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PÌstUes. Touïireil. C’est le Législateur des Lacédéioniens. Lacédémone, illustre par ses anciens Rois,av °it acquis un éclat íous Lycurgue , un de ces hom -mes nés pour gouverner les autres, & les morigé-Bon Roi , Sc du moins auíìì bon Legiilateur ,
" entreprit la réforme de son Etat, & commençaP ar celle des mœurs , qui feule peut maintenir l’or-dr e qu’elle établit. Il exécuta ion pian , & aprèsAvoir fait jurer ses Sujets qu’ils observeraient sesPoix , juíqu’à son retour , il se bannir à perpétuité.Déja pour les autoriser davantage, il avoir employéUn autre artisice , Sc fait accroire au peuple qu A-pollon les lui avoir dictées. On ne conçoit pas qu unPaycn , à la vérité, trop indulgent fur l’adultère Sc furle larcin , qu’il pardonne en certains cas, ait pû , danstout le reste, fi fort approcher de la Morale Chrétienne,
Sc quelquefois y atteindre. Tourreil. LycurgueAvoir bien compris que l’intelligence parfaire entre ,k peuple Sc le Souverain est la base Sc le fonde-ment de leur félicité réciproque. Id. HarpocrationPut le Rhéteur Lycurgue , petit-íìls du Légillateur dece nom. Le contraire se démontre par Piutarque,Mi dit que le grand père de ce Rhéteur étoit desEteobutades , autrement d’une ancienne race de vraisAthéniens, Sc vivoit sous les trente Tyrans, qui lefirent mourir. Piutarque dit dans la Vie de Lycur-gue , q ue j es Lacédémoniens le mirent au nombredes dieux. On lui éleva un Temple après \
sa morti 011 ordonna qu’on lui fît des Sacrificesanniversaires. Les fêtes qu’on célébrait en son hon-rieur furent appelées Llcurgées.
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, ou LYDDE. Petite ville de la Terre Sainte,sodée dans la Tribu d’Ephraïm , entre Jérusalem &d°ppé, à huit de la première , & à deux de ia der-rière. Lidda , Lydda , Diospolis. Maty. La villede Lydda , de la Tribu d’Éphraïm , est encore au-jourd’hui 'appelée des Arabes Lydde , c’est à-dire ,édifiée. Les Grecs la nomment AiosnoAis , c’est à-dire , Ville de Jupiter. Elle est située dans une gran-de plaine , distante de Ramatha d’une lieue , vers leseptentrion. C’étoit une des onze Toparchies , ouPrincipautés de la Terre-Sainte. Ce lieu est agréa-ble , tant pour fa situation , que pour le terroir 3qui est bon 8 c fécond , où on recueille abondancede coton. C’est à Lydda que Saint Pierre guérit leParalytique dont il est parlé au Ch. IX e des Actesdes Apôtres. Les Grecs y ont une Eglise dédiée àS. George. C’est un lieu de dévotion pour tous lesChrétiens de la Terre Sainte , parce qu’ils croientstue c’est en ce lieu que S. George fut martyrisé.Aujourd’hui Lydda n’est plus qu’un bourg. P. Ro-^er, Voyage de ìa Terre-Sainte. Quelques uns di-j e nt qu’on ia nomme Ruma. M. Réland dit queCs Arabes l’appellent Loddo , Sc il prétend que c’estso même chose que Lod. Lydde fut une des trois* °j 3 archies, que Démétrius, Roi de Syrie , dé-membra de la Samarie, pour les donner aux Juifs. I.Asoc/C XL. y\. Jof Antiq. L. XIV. c. 8 . Actius ,Evêque de Lydde , étoit au Concile de Nicée , & ysouscrivit.
ÏÛ ÍE. Nom d’une ancienne Province de l’Asie miu.eure. Lydia. Elle étoit bornée au midi par la Ca*. le , au couchant par l’Asie propre, au septentrion^ au levant par la Phrygie. On nomme aujourd’huiPays le Sarcan. D’autres mettent la Mœsie à ion| e Ptentrion , & la Phrygie seulement au levant. One re nfei-moit quelquefois dans l’Ionie , qu’elle avoirau midi. Après le sac de Troye, les Phrygiens s’y^tirèrent, & lui donnèrent le nom de Phrygie, et °it dans la Lydie qu’étoient ces fleuves si van| es Par les Poètes 3 le Caïstre , l’Herme & le PactoLVn Avant Lydus la Lydie s’appeloit Maranie.í^EN 3 ENNE. f. m. Sc f. Qui est de Lydieyydius , a . Les Lydiens avoient pris leur nom deydius, leur premier Roi , fils d’Athyes , Chef de laLumière des trois Dynasties qui ont régné en LydieTome V.
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ou plutôt de Lud , comme il paroît par Isaïe LXVI .
19. par Jérém. XLVI. 10. E^éch. XXVII. 10. &XXX. y. Les Lydiens écoient renommés dans lescombats pour l’agilité de leurs chars , & leur vires- 'fe. La Cavalerie Lydienne avoir auíìì de la réputa-tion. Les Lydiens venus en Italie furent ou palle-rent pour les Inventeurs du jeu, qui prit deux lenom de Ludus. D’anciens proverbes Grecs montrentqu’ils écoient fort décriés pour leur délicateílè dansla bonne chère , & leurs débauches. Les Lydiens por-roienr des pendans d’oreilie. Le Royaume des Ly-diens étoit un des plus anciens du monde. II simeà Crœfus après 67 y. ans de durée sous les deuxdernières Dynasties seulement ; dont , par consé-quent , celle des Héraclides commença à regnerpendant qu’Aod Sc Samgar étoient Juges du Peu-ple de Dieu. On ne lait point quand commençala première qu’on nomme celle des Athyadçs. Eu-fébe lui donne dix-neuf Rois. Le Chef de ia pre-mière fut Athyes, ou Lydus le Chef de la lecondefut Argon , fils d’LIercule ; & le Chef de la troiíièmefut Gygès. Les Toscans étoient originairement Ly-diens 3 car les Lydiens conduisirent des Coloniesen Italie, Sc peuplèrent la Toscane. Voyey Ludim,où nous avons rapporté le sentiment de Bocharr.
Les Lydiens , en quelques endroits de TÉcriture ,sont un peuple d’Ahique, comme E\éch. XXVII.s 10. XXX. y. Jerem. XLVI. y. Ceux-ci ’deícendoiencde Lud , sils de Mesraim. Le P. Lubin conjecturequ’ils habitoient entre la Libye & l’Afriquc propre-ment dite. Sa raison est , que dans le Livre de JudithII. /3. les Septante joignent Lud à Phud, qu’ilcroît être sAfrique propre.
Lydien, enne, adj. Qui appartient à la Lydie , ou auxLydiens. Lydius , a. Un char Lydien. Une colonieLydienne. La pierre Lydienne est le nom que l’Anti-quité a donné à l'aimant, & à la pierre de touche.Voye^ Sa u m ai se , fur Solin, p. 11 0 y.
£CP On appelle Jeux Lydiens , les exercices , les amu-semens , les cérémonies que ces peuples Asiatiques ,chastes de leur pays, apportèrent en Étrurie où ilsfe réfugièrent. Les Romains en introduisirent l’ufagechez eux , les appelèrent Lydi, par corruption Ludi.Ces amusemens étoient des jeux d’adrefle ou de ha-sard , comme le palet, les dés, &c.
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LYE. s. s. Lye. Surnom que les Siciliens donnoient àla Lune , parce qu’elle les avoir délivrés d’une mala-die contagieuse.
Ce nom vient dexii» , solvo , libero , Je délivre.
£? LYGODESMIENNE. adj. f. Terme de Mytho-logie. Surnom donné à Diane Orthienne , parce quesir statue étoit venue de la Tauride à Sparte empa-quetée dans des liens d’oiier. Des mots Grecs, ,oser 3 Sc àíofíts , Hen.
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LYMBACH. Nider-Lymbach , ou Asolindua. Limba-chum , autrefois Olimacum. C est un ancien bourg dela Haute Pannonie. Il-estprès du Muer & de la Sti-rie , à quatre lieues de Canife , vers le couchant, &à pareille distance d’Ober-Lymbach, vers le midi.Maty.
fÇFLYME , ou LYME-REGIS. Voye^ Lime.LYMEN. Voyc\ Ramsey , & Plymlimen.LYMFIORD. Le canal de Lymsord , ou d’Alborg.Lymicus snus. C est un golfe de la mer Baltique. Onlui donne communément le nom de canal, parcequ’il n’est pas large , mais fort long , s’ctendant de-puis le Categat , où il a son entrée , jusqu’à une lieuede la mer d’Allemagne , & séparant presque entière-ment la presqu’île de Wensuiíel du reste du Jut-land.
LYMNE. C’étoit anciennement une petite ville desCantiens ; ce n’est maintenant qu’un village du'Comté de Kent, en Angleterre. Limenus , Lemanis,
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