c qui fut une des choses quirendit cet Empereur plus odieux. Il paraît mêmepat cet endroit de Suétone, que cette Compagniede Luperques ne fut point instituée par César , ni