M
§3“ Lettre consonne, la treizièmelettre de notre alphabeth François ,s. f. suivant l’ancienne appellation,qui prononçoit emme ; 8c í. m. sui-vant ^appellation moderne , qui pro-nonce me.
_ 03" Cette lettre a un son fort
sourd , & qui íè prononce sur l’extrémité deslèvres, en frappant la lèvre d’en-haut fur celled’en bas ; en quoi la prononciation de cette lettreest semblable à celle du b : elle n’en diffère quedans un petit mouvement qui se sait dans le nezquand on prononce l’m , 8c qui ne íe fait pasquand on prononce un b ; 8c comme ce mouve-ment ne se peut faire quand on a le nez embar-rassé , il arrive que ceux qui sont enrhumés pronon-cent presque 17/2 comme un b 3 8c diíent, par exemple,je ne saurois danger, au lieu de dire , je ne sauroismanger. C’est la remarque de M. l’Abbé Dangeau.
§3" Ainsi l’articulation représentée par la lettre m estlabiale 8c nasale : labiale , parce quelle exige lerapprochement des deux lèvres : nasale , parce quefaction des lèvres ainsi rapprochées , fait refluer parle nez une partie de l’air sonore que l’articulationmodifie. Ainsi , comme nous venons de le dire,ceux qui font enrhumés prononcent m comme b ,parce que l’air ne pouvant entrer dans le nez,l’articulation de cette lettre devient totalement la-biale.
A3 Quand la lettre m est la fin d’un mot , elle nerend qu’un son nasal. Ainsi nom, parfum ,faim, &c.se prononcent comme non , parfun, sain, 8cc. Ilen faut excepter les mots étrangers , comme Jéru-salem , Stokolm , Salm , Krim , &c. où l’m conserve savéritable prononciation. Il y a pourtant quelques nomscomme dans Adam, Abfalom , où 1 ’m est un simplesigne de nasalisé. Il faut là dessus consulter l’usage.
§CP Cette lettre se prononce encore comme n quandelle est au milieu d’un mot devant b , p 3 n , commedans emblème , embarras , emploi , empire, condam-ner , &c. que l’on prononce , anploi , anpire , an-blême , anb arras , condaner, &c. Il en faut excepterquelques mots pris du Grec, ou empruntés desautres langues où elle retient fa prononciation ,comme dans amnistie , Memnon , Mnemosyne , Aga-memnon , &c.
AI- Quand cette lettre est redoublée dans les motscomposés de la particule en, comme emmener, em-mailloter , &c. la première se prononce encorecomme n, anmener, anma.il lotter.
Cette lettre étant precedee immediatement desvoyelles a , e, i, o, u, forme avec elles un sonnaíàl 8c obtus, qui est une vraie voyelle simple;ôc quoique dans l’uíage on l’exprime par deux ca-ractères , ce son ne laisse pas d’être simple , 8ccapable d’un port de voix , comme les voyelles or-dinaires , a, e, i, o, u j on peut remarquer celadans les mots embrasser, im pie, ombre, 8cc. Ce sonobtus que ïm forme avec les voyelles qu’elle fuitimmédiatement dans une même syllabe, est le memeque l’/z forme avec les mêmes voyelles, quand elleles luit immédiatement dans une même syllabe ; celapeut se remarquer dans les mots suivans impie, in-juste , e «brasier, entendre. Il y a quelques mots oùl’m conserve le son qui lui est propre, mais alorselle est suivie d’une autre m , ou d’une n ; commedans ces mors , immodeste, immodestie, immodestement, amnistie, hymne., indemniser, indemnité,Memnon, Agamemnon, 8cc.
M quand elle est lettre numérale , signifie Millechez les Anciens, suivant ce vers :
M. caput est numeri quem scimus mille tenere-
' Quand on y ajoute une ligne horisontale aU-ées-sus, elle fait nulle fois mille. M.
La lettre M , dans des tables Astronomiques, ^autres ouvrages semblables, marque le midi ; P aíexemple, que la latitude d’une planète est méridio-nale.
M. Cette lettre, dans les Ordonnances des Mé-decins , est l’abréviation de mìsce , mêlez, ou de ma-nipulus, poignée.
La lettre M, est formée de deux FF approch.es8c renversés w, M.
La lettre M, est la même que le Mi des Grecs,qui s’est formé de l’ancien mem Hébreu. Foye^ kDissertation du P. E. Souciet Jésuite, sur les médail-les Samaritaines.
L’m fur les monnoies, est la marque de c.eU £ lqui font frappées à Toulouse.
M A.
MA. adjectif pronominal féminin. Mea. Le masculú 1est Mon. Ma maison. Ma robe. Ma tante. On dúmon , devant les mots qui commencent par u» evoyelle. Mon ame , mon épaule, 8cc.
Ma. f. f. Terme de Mythologie. Nom d’une fcm ílieque la fable dit avoir suivi Rhéa, 8c à laquelle Ju-piter confia l’éducation de Bacchus.
Ce nom se donnoit quelquefois à Rhéa mêffl e >sur-tout en Lydie, où on lui sacrifioit un taureau s° uSce nom.
Ma. s. m. Terme de Calendrier. Nom du septièiu emois des Tartares du Cathai.
M A A.
MAACHATI .Foyers Machati.
MAAGNIÉ , ÉE. vieux adj. C’çst la même chose si ueMeshaigné.
MAAMAR BASCHI. f. m. Terme de Relation; 11 oU)d’office à la CoUr de Perse. Le Maamar baschi e ^le grand Architecte du Sophi , le ContrôieU 1 'général des bâtimens, ou Surintendant des bâtiru ellSdu Roi de Perle.
MAANSELHE, Nom d’un isthme, qui joint la Lap°nie Moscovite, 8c la Finlande, province de Sue^’avec le Kargapol, province de la Moscovie.selha, ou sthmus Suecia. Il est entre la mer Bj anche 8c le lac Onega. Il peut avoir environlieues de largeur. Maty.
MAARA. Nom d’une place des Sidoniens.Sidoniorum. C’est-i dire , Caverne des Sidonias,Jos XII. 4.. On la nomma ensuite CaveaCage de Ty r. C’étoit un poste imprenable; ce fut ^
la suite une ville des Chrétiens. Elle éroit danTribu d’Aler. Au midi font les Hévéens,. toU - e nS .terre de Chanaan , Maara, qui est aux Sid° nieSACI. . ft
MAAYPOOSTEN. f. m. Sorte d’éroffe de soif ^apportée en Europe par le retour des vaisieauXla Compagnie des Indes Orientales de Hollande-
M A B.
M AB AN. Bourg de l’Écoíle méridionale.
II étoit de ceux qui avoient séance 8c voix ai j, ostlement d’Ecosse, & il est situé près d’un qui
prend une espèce de poisson nommé Vend m ne ’ S , &íe sale & se débite dans les provinces vdfait un des principaux revenus du pays-