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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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Première, la Seconde, la' Troisième, ■& la Qua-trième Lyonnaise.

La Première Lyonnaise , en Latin Prima Lugdu-nensis , comprenoit tout ce qui dépend de la mé-tropole de Lyon , c’est-à dire, l’ Archevêché de Lyon& les Evêchés d’Autun, de Langres, de ChâlonsSc de Mâcon.

La Seconde Lyonnoïse , en Latin, Secunda Lug-dunensis , est la Normandie , ou L Archevêché- deRouen , Sc tous ses suffragans , Bayeux , Avranches,Évreux , Séez, Lizieux Sc Coutances.

La Troisième Lyonnoïse , dans les Auteurs Latins,Tertià Lugdunenss , renferme les Diocèses de Tours,métropole , du Mans , de Rennes, d’Angers , deNantes, de Quimper , de Vannes , de S» Paul deLéon, Sc de Dol.

La Quatrième Lyonnoïse , en Latin , Quarta Lug-dunensis , comprend les Diocèses de Sens, de Char-ries , d’Auxerre, de Troyes, d’Orléans , de Paris& de Meaux. Voyez les Notices ancienr.es des Pro-vinces de France données par le P. Labbe dans sesHistoris, Francorum scriptores , au commencementdu I. Tome.

íl n s y eut d’abord qu'une Lyonnoïse L'EmpereurAuguste, qui lui donna ce nom, la composa d'unepartie de ce qúi composoit du temps de César laGaule Celtique. Dans la fuite, vraisemblablementsous Dioclétien, cette Lyonnoïse fut partagée endeux. Enfin, fous l’Empire de Gratien, ou au plustard fous celui d’Honorius , chacune de ces deuxLyonnoises fut encore partagée en deux autres : delâ première, on fit la première Sc la troisième j &de la seconde, on fit la seconde Sc la quatrième.

Lyonnoïse. s. f. Terme de Fleuriste. Anémone qui ade grandes feuilles, & la fraise ou cordon verte-blanchâtre , à fond colombin : sa peluche coloni-bine, à l’extrémitégris. Anemone Lugdunensis. Morin,

L Y P.

LYPÈZE, ou LIPSCH, Nom d’une petite ville de laHaute-Hongrie. Liptovia. Elle est capitale du Comtéde Lypèze , Sc située fur la rivière de Gran, à deuxlieues au deíTus de Bistricz. Maty.

Le Comté de LypÈze. Liptovienfis Comitatus.Contrée de la Haute Hongrie, située entre les Comtésd’Arva, de Turofc , de Bistricz, de Gomer, deCépus, & du Mont Krapach, qui le sépare de laPologne. Lypèse Sc Sastatt en font les lieux princi-paux. Maty.

LYPIRIE. Il faut écrire LIPYRIE. Espèce de fièvreardente. Foye\ ce mot.

LYPO. Ville de la Chine dans la province de Quangsi ,au Département de Kinggyuen, troisième Métropolede la Province.

LYPY, s. m. Terme de Fleuriste. Nom d’une tuliperouge brûlé, & jaune-terni. Morin.

L Y R.

LYRBÉ, Ville de l’Asïe mineure, au - dessus de Cy-bire.

LYRE , s. f. Ancien instrument de Musique qu’onpeint entre les main d’Apollon. Lyra , chelys , tes-tudo. Il est de figure presque circulaire , & il a unpetit nombre de cordes au milieu, tendues commecelles de la harpe. Sc qu’on pince avec les doigts.On se serr aussi de ce mot en parlant de toute sortecFhannonie. Quelques- uns croient que la lyre desGrecs étoit notre guittare. D’autres disent que c’é-toit un instrument fait d’une coquille de tortue,qu’Hercule vid a &perça, Sc puis la monta de cordesde boyau , au son defquelles, il accorda fa voix,connue le dit Horace aussi l’appeloic-ón testudo.On en voir plusieurs figures différentes sur les mar-bres & médailles de l’Antiquité. U y avoir une lyreà quatre cordes, Sc une à sept. Dac. Baudelot ditqueles anciennes lyres n’avoient que trois cordes.Tim«thée qui- en ajouta de nouvelles fut accusé

LYS

dans Lacédémone de corrompre la Musique. DionChrysi p. 411. Baudelot, Hist. de Ptol.'Aul. P-II. C. FUI. p. 368. On dit poétiquement, dechanterai sur ma lyre 3 c’est-à-dire, de vive voix,accompagné de quelque instrument. Les uns attri-buent i’invention de la lyre à Orphée, d’autres aLinus , d’aucres à Amphion , d’autres enfin a Mer-cure Sc à Apollon. L’Ecriture nous apprend queTubas inventa la lyre , pour adoucir les fatigues datravail par ses sons harmonieux. Les Anciens n'em-ployoient la lyre que pont louer les dieux : & * a /flûte pour les hommes. Dac. Les Grecs se servoientde la lyre dans les chœurs de la Tragédie. Id.

- Les lyres des Bardes, anciens Poetes des Gaulois»avoient de la reíìemblance avec les Mandates ,instrument de Musique qui commence à être né-gligé. Chorier , Hist. de Dauph . L. II. p. 104•

La lyre moderne est un instrument dont la figureest peu différente de la viole , mais son manche estbeaucoup plus large , au/si-bien que ses touches>parce qu’ils font couverts de quinze cordes, dontles six premières ne font que trois rangs. Que sion vouloir doubler chaque rang, comme au luth,on auroit zz cordes. Son chevalet est aulsi pluslong, plus bas Sc plus plat. On n’en use guère enFrance , quoiqu’elle soit fort propre pour accom-pagner la voix. Le son de la lyre est languissant,Sc propre à exciter la dévotion. Mers.

Lyre , s’emploie aussi figurément. Muse , il firUtprendre ta lyre , Armand nous aime. Mai. Prens klyre de Chapelain Sc la guirarre de Voiture, SAR-Le Pere Mourgues a fait un Virelay fur le Rimentrebuté, qui commence par,

Adieu vous dis , triste lyre ,

C 1 est trop apprêtir à rires

Lyre. Constellation septentrionale. Elle est composée dedix étoiles. Lyra. Une de la première grandeur,deux de la troisième , & sept de 1 a quatrième. Ba'setSc Harris lui donnent treize étoiles, dont il y en aune de la première grandeur , deux de la troisième ,une de la quatrième, six de la cinquième , & troisde la sixième.

LYRIQUE, adj. Ce qui se chantoit sur la lyre. Lyricus.On le dit des Odes, Sc des Stances qui répondentà nos airs, qu’on peut chanter, Sc mettre fur desinstrumens. Les Anciens ont fort estimé les vers //"riques. C’est le nom qu’on donne aux vers quise peuvent rapporter aux deux autres genres de vers»c’est-à-dire , Hexamètres Sc Iambiques. Ils ksivoient aux Odes, Sc aux chœurs des Tragédies. Ph 1 'dare évite avec foin cet ordre méthodique ,liaisons exactes qui ôteroient Paine à lalyrique. Boileau.

|Ì 3 “ Nous avons étendu ce mot à nos vers Frahçf lSqui font propres à être chantés. Le caractère de kPoésie lyrique est la noblesse, pour les fujers héroïques,& la douceur pour les íujets badins ou galans.

fCT On appelle Poètes lyriques ceux qui composent “ cSOdes ou des Poésies propres à être mises en Musist* 1 ^Rousseau Sc Quinaut font nos meilleurs Poètes Li-nques.

LYS.

lJc S A \f 0ye r Lis.

Zysan2r R P™ LYS ^RE , si’ m . Nom d > hotnm e:

Alexandre T qU01 j U£ paS dire Lysandre, com me

Cependant J \ Ca ff andre > Ménandre? Sec.

Lysandre f U r \ T ° Un ' ej & d ’ aurrcs disent Lysander.Vols. de Ida! ir n °l C comme un dieu à Samos-

LYSIARQUE /f ,/' í c ’ r stLYSIMACtìm ^fYcrARquE.

selon Pli ne d „' si . ? r ®. de P lante R ui dre {on n ° mjmier oui Raj Lysimachus , lequel fur k ure-

Lyfímachìn v UI3e fssspèce de ce genre en úkge.

LYSIM AriSTTc°^ eZ CORNEILLE. C’est la même phnie.

LYSIMACHUS, ouLYSIMAQUE, f.m. Nom d’hom-