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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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L Y O

porte ie titre de Primat des Gaules.' Maty. En 1079.~ r Çgoire VII accorda à J'Archevêque de Lyon. laAmarre fur les Provinces de Rouen ,. de Tours &j Sens ,• Sc par coníéquent fur les quart e Provinces“)'°nnoifes. Dans le premier Tome des Acia Sanci.L>ened. Praf. Le P. Mabillon prétend montrer qu’au-trefois ,il y avoir toujours révélation pour sélection^'Archevêque de Lyon. Lyon est à 21 degrés 35minutes de longitude, Sc à 47 d. 4; minutes de lati-tude septentrionale.

II y a trois fentimens differens fur 1 origine deíyon. Le premier donne à cette ville pour fondateurj-ucius Munaticus Plancus , Consul Romain, & fixe* c temps de fa fondation à Pan 710. de Rome, 44années avant la naissance de J. C. Le second sentinient est que trois cens cinquante ans avant Muna-tius Plancus, deux frères, Momorus Sc Atepoma-r us , Princes Gaulois venus de Languedoc, bâtirentcette ville par P ordre d’un Oracle. Le troiíïème sen-timent, remontant encore à des siècles plus reculés,attribue les commencemens de Lyon à Lugdus , qua-torzième Roi des Celtes, que l’on prétend avoirdonné son nom à la ville de Lyon.. Cette derniereopinion est une invention d’Annius de Viterbe. C’estCn faire suffisamment connoître la fausieté. La pre-mière paroît la plus vraisemblable. M. Broflette lamit dans ion Histoire abrégée de la Ville -de Lyon.m félon cet Auteur, Lutetia , la ville de Commin-as , qui est appelée Lugdunus par les Anciens,^gdunus auprès de Vienne , qui est aujourd’huiI^ontléans, & Lugdunum Batavorum , qui est Ley-âcir, n’ont pas d’autre origine. Hst. des Dauph.

Ll. p . ç6. Le P. Hardouin , dans fes Notes furMine, semble approuver l’opinion de Chorier. Le• Ménestrier dans son Histoire de Lyon , la réfute,P; 1 36 , parce qu’il reste plus de trente inferip-’-ioits antiques où f c trouve le mot de L.ugudunu/n , &Plus de soixante où est celui de Lugdunum ; que lesmédailles d’Antoinc, Sc des tables d’airain gra-dées sous pEmpire de Claude, da nomment Lugu-dunum ; que Dion Sc Plutarque la nomment ainsi ;S Ue Tacite, Suétone, Strabon, Sénéque, Florus,Pline, Tite-Live, Paterculus, & plus de cent au-lr es Auteurs des premiers siècles la nomment Lug-dunum ,- & qu’il n’en est pas un seul qui la nommeLutdunum , avant Chorier. Cambden, dans fa Bri-tannia Antiqua , prétend que lugus , ou lucus , enancien Celtique , signifioit une tour ; en effet, Pom-ponius Mêla appelle Turrim Augusti , le lieu quePltinéraire d’Antonin nomme Lugo Augusti. Del àd croit que Lucotetia, d’où l'on a fait Lutetia , si-gnifie Belle tour, parce qu’il a ce sens dans la languebritannique, la même que la Celtique ; Sc il veutP u e Lugdunum soit Turris in colle, une tour situéeu r une colline. Et véritablement, c’est ce qui pa-r °uMc plus vraisemblable.

Lyon s’est formé de Lugdunum , Scest composé de deux mots, Lug Sc du-Kum, p e f econc { en Celtique signifie colline, hau-l? Ur , montagne ancienne : mais la difficulté est deav °ir d’où vient Lug, Sc ce qu’il signifie. Quel-9 nes- Uns t i rent ce nom de Lugdus, qui fut, dit on,b°i des Celtes ; d’autres de Lugdi dunum , la mon-a gne de Lugdus. Plutarque & Strabon , suivis deqUe lques autres , disent que ce nom signifie la mon-a gn e des corbeaux , Sc qu’il fut donné à cette ville,or^ Ce que Momorus, Prince Gaulois , ayant reçu^ d j e d’un Oracle de bâtir une ville an confluent® Ja Saône Sc du Rhône , il fut déterminé à laccVg 16 ^ l’endroit où elle est par une troupe depri Caux flo’il vit voler fur cette colline, Sc qu’ilPp C P°ur un bon augure ; car Clitophon dansUn Uarque 5 romarque que Loug , ou Lug , signifief a k[ Cor sieau ; mais toutes ces étymologies sentent laj ?; Plusieurs croient que Lugdunum vient defoìiiv ^ Unum y colline de Lucius , 'parce qu’elle fute P ar Lucius Munatius Plancus. Quelques-unsMe Lugdunum est la même chose que LugensUrn 3 colline pleurante , ou Lucius dunum, col-Tome V

- motdunum

íine de deuil, párce qiìe cette ville avoit été ruinéedeux ou trois fois par différons accidens. Ils disentqu’auparavant elle s’appelloit//e à cause de íà situa-tion , étant alors placée entre les deux rivières , àla pointe de terre où elles fe joignent ; mais Lyons’appeloit Lugdunum, avant íes incendies qui laruinèrent. On a dit qu’une légion de César nomméeLugda , avoit campé en cet endroit, Sc y avoit laisséion nom. Goropius Bécanus prétend que Lug enlangue Cimbrique, signifioit fortune , Sc que Lug-dunum est la même chose que colline de la fortune;mais on fait combien la plupart des étymologiesde cet Auteur font mal fondées. M. de Sainte-Mar-the cite un ancien Itinéraire de Bourdeaux à Jéru-salem , qui dit que Lugdunum en langue Gauloise,signifie Mont désiré. Quelques Auteurs Ecclésiasti-ques , gens communément peu heureux dans leursétymologies, prennent ce nom pour lucis dunum ,colline de la lumière. Le P. Ménestrier croit qu’ilpourroit venir du Grec Ry» fcym , qui signifie Mon-tagne du discours, Sc que ce nom lui put être donnéà cause de 1 autel, dont parle Juvénal, Sat. L. v. 4p.Sc devant lequel les Orateurs difputoient pour leprix de l’eloquence. Il conjecture encore que cenom pourroit s’être formé de Luci dunum , qui veutdire la montagne du bois sacré ; qu’il y avoit là unbois où les Druides faifoient leurs sacrifices, Sc oùils coupoicnt le Gui , comme nous lavons dit aumot Aguilanneuf , que le faubourg de Lyon nomméla Guillotière n’a pris ce nom que parce que c’étoit-là qu’ils dépofoient le Gui sacre. Voye y Hadr. Va-lois , Not. Gall. p..2pi. & fuiv. Dion raconte,Liv. XLVL. que le Sénat craignant que Lyon neprit le parti d’Antoine , qui venoit d’être déclaréennemi de la République, ordonna à L. MunatiusPlancus d’y conduire une colonie de Viennois, quiavoient été chassés de leur ville par les Allobroges:Sc en effet, Lyon porte le nom de colonie dansles Inscriptions antiques. C’est ce qui a fait dire àtant d’Auteurs, que Lyon a été fondé par L. Mu-natius Plancus.

Chorier tire letymologie de ce nom de Lut ,qui signifie multitude qui habite quelque ville , ouen quelque endroit considérable d’un pays. U veutqu’on ait dit d’abord iMtdunum , c’est à-dire , lepeuple de dun , ou de la montagne.

LYONNISTE , f. m. & f. Nom de secte. Lugdunsta ,Pauper de Lugduno. Mézeray donne ce nom auxPauvres de Lyon. Avant que Valdo, ce Marchandde Lyon , qui pour affecter une pauvreté Evangé-lique , distribua fes biens aux pauvres , eût donnécommencement aux pauvres de Lyon, nommés auíïïLyonstes , Lolards Sc Turelupins, ce qui ne futqu’en Tan 1160. Cette nouvelle doctrine avoir prisde profondes racines dans le pays de Languedoc.Mézeray, T. L, p. soo. ,

LYONNOIS. fie; Province de France, ensermeeentre la Bresse, le Beaujolois, le Forez Sc le Dau-phiné. Elle a environ douze lieues du sud au nord,Sc six ou sept du couchant au levant : le RhôneSc la Saône l’arrofent. Ses lieux principaux fontLyon capitale, S. Chaumont, Condrieu, Breííe ScAnce. Lugdunensis Provincia.

Le Gouvernement du Lyonnois. Lugdunensis Pnz-feclura. C’est un des douze grands Gouvernemensde la France. Il est borne au nord par le Berry, leNìvernois Sc la Bourgogne; au levant par la BrefleSc le Dauphiné ; au midi par les Sevennes Sc leRouergue ; Sc au couchant par le Quercy, le Li-mosi n Sc le Poitou. Ge Gouvernement baigné parle Rhône, la Saône, la Loire Sc l’Allier, renfermétoutes ces Provinces ; le Lyonnois particulier , leBeaujolois, le Forez, le Bourbonnois, l’Auvergne& la Marche. Lyon en est la capitale.

LYONNOISE. Nom que l’on a donne a quatre Pro-vinces de France , qu’on nommoit anciennementdans les divisions' des. Gaules , Sc qu’on nommeencore aujourd’hui en parlant de 1 Antiquité , Scfur-tout en termes d’Histoire Ecclésiastique j la

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