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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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11 étoit poreux, léger, blanc, & tout semblable aumadrépore vulgaire, rellemblant au corail blanc.M. Juffieu apporta ce madrépore à l’Académie desSciences en 1709. On lui a donné le nom de ma-drépore , comme qui diroit millepore-s , parce qu’ilest percé de beaucoup de trous. § 3 * Bien des Na-turalistes prétendent que les madrépores sont descorps qui servent de retraite à des polypes «Sc autresinfectes marins qui se bâtissent eux-mêmes la de-meure où ils habitent. Voye\ les articles relatifs.

O11 appelle Madrepojites les Madrépores fossiles,c’est-à-dire, ceux qu’on trouve dans le sein de laterre, & qui y ont été portés par les mêmes causes■qui font qu’on y trouve des coquilles Sc des autrescorps marins fossiles.

MADREURE. Voye-q Madrure.

MADRID. Ville capitale du Royaume d’Espagne, si-tuée près du Mançanarès , à douze lieues de To-lède , du côté du nord , Sc à quaue d’Alcala deHénarès, du côté du couchant. Madrïtum , Matri-tum. Gctte ville peut être divisée en vieille «Sc nou-velle ; la dernière est sans murailles, & la premièreest enceinte d’une ( muraille de cailloux rougeâtres,ce qui a donné lieu aux Espagnols de dire qu’ilsont une ville environnée de murailles de feu. Ma-drid n’entre dans les Etats de Castille qu’en qualitéde bourg. Elle n’est pas à beaucoup près si grandeque Paris, «Sc elle est mal - propre , «Sc mal-bâtie ;les maisons n’y font ordinairement que de terre ,8c 11’ont que îe plein-pied, «Sc le galetas, parceque tous les premiers étages appartiennent au Roi‘d’Espagne, à moins que les propriétaires des mai-sons ne rachètent ce droit. Il y a un fort beaupont fur le Mançanarès, quoique cette rivière soitpresque à sec en été. Le Roi d’Espagne y a deuxfort beaux Palais, celui où il demeure ordinaire-ment , 8c celui de Ruenrétiro, qui est hors de l’en-ceinte de la ville. Madrid s’est agrandie des ruinesde l’ancienne Mantua Carpetanorum , qui n’est plusqu’un village nommé Villa Mantua , & situé à unelieue de Madrid. Maty, Madrid est au 14 e degré delongitude, &c au 40 e degré 14 min. de latitude nord.Herrera dit que ce fut en 1560, que Philippe II quit-ta Tolède , le séjour ordinaire des Rois de Castille,pour aller demeurer à Madrid, qui devint par-là ca-pitale du Royaume.

En ce mot la finale d , ne se prononce pointdans Lissage ordinaire. Madrì est grand , Madri estbien mal propre; Sc non point Madri-d-eíï grand.MADRID. Nom d’une maison Royale de l’île deFrance j située au nord du bois de Boulogne, 8c aucouchant de Paris. Madritum , Matrìtum. François I,•Roi de France la fit bâtir, «Sc lui donna le nom qu’elleporte , pour marquer qu’il n’avoir pas honte de íaprison. ipTCest une erreur de croire que François I, ait fait bâtir ce château fur le modèle du Palais Royalde Madrid en Espagne, où ce Monarque fut enfermé.‘Ces deux édifices n’ont aucune reflemblance entr’eux.MADRIE. Ancien nom d une contrée de France. Ma-

■tricenfis , ou Madricenfis pagus. Madrecisus. La Ma-

drie étoif arrosée de l’Eure, de l’Iton, de 1 A ure 8c dela Mandre , de laquelle apparemment elle prenoirson nom de Madrie. De Valois, Not. Gall.p. 323.MADRIER, f. m. Terme d’Ingénieur. Planche fortépaisse qui sert à disterens usages dans l’Artillerie 8cdans la guerre des sièges. Pyloclaftri asserculus. Laplate forme des batteries de canon se fait avec de grosmadriers. 11 fit un grand amas de planches, de ma-driers, de sacs à terre, &c. Rel. de Rocroi. L’onporta des madriers à la tour que l’on vouloir ruiner.De Bvssi Rab.

L’efíet du pétard se fait par le moyen d’un madrierqu’on applique sur la bouche du pétard. Quelques-uns se fervent aussi du mot madrier , pour signifiersommier , ou poitrail. Il y a apparence que ce motvient de madera , qui, en Espagnol, signifie du bois ;d’autres disent de materia.

On appelle aussi madriers , en Architecture, lesplus gros ais qui sont ea manière de plate forme, 8c

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qu’on attache fur des racinaux pour asteoir fur de hglaise, le mur de douve d’un réservoir, ou tout autremur sur un terrein de foible consistance. Daviler.

MADRIGAL, s. m. Terme de Poësie Italienne? Espa-gnole 8c Françoise. Petite Poésie amoureuse, com-posée d’un nombre de vers libres «Sc inégaux, q" 1 " ani la régularité gênante d’un sonnet, ni la subtilitéd’une épigramme, mais qui consiste en quelque pen-sée tendre & délicate. Le madrigal est, selon M- ®Brun, une épigramme, dont la chute n’est pas vivebrillante, La tendresse «Sc la galanterie en sont ordinai-rement les sujets. Une certaine simplicité , beU e »noble 8c sage , en fait le caractère.

On regarde le madrigal comme le plus court despetits Poèmes, parce qu’il peut avoir moins de versque le sonnet 8c le rondeau. On n’y prend p 01 " 1d’autre règle pour le mélange des rimes «Sc des vers dedisterentes espèces, que le choix 8c la commodité del’Auteur. On y doit cependant prendre la licen cemoins que dans tout autre, soit pour la rime, so"pour la césure du vers, soit pour la pureté de l’exprebsion. P. Mourgues. Les petits génies qui n’ont p aSla force de faire de grands ouvrages, se retranchentsur les Madrigaux.

Ménage tient qu’il vient de mandra , qui signifie eNLatin 8c en Grec, une assemblée de bétail , parce qu "prétend que c’étoit originairement une chanson deBergers, dont les Italiens ont fait madrigale , 8c 110 USmadrigal. D’autres croient que ce mot vient de tnd'drugar, qui signifie en Espagnol ,se lever matin , P 31-ce que les madrigaux étoient chantés autrefois le m 3 'tin par ceux qui donnoient des aubades. D’autres dj“sent qu’il vient de Madrid, parce qu’on dit qu’n*etoient en vogue du tems que François I étoit prison"nier à Madrid.

On prétend que Mélm de Saint-Gelais est le pre-mier qui a introduit le mot de madrigal dans no" 6Poésie. On en trouve un seul imprimé dans ses ceU"vres. Comme ce madrigal est le premier qui ait pa.ru >8c qu’il n’a que dix-sept vers, on a établi pour règleque le madrigal ne doit point aller au-delà de dix-sop 1vers, 8c si toute l’ét'endue de la pensée ne pouvoir /être enfermée, il seroit mieux de le mettre en stan c£Slibres. P. Mourgues.

Le Madrigal plus fimple & plus noble en son tour,Respire la douceur, la tendresse & l’ amour. Bot n*

MADRIGAL. Ville d’Eípagne, dans la vieille Castilso’au voisinage d’Olmedo, à quatre lieues de Medin 3dei Campo, long. 13. d. 36'. lat. 41 d. is.

Madrigal est aussi le nom d’une ville de TAmériq 11 ®méridionale, à 3 5 lieues de Popayan.

MADRIGALEJO. Nom d’un village de l’Estramaduj cd’Eípagne. Madrigalexum. Il est près de la ville u®Truxillo , 8c il n’est connu que parce que FerdinaU*V, Roi d’Arragon y mourut l’an 1316. Maty. .

MADRIGALET. f. m. Petit madrigal. Il me sonso cque nous nous envoyons pour étiennes toutes l eSbourses du pays avec des madrigalets. Bussuà Madame la Comtesse de la Roche.

On veut que chacun vous étrenne,

Mais on veut qu il prenne la peineDe vous faire un madrigalet.

Pour moi fi je n av ois mon papa pour ressourcesBelle de la Roche-Milet,

Vous n aurieq rien eu que ma bourse.

Le petit Comte de Rabutin, p. 6 3. du I. ^ eSnouv. Lct. du Comte de Busty son pere.

MADRIGALIER. f. m. Qui fait des madrigaux* ^mot ne s’écrit point; mais on appelle M. de * a ssibliere, le grand Madrigalier de France, à caule qne faifoit que des madrigaux, «Sc qu’il y excelso"- . .

MADRINIER. C m. Nom d’un Officier qui ^ 0X yj a .autrefois dans les maisons des pots 8c des vertc %f a dri-drinarìus dans la basse Latinité. Il y aura u» ^ ^nier qui servira de voires & de hanaps. adRE »

dépense du Roi en 13T 3. Voyez ci-deisos