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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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Lemanus . Il est sur le Pas de Calais , où il avoir autre-fois un port, que les fables ont gâté. Mat y.LYMPHATIQUE, adj. m. & f. Lymphaticus , a. Ter-rae d’Anatomie. (Test un nom que les Modernesont donné à des vaisseaux contenant une humeuraqueuse, qui se sépare en plusieurs endroits du corps,Sc qui palle dans les veines Sc dans le cœur parces petits conduits.

On distingue les glandes Sc les vaiíïeaux lymphati-ques. C’est par le moyen des glandes lymphatiquesplacées dans presque tous les endroits du corps quela lymphe se sépare de la masse du sang. Elles ontdifférens noms , de cervicales, thorachiques mé-sentériques, &c. suivant les parties où elles se trou-vent. Les Anciens croyoient que la lymphe se sépa-roit du sang par le moyen de quelque ferment quise trouvoit renfermé dans les glandes lymphatiques.On croit aujourd’hui que ces glandes ont une ou;verture tellement configurée, que les seules molé-cules dont la lymphe est composée , peuvent ypalier.

£G“ On appelle vaisseaux lymphatiques , vasa lympha-tica , tous les conduits qui fervent à transporterla lymphe de toutes les parties du corps dans leréservoir du chyle. La plupart de ces vaisseaux setrouvent entre deux glandes lymphatiques. Il y abeaucoup de ces vaisseaux fur la peau Sc fur leblanc de Tœil. Les Modernes en ont trouvé plusieursdans les viscères où ils n’ont encore pu découvrir au-cune glande lymphatique. Les vaiíïeaux lymphati-ques ont de distance en distance deux valvules semi-lunaires, l’une vis-à vis de Tautre, qui permettent àla lymphe de couler vers le cœur , ntais Tempêchentde rétrograder.

LYMPHE, f. f. Terme d’Anatomie, qui se dit des hu-meurs aqueuses qui pallent par les petits conduits ducorps. Lympha. |KF C’est une liqueur claire & limpi-de , une humeur fluide, qui se sépare de la masse dusang par le moyen des glandes dont on vient de par-ler , & qui est renfermée dans des vaiíïeaux particu-liers qu’on appelle Lymphatiques.

?/3"Dans lanalyse chimique que fit le DocteurKeil dela lymphe , il la trouva composée de beaucoup de selvolatil, d’un peu de flegme Sc de soufre , Sc d’unepetite quantité de terre. Dict. de Médec. La lym-phe sert principalement à délayer Sc à perfectionnerle chyle, lorsqu’il se mêle avec la masse du sang,puisqu’elle se rend de toutes les parties du corps dansîe réservoir du chyle. Les Médecins prétendent quetoute la lymphe qui se sépare du sang est nécelïairepour cet usage. Vjyeç au mot Lymphatique com-ment se fait cette séparation.

fCF En Botanique, on appelle lymphe , une humeurflegmatique qui se trouve dans les plantes, h'oye^Flegme. On appelle vaisseaux lymphatiques , desvaisseaux, ou au moins des organes qui en font lafonction , & qui font remplis d’une liqueur transpa-rente & aqueuse. Cette lymphe que l’on peut tirerde la plupart des arbres , quand ils font en pleinesève , est peu différente de Teau simple. Vers le com-mencement du Printemps , quand les boutons nefont pas encore ouverts, on volt sortir beaucoup delymphe de tous les sarmens nouvellement coupés :Test ce que les Vignerons expriment en disant, quela vigne pleure. En Hiver, quand la vigne est dé-pouillée de ses feuilles, ou en Été, quand elle en estgarnie , si on coupe l’extrémité d’un sarment, il n’ensort aucune liqueur : il n 5 en coule point non plusvers le milieu du Printemps, quand la sève est dansfa plus grande action. La liqueur qui en suinte , quandon presse un sarment, rentre dans ses vaisseaux,auflì-tôt que la pressoir celle.j§CF M. Duhamel observe que cet écoulement plus oumoins considérable de la lymphe-, ne produit pointd’eftct sensible sur la plante , ni quant à la productiondu bois, ni quant à celle du fruit , la lymphe ne coulejamais plus abondamment que quand , après uner gelée , il vient un grand degel. Dans le tempstte effusion, l’écorce est adhérente au bois, Ales

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boutons n’ont fait aucune production. A mesurequ ils s ouvrent, la lymphe coule moins abondam-ment , & elle contracte un goût d’herbe. Quand lesfeuilles parodient , l'écoulement cesse totalement.Ce goût d’herbe , dit M. Duhamel , viendroit-il dece que cette liqueur changeroit de nature, ou de cequ elle se mêleroit avec quelques sucs particuliers ?fC? La liqueur qui s’échappe des plantes par la transpi-ration , paroît n’êrre qu’une liqueur lymphatique.

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LYNCEE, s. m. Fils d’Aphenée, Roi de Mesténie ,fut un des Argonautes. Il fut tué par Pollux. íl n '

c&us.

Lyncée , fils d’Egyptus, fut le seul de cinquantequi échappa au massacre des Danaides. Il succédason beau-père au trône d’Argos, & l’occupa quara»ans. Sa statue se voyoit dans le Temple de Delpm >parmi celles de tous les Héros de la Grèce.LYNCURIUS. s. m. Sorte de pierre que les Ancic 11croyoient être formée de l’urine du lynx coaguk e 'Lyncurìus. Quelques-uns veulent que ce soit l’amp 1jaune ; & d’autres cette espèce de pierre Bélenm 1 ^’qui est transparente , ou qui attire la paille com ^ 1l’ambre jaune. Boot croit que le lyncurìus est d»espèce de jacinthe, qui est de la couleur de l' a ^<jaune j dont on ne peut la distinguer qu’en ce qu eest plus dure, & qu’elle ne tire pas la paille-y ^Laet croit aulîl que c’est une espèce de jacinthe. U eune pierre commune en plusieurs lieux , grolíe co>dme le petit doigt : il y en a beaucoup procheCaën.

LYNGODE. adj. Ses. f. Lyngodes. Fièvre singuh ll£se , accompagnée de hoquets. Voy. Fièvre. ...

LYNNE ou KINGES - LYNNE. s. m. Petite ^du Comté de Nortfolck, en Angleterre. Li« a/7Í ’Linum Regis. Cette ville qui a un port à 1 ’ cin ^°j £chute del’Ouse , appartenoit autrefois à l’EvêqufNorrwick; mais le Roi Henri VIII. se l’approp 1 ' 1 ' 1 .’& c’est pour cette raison qu on la nomme depdKinges-Lynne ; c’est-à dire , la Lynne du Roi. Ma t

LYNX. Voye £ Linx.

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LYON. C’est une des plus grandes villes de Fra> lC ^’Sc la plus considérable après Paris, selon ce pru v£be: Paris , fans pair; Lyon, fans compagnon. ^dunum j Lugdunum Segufianum , Lugdunum Cetrum. Elle est capitale du Gouvernement du L rnois , Sc située dans le Lyonnois propre , aux c ^fins de Dauphine, fur le confluent du Rône St jla Saône, à íix lieues au-dessus de Vienne. Cy° n ^une ville fort ancienne ; ses amphitéâtres , ses aC lducs, Sc les ruines des Palais de plusieursreurs Romains , qui y ont demeuré , font des P 1Cves de son antiquité. Elle est partagée en rrcnsept Quartiers , que l’on nomme Pennonages, d ^chacun a son Capitaine , Sc ses autres Olh c ' ie . rS /Milice. Elle est bien bâtie , Sc on y voit quants ^somptueux bâtimens , tant saints, que profau^y^Maison de Ville passe pour un des plus sup ei ‘ „ n dffices de l’Europe ; son Hôpital pour un des de»

fortede cette <

íL deS £ US Exprès, Sc son Arsenal pour — .

CV UX Elk est fortifiée, A on y voit le

Chateau de Pierre Encise, qui la domine , St oà J o»

mnde UV T l a de conséquence. Cette

son d V1 C C Ì ex-remement peuplée, à cause àe

mínu°fT erCe Vr cst ««-considérable; * * £Franr * 71 ^^' E e auí si une des plus richesdes M 1 ya Un p «sidial , une Election , une Couues Monnmes une Chambre des Trésoriers deM-mss ' j n ^ rj ìun; d de Commerce, un Prévôtou dp r S f , C ? mme a Éaris. La dignité d’Echej *f de certe ville, ennoblit rous ceu- st

y sont eleves. Enfin, il y a dans Lyon le ilcg£ / Au .Archevêque , qui a pour suffragans les Evêques d Auin - de Langres, de Châlons & de Maçon* * V