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n,om de la pécheresse ne prouve rien 5 qu’on nepeut rien conclure non plus de ce qu’il ne ca-ractérise Magdelène qu’en diíant que J. C. l’avoitdélivrée de sept démons ; qu’il n’est point vrai queS- Luc au chap. VIII. parle de Marie Magdelènec °rnme d’unc personne différente de la pécheresse,dont il a rapporté la conversion au Chapitre préeedent; qu’au contraire , après avoir raconté la conVersion de cette femme , il dit que depuis elle suivitd. C. 8c se joignit aux femmes pieuses qui l’accompa-Snoient, & lui fournissoient de quoi vivre.
On ajoute que les Auteurs qui tiennent pour ladistinction de ces trois femmes , réfutent mal lesraisons de ceux qui n’en font qu une ; que le passage deS- Jean XII. 7. même dans le sens qu’ils y donnent,N c prouve rien pour eux, 8c n’est point contrairea leurs adversaires; que ce fera une preuve de moinsPour ceux-ci, qui en ont assez d’ailleurs; que le lì-taice des Evangélistes fur l’absence de Marie sœurdo Marthe au temps de la mort du Sauveur, quoi-RN’on en dise, est un préjugé bien fort ; qu’il estct °nnant qu’on veuille sur des conjectures en 1 air,& fur des possibilités, aííurer qu’elle y étoit présente,rendis qu’on ne veut pas , vu le silence des quatreEvangélistes, qu’on puisse du moins douter : que direqu’ils étoient des personnes de fa connoissance ,ftoti ejus , Luc XXIII , y s. c’est ignorer les languesNaturelles des Écrivains sacrés, des personnes dontds font l’histoire , & des pays où se passoient ceschoses , que le N où de Saint Luc n’est autre choieque le D’jrtia & le D’iíTO des Hébreux, qui signifieles parens , & non pas les gens de la connoissance ;qu’une preuve que /rori ejus est pris dans le sens queJe dis, c’est que S. Luc distingue notiejus , des femmesquisuivoient J. C. & qui étoient de ía connoillance ,Niais qui n’étoient pas de fa parenté , 8c qu’il lesn °mme les premiers ; qu’il n’eût pas fallu faire cettedistinction , si ces mots ne fignifioient que des per-sonnes de fi connoissance,- que le Grec du nouveauTestament est plein de ces sortes d’Hébraïsmes ; &qu’il ne faut point rejettes ceci fur ce que S. Lucccrit en Grec , 8c non point en Hébreu.
Au milieu du XIII e . siècle , on croyoit que le corpsde Sainte Magdelène étoit à une petite journée d’Aix.Quelques années après on disoit qu’il étoit dans unechapelle où S. Maximin premier Évcque d’Aix l’a-voit enterree. E11 1279, Charles Prince de SalerneSc fils de Charles Roi de Sicile le fit chercher, Ri-chard de Clugni, 8c Bernard Guyon de l’Ordre desFrères Prêcheurs, qui en ont écrit la Relation ,disent que le S. corps fut trouvé non dans le tom-beau d’albâtre où S. Maximin le mit d’abord, mais«ans un aume de marbre placé vis à-vis la droite ene Ntrant, Dans le même tombeau, disent-ils, on trouvaP les du corps saint un écriteau rrès-ancien fur du°is incorruptible, contenant ces paroles: L’an 700.e la nativité de J. C, le 6 e . jour de Décembre, ré-^Nant Odoïn Roi de France, du temps de l’incur-J°N des Sarrazins, le corps de Sainte hoirie Mag-Jjèènc ssit transféré la nuit très-secrettement de sonsspulchrc d’albâtre en celui de marbre par la craintedes infidelles. On trouva aussi dans le tombeau un?Ntre ecriteau si ancien qu’à peine le put on on lire,1 e mit fur du bois couvert de cire, & portoit: Icie P°Jè le corps de Mane-Magdelène. Le Prince Charlesj^ a Nt fait cette découverte , assembla les Archevêques^ Abonne , d’Arles, & d’Aix , avec d’autres Evê-pl es > des Abbés 8c des Religieux , fa Nobleste, lepNgc & le peuple, le y de Mai l’an 12S0. & cnJj eilr Présence il leva le corps saint, & le mit dans1 nc A c h a sic d’argent ornée d’or 8c de pierreries ; pour
, tcre il la mit dans un reliquaire de pur or. Dc-énV Frince Charles étant devenu Roi de Sicile ,j a ^ht en ce lieu un couvent de frères Prêcheurs ap, Place des Moines de S. Victor de Marseille , trans-es ailleurs par l’autorité du Pape Bonifacc VIII. enTel est lc récit des deux Auteurs que j’ai cités.
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hiais il est difficile de l’accorder avec d’autres
31lS - Car i°. Jamais Roi de France ne se nomma
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Odoin, ou Odoïc l’an 700. c’est Childebe-t IIqui régnois depuis l’an 698, qu’il avoit succédé àClovis III. son frere aîné, & il eut pour successeuren 716. Dagobert II. selon Du Tillet dans ía Cro-nique, 8c III. selon d’autres. 2 0 . L’an 1267, S. Louisaccompagné du Légat Simon de Brie , alla à Vézelai„8c y assista à la translation des reliques de SainteMagdelene d’une chaste dans un autre. En remon-tant plus haut, l’on trouve que dès l’an 1146, oncroyoit avoir ce saint corps à Vézelai, & qu’en 898.l’Empereur Léon le Philosophe l’avoit fait apporter(d’Éphese selon Cédrénus) à Constantinople. Voye^Bzovius à l’an 1270. §. 19. 8c la Dissertation de M.De Launoy fur cette Sainte. Ce Docteur prétendavoir prouvé, que la Magdelène n’a jamais été enProvence, 8c ses preuves font fi fortes , que les Ja-cobins n’y ont jamais répondu comme il faut.
La Magdelène. La fête de Sainte Magdelène le 22 Juilletjour qui est consacré à l’honorer. Sancta'Magdalenafestum. Les deux Rois de France 8c d’Angleterre,Louis le Jeune & Henri II. avoient marqué le jourde leur conférence au lundi d’avant la Magdelène ,c’est-à-dire, au 20 de Juillet 1170. FéeUry, HiR.Eccl. L. LXXII. p . 33I ,
Magdelène. En termes de spiritualité, est le symbolede la vie contemplative , comme Marthe l’eit de lavie active ,' parce que lorsque Notre-Seigneur allaloger chez ces deux sœurs, Luc X. Magdelène dc-meuroit aux pieds de Notre-Seigneur à l’écouter,tandis que Marthe s’occupoit à lui préparer à man-ger , & à le servir. Il se remit devant les yeux lesdeux formes de vie ft différentes, dons l une fur lemodèle de Marthe, est tout,e occupée au service duprochain ; & l’autre à l’exemple de Magdelène n’apoint d’autre emploi que le repos de la contem-plation. Bouhours , vie de S. Ignace , L. III. Quel-que peu de ressemblance qu’il y ait entre Marthe 8cMagdelène , elles font sœurs , & ne font pas enne-mies. Id. 16 : c’est-à-dire, que Faction 8c la contem-plation ne font point incompatibles,
Sainte Magdelène. Nom d’un Ordre de Chevalerie.L’Ordre des Chevaliers de Sainte Magdelène n’apoint été institué. Il fut seulement projetté par JeanChesnel, Seigneur de laChappronaye, GentilhommeBreton. Il proposa le projet de cet Ordre au Roi 8cà la Chambre de Noblesse l’an 1614. Pendant latenue des États à Paris. Louis XIII. en vit les ca-
, hiers, 8c lui marqua qu’il agréoit son dessein. La finde cet Ordre étoit d’empêcher les duels 8c les que-relles parmi la Noblesse, 8c à l’exemple de SainteMagdelène , parfait modèle de pénitence , faire re-venir les Gentilshommes de ces désordres , & desautres qui y donnoient occasion , 8c auxquels ils s’a-bandonnoient, comme les juremens, les blasphèmes&c. La Croix de cet Ordre que les Chevaliers dé-voient porter au cou 8c fur le manteau , finiílbit enfleurs lis aux trois branches, afin de renouvelles lamémoire de l’Ordre du lis , qui 1 etoit de Navarre ,8c le pied commençoit en croissant, nom d un autreOrdre établi par René Duc d’Anjou. Cette croixétoit au dehors cantonnée de petites palmes double-
blement agencées en rond, pour marque du voyagede la Terre-Sainte fait par I’instituteur de cet Ordre.La Magdelène , patrone de l’Ordre, etoit représentéeau milieu dans un ovale, & devoir donner le nomà l’Ordre , dont la croix etoit cantonnée de fleursde lis, rayonnées de soleil, pour montrer l’excel-lence du Royaume de France , le plus illustre de laChrétienté. Les Règles & Statuts de l’Ordre dresséspar Chesnel sont compris en 20 articles que l’onpeut voir dans Favin, qui parle de cet Ordre dansle I. Tome de son Théâtre d’hormeur , p- $7 2 - 6-fuiv. Hermant en parle aussi, Chap. dp.
Religieuses de la Magdelène , Magdelonettes. II ya plusieurs fortes de Religieuses qui portent k nomde Sainte Magdelène , qu’en bien des endroits lepeuple appelle Magdelonnettes.
Les Magdelonettes de Mets, comme il paroit patune Sentence de Conrad Bayer de Boppart, Evcque