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fcacaton. On leur donne cette forme , afin que lesgrosles dents ne puiísent bleíïer.
^ACARQNÉE. f. f. Pièce de vers en style burlesque,~ atI st d une espèce particulière. Macaronea Poésis ,Ustica. Elle est composée des mots de différen-ds Langues avec des mots du langage vulgaire latini-*, es i c’est-à-dire, auxquels on donne une terminai-latine. Par exemple , on fait dire à un íoidat fàn-feron dans ce style de Macaronée :
Enfilavi omnes scadrones & regimandos , 8cc.
Autre exemple.
Afcheros , fistolfferos 3 furìamque Manantum ,
Et grandem esmeutam , que inopinum facia Ruelle
Toxinumque alto troublantem corda-clocheraTotius populi , quodque ejl miserabile dictu ,Troublantem parvos incincta in ventre parentis ,
At Prefires omnes , hardito carmine dicam.
Mus nudipedes ,seu vos ad littora ChatouGar detis vaccas 3 feu desjeunetis in agris ,
Seu potius vos nocturno brandone LenxiEouchonare juvet vites , grappafque volare ,
Dicite cur animis tante vigntrotubus ira.
Autre exemple.
Extemplo efneutafignum Toxinus ab altiTurre Jlrepens , rauco quassata murmure clochaTin , tan , tin iterans 3 don don don donque sonabat.Extemplo effroyati animi , quivis maifone relictaIndomiti accurrunt 3 magno (Imul omne tumultuTroublatur querulo vulgus , jeuneffaque favitEffera , grisa nique senes 3 pleurosaque semma 3Et trepida matres embraffavere puellos 3 Scc.
^ c Ar.oné , chez les Italiens, comme remarque Cœ-uus Rhodiginus, L. XVII. c. 3. veut dire, un«otnme grossier & lourdaut ; 8c parce que cetteY°(ssie pour être composée de disterens langages , 8cp paroles extravagantes, n’est pas si polie & cou-rte que celle de Virgile. Les Italiens, chez quiE"c est née , lui ont donné ce nûm de Macaronée ,de Poësie macaronique. Si toutefois ils n’ont mieuxaime la nommer ainsi à Macaronibus , qui est unecertaine pâte filée & cuisinée avec des ingrédiens quila rendent l’un des plus agréables mets dc leurs fes-l, ns 8c débauches. Mascur , 231 } 232. Ce nomVle nt des Macarons d'Italie; car comme ce font dePetits gâteaux que font les Paysans, 8c où il entre dis-centes choses, de la fariné non blutée , des œufs,du fromage, &c. de même la Poësie Macaronique est |C ° Ul posée de Latin, d’Italien , de François, d’Es-P a Snol 3 <S'c.
Théophilus Folengius, Moine Bénédictin de Man-? Ue > a été le premier qui a , sinon trouvé 8c inven-c > au moins cultivé cette forte de poësie; car quoi-nous ayons une Macaronea Ariminensis de fortle stle lettre, qui commence,
Autor Typhis Leonicus 3 atque Paransus 3
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n c rois néanmoins qu’elle est d’un certam Guarì -
jv" J Capellus Sarfinas qui fit imprimer l’an iyid. à^ *«nini, six Livres de Poësie Macaronique, In Ca-f ln um Gagamagoga Regem. Mais comme lune &^ u [ tc est d’une date postérieure à la première éditionde \ ^ acar °née que Folengius publia fous le nomson i^ n Coccaye avant Tannée ijzo. aussi luiell es de beaucoup inférieures, tant pour le stys c J st lle pour Tinvention , 8c les riches épisodes quile /encontrent^ dans THistoire dc Balbus, qui esttn ^er de son Poëme, Masc. La Macaronée est àjai° ll av * Sj plus divertissante raillerie que Ton puisse
p ? ais sure; 8c je me flatte d’avoíren cela aussi bonUc Rue le Cardinal Mazarin, lequel en récitoitTome F.
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quelquefois des trois 8c quatre cens vers tout defuite.
La Macaronée a été traduite en prose Françoise ,& notre Lucien, Maître François Rabelais, en atiré par forme d’imitation , les plus riches pièges deson Pantagruel ; 8c en cftèt, Tapplaudilsement qu’eureçut Merlin Coccaye fut tel, qui lui prit envie decomposer un autre Livre en partie seulement Maca-ronique , intitulé II Chars del tri per uno ; mais lesuccès en fut fort different. C’cst pourquoi il quittale style marcaronique, pour composer ,en BerniesqueTOrlandino per Linierno Pitocco da Mantoa. Aprèsquoi il se mit dans les Sciences, 8c composa un grosPoëme in ottava rima , dell humanità di Christo.Ensuite de ces premières poésies macaròniques, ilen parut un autre en Italie qui avoir pour titre , Ma-caronica 3 de fyndicatu & condemnatione DoclorisSamsonis Lembi , aussi courte qu’elle est froide 8clanguiflante. Après quoi le P. Bernardino Stefonio »Jésuite, composa 8c fit réciter avec un applaudisse-ment universel un Poëme macaronique, qu’il appe-loir Macaronis for^a , quo nihil fieri potest in eo ge-nere venustius , dit Janus Nicius dans Téloge de cePère. André Baïani en fit imprimer un de fa fa-çon, Tan i6ro. fous le titre de Carnavalesabula Ma-caronea , mais il y a bien de la différence de Tun àl’autrc. Le dernier Italien qui ait fourni la même car-rière , se nomme Ceser Ursinius , de qui nous avonsCapricía Macaronica Magistri Scopini Po'éu Pou\a-nenfis , Venetus 1636. Les Italiens ne nous ontrien donné de meilleur en ce genre depuis la Maca-ronée de Merlin. Gioan Giacomo Ricci presque enmême temps nous a donné quelques compositionsmacaròniques, tant en ses Po'éu rivali , qu’en sesDiporti di Parnaffo , imprimés tous deux à Rome eniójz , 8c 1635. Bartolomreo Bolla a fait aussi No-va novorum novstîma stylo Macaronico ; mais il asi mal réussi , qu’il ne merite pas qu’on en parleparmi nos François. Antonius de Arena Provenfa-lis de bragardijfima villa de Soleris , est le premierqui se soit heureusement exercé en certe façon d’é-crire , par les deux poèmes qu’il nous a laissés, Dearte dansandi , 8c De Guerra Neapolitana , Romana& Genuenfi. Il a été íuivi par un autre Jurisconsulte ,qui nous a décrit avec pareille froideur, la guerre dçProvence par Charles - Quint. Historia braviffimaCaroli V. Imperatoris st Provin cialibus Paysanistriumphanter fugati , desbifati , &c. per I. V. D.Joannem • Germanum in sede Forcalquerii Advoca-tum composta. Quelque temps après le célèbre PoèteRémi Belleau mêla parmi ses poësies Françoises unDiclamen metrificum de Bello Hugonotico & Rustico-rum pigliamine ad sodales 3 de très bon goût, aujugement de ceux qui s’y entendent ; je ne fais quelautre s’égaya à composer la Cacafanga Restro-SusoLansquenetorum per M. J. B. Lichiardum Recatoli-catum , Spaliporcinum Poétam ; à laquelle EtienneTabourot, ou des Accords , Avocat de Dijon , ré-pondit en même gamme. Ensuite Jean Edouard du' Monin entra sur les rangs, 8c nous 1 ailla inter tere-tifìnata sua , Carmen Arenaïcum dc quorumdam Nu-gigerulorum piaffa insupportabili. La description dutumulte arrivé entre les Vignerons du village deRuel 8c les Archers de Paris, fai e par M. Frey, 8cintitulée, Récitas veritabilissuper terribili esmeutaPaysanorum deRuellio, est une des meilleures piècesmacaròniques qui soit en cette langue. Il y a uneÉlégie macaronique composée par Antonius deArena à la louange du Président d’Oppède, 8c impri-mée au commencement des Arrêts & appointernensfaits Tan 1 y 41. par le Parlement de Provence; maisen vérité les vers macaròniques ne conviennentpoint à des matières si sérieuses, 8c en général onpeut dire de toutes les macawnées :
Turpe est difficiles habere nugas ,
Et stultus labor est ineptiarum.
Les Allouons 8c les Flomans ont eu auili leurs
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