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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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Poëtes Macaroniques ; témoin le Certamen Catho-licorum cum\CalviniJlis d’un certain Martinius Ham-conius Frisius, qui contient plus de douze censvers , dont toutes les paroles commencent par lalettre C. Le goût de ces plaisanteries a palle , 8c ilíaudrok qu’une Macaronée fût bien faite 8c bienplacée, pour plaire aujourd’hui , & pour avoir succès.Tout ceci est tiré de Naudé dans son Dialogue deMaícurat.

MACARONI , fi m. Sorte de mets dont les Italiensfont fort friands. C’est une pâte faite de farine, defromage , & autres ingrédiens. On en fait des po-tages 8c autres mets. Quand ils font taillés en menusfilets , on les appelle vermicelli. Ménage dit que cemot vient de p**-*? felix , qui en Grec signifie heureux ,comme si c’étoit le mets des Heureux.

MACARONIQUE, adj. m. 8c f. Espèce de Poësieburlesque faite de mots écorchés du Latin & de lalangue vulgaire. Macaronicus. Par exemple , ce vers,

Hic solet antiquo bribas portare bisacco.

Il y a un Poème macaronique, debello Hugono-tico , ou en parlant des cruautés que les HuguenotseXerçoient sur les Moines, on ajoute,

Deque illis faciunt saucijfas atque bodinos.

Nunquam visa fuit canailla brigandior iflâ.

T. de Beze a fait de la prose macaronique. Il a écritune lettre dans ce style-là contre le Président Lizet ypour le tourner en ridicule. Il dit de Calvin : Nequemagnus , neque parvus ; sed inter duos : Non daresliardum de ejus mina. Merlin Coccaye, Moine Bé-nédictin de Mantoue , a mis les vers macaroniquesen crédit. Il se nommoit en son vrai nom Théo-phile Folengi j Sc est mort en i / 44 . Il a fait la Ma-caronée qui porte le nom de Coccaye. La Poësie

. ; Macaronique 3 selon Naudé , est la troisième espècedu Burlesque Latin. Macaroné , chez les Italiens,signifioit un homme grossier 8c rustique ; ce qui vientdes macarons d’Italie , comme nòus Lapprend Tho-masini, qui font de petites pâtes, ou des gâteauxfaits de farine non blutée, d’œuís & de fromage,qui font les principales douceurs des Villageois. LaPoësie macaronique est un ragoût de diverses choses,composé d’une manière qu’on peut appeler paysanne.Il y entre du Latin, de l’Italien , ou de quelque autrelangue vulgaire, aux mots de laquelle on donne uneterminaison latine. Voye\ ci-dessus Macaronée.MACARONISME. f. m. Genre de Poësie Macaronique.Pièce macaronique, composition macaronique. Po 'èsis jMacaronica , Carmen Macaronicum. Naudé le prendau dernier sens. J’ai su autrefois ce Macaronisme parcœur. Mascur. p> 2 77‘

MACARSKA. Nom d’une petite ville , avec un grandport. Macarsca. Elle est íituee fur le golfe de Venise ,dans la Dalmatie , vis-a vis de la pointe orientalede l’île de Brazza, entre la ville de Spalato, 8c cellede Narenta. Maty.

MACASSAR. Nom d’une ville de l’Asie. Macasarìa.La ville est dans l’île de Célèbes , fur la cote méri-dionale , où elle a un bon port, fort fréquenté parles Hollandois. Elle est capitale du Royaume deMacasar , Macaçar ou Mancaçar qui renferme unegrande-partie de"l’île, & elle donne quelquefois sonnom à toute l’île , qu’on nomme autrement Cé-lèbes. Maty.

Le détroit de Macassar. Maccasaru Fretum. Cedétroit est dans l’Océan oriental, entre la côte mé-ridionale de l’île de Célèbes, 8c l’île de Solaio. Ilprend ion nom de la ville de Macaílàr , qui est furses bords. Maty.

MACASSAR , ARE, f. m. & f. Nom de peuple , ha-bitant de la ville de Macastar, Macassar. is. La ré-volte des Macajfars Sc des Malais. On a vu en Franceun Prince Macassar.

MACAULT, f. m. Vieux mot. Besace, poche. On adit auísi Magaut.

MAC

MACAXOCOTL . f. m. Fruit qu’on voit aux Indesoccidentales. Il est rouge, d’une forme oblongue,de la grosseur d’une noix ordinaire , contenant desnoyaux assez gros, avec une pulpe molle, lâche drsucculente, jaune au dedans, comme le noyau. Cefruits se mange , & les Européens qui y fout accou-tumes en font beaucoup de cas , il lâche le ventre ;il est d’une douceur mêlée d’un peu d’acidire, cequi le rend très-agréable au goût. Il y en a de cinqsortes. Les arbres qui portent ces fruits, croisentdans les lieux chauds, en plein champ ; on les Jcultive, & on a foin de les arroser. La décoctionde leur ecorce guérit les démangeaisons & les enflures aux jambes , & l’on íè sertjivec succès de I 3poudre de cette écorce, pour faire cicatriser les uFceres. Les jeunes femmes se servent des cendres dece bois, pour peindre leurs cheveux en jaune- R aY ‘hìjl. Plant.

MAÇAY. Masciacum. L’Abbaye de Maçav. Monaft ( 'sium Masciacum , Abbatia sancli Martini MqJ CLÍlcenfis. Ce lieu est en Berri, à une lieue environ deVierzon.

^^^s^áLElN, fi m. Nom d’homme. MaccaleSainr Maccaleìn fut premièrement Moine de VazoQprès de Namur, puis Abbé de S. Michel en T‘ e 'rache. Chastelain , au 21 Janvier. S. Macca&setoit Irlandois. Flodoard le qualifie virdni ; c’e k' i 'dire, Hir Domini , homme du Seigneur ; &pas viRDUNi, comme a conjecturé Pithou.

1 Auteur du Matyrologe d’Angleterre , Ferrarius ^du Saussay, ont tort de le placer à Verdun, oà 1n a jamais été ; & plus encore ceux qui, fur laconjecture , le font Abbé de S. Michel en f° r ”

rame.

MACCHIA. Terme de peinture, de sculpture j ^signifie en Italien , première ébauche faite pa rPeintre , un Sculpteur, pour un ouvrage qu’il P [ fjette d’exécuter ; où rien cependant n’est encoregéré , 8c qui paroît comme un ouvrage ' infos# 16 ’comme un assemblage de taches irrégulières àqui n’ont aucune connoiííance des arts. Ces efquup ’que nous nommons en françois premières pety eí ’lorsqu’elles partent du génie des grands Maî treS ’font précieuses aux yeux d’un connoisseur Pfqu’eiles contiennent ordinairement une franch# >une liberté , un feu, une hardieste, enfin un certcaractère qu’on ne trouve point dans des defMplus finis. Encyc.

Macchca. Village, ou bourg , avec titre de ^ché. Macchia. Il est dans la Capitanate, provin c f ^Royaume de Naples, aux confins du ComteMobile, 8c au couchant de la ville de Voltur 3 *

’ Maty. u

MACE, fi f. On a ainsi écrit autrefois le tn° cmase. ,

MACEDA, ou MAKEDA. Ville de la Tribu de W* '

à huit milles d’Eleuthéropolis. je

MACÉDO , fi m. Fils d’Oíiris, ou feulement u# ^ses Lieutenans, selon Diodore , eut part aux ^neurs que les Egyptiens rendirent à son p eI " e ’ i]n ecomme il portoit pour habillement de guerre ^peau de loup, les Egyptiens avoient en vene sacet animal. Ma-

MACÉDOINE. Nom d’une partie de la Grece-^^cedonia. Elle est renfermée dans un grand ^cercle de montagnes , qui s’étend depuis le ^ . Je

tentrional du golfe de Contesta, jusqu’au 0 ^ j ecelui de Négrepont, 8c qui la sépare au n ? j>Al'la Romanie & de la Bulgarie ; au couchant alîbanie ; 8c au midi de la Livadie. Elíe est baig ^ jplevant par plusieurs golfes de l’Archipel- ^ eva nt,vise en quatre provinces. Jamboli est aU . jesentre le golfe de Salonichi , Sc la aU

trois autres se suivent en cet ordre, du & j Ssud, la Macédoine propre, le Cometio U ^ v jlleJanna , ou la Thessalie; Salonichi en e ^ eC j ia quecapitale: on marquera les autres en parians ^ sj a ,province en particulier. L’ancien Roy aU1 ,\ //2£ d’au-ccdoine avoir plus d’étendue que la Ma.ce