M A N
auteur de k première, Publius Valerius Publicola ,qui institua la seconde. Il .est parlé sort au long dela troisième, dans les Institutes de Justinien. Il n’é-toit pas nécessaire que le Préteur fur fur son Tri-bunal pour faire la cérémonie de la manumijsion ; illa faisoit par tout où il se mouvoir, chez lui, dansles rues, en allant au bain , &c. II mettoit fur la têtede l’eíclave une baguette appelée Vindicta , en di-sant , Je dis que cet homme est libre selon les us &coutumes des Romains ; ensuite il donnoit fr ba-guette au Licteur , qui en frappoit la tête de l’escla-ve : ensin il lui frappoit le visage & le dos de lamain. Et le Greffier ou Scribe mettoit le nom dunouvel affranchi dans les registres , avec la cause de lamanumijsion, L’Empereur Constantin sit faire les ma-numijsions à Rome dans les Eglises, comme le ditSozomene.
Ce mot vient du Latin manumi jio , qtda servusmittebatur extra manum , feu potefiatem domini fui.§ 3 “ On mettoit, pour ainsi dire, son esclave ouson serf hors de la main. En France nous disons pluscommunément affranchiílement.
In MANUS.- Terme Latin , que 1 usage a renduFrançois. Il n'a qu’à dire son in manus. Quand je mevis entre les mains de ces brigan^, je dis mon inmanus.
Guillàin répondit là defus.
La vieille a dit son in manus. ■
La Monnoye.
MAO ' 8 i i
Nom d un ancien bourg d’Eípagnc. Mar.paniìía ,Pomeriola. Il est dans le Royaume de Léon , à qua-tre ou cinq lieues de la ville de ce nom , en tirant versPalencia. Mat y.
MANZEL. s. m. Terme de Relation. Mansio , siatio.C’est ainsi .qu’on appelle en Perle le rendez-vous desvoyageurs & des caravanes à la fin de la journée : unmanuel est un caravanserai. Les Manuels font éloi-gnés les uns des autres d’une distance raisonnable ,afin que les chevaux chargés puiffént dans un jouialler commodément de 1 un à l’autre. Cette distancecependant n’est pas par-tout égale , elle est quelque-fois de cinq, ou de six, quelquefois de huit ou dixlieues. Cette différence vient de Peau & des lieuxhabités, qui ne se rencontrent pas également dansla Perle. La distance d’un lieu à un autre se comptepar le nombre des manuels. Ainsi , on dit que d’IÍ-pahan à Candahar, il y a 40 manuels , ou mansils ,c’est-à-dire, 40 journées.
M A 0 .
MAO. Poids. Voye £ Man.
MAON. Nom d’une ville de la Tribu de Judu, dansla Terre-Sainte. Maon. Elle étoit dans la plaine àcôté de Jésimont, 8c à l’orient de Daroma. Voye\Jos. XV , //. & le J. Livre des Rois, XXïlI. 24.
Maon, ou Port-Mahon. Nom d’une petite ville,située fur la côte orientale de l île de Minorque, àhuit lieues de Citadella. Mago., Port-Mahon a unfort beau port, & la ville est défendue par la cira-
Malgré son in manus, la vieille sera notre.
Idem.
^ 3 “ MANUSCRIT , ITE. adj. Qui est écrit à.la main.Manuscriptus liber, codex manuexaratus. 11 y a tantde volumes dans cette bibliothèque, imprimes oumanuscrits. Pièce manuscrite , copie manuscrite. Ceterme est auffi très-souvent substantif masculin. Manu-scriptum. J'ai lu cette pièce en manuscrit. Cet ou-vrage ne court qu’en manuscrit.
§ 3 “ On le dit particulièrement de í’original d’un livre ,de k copie de l’Auteur sur laquelle il a été imprimé.Autographum. Ce terme s applique a des écrits con-sidérables ou par leur ancienneté, ou par leur ra-reté. Manuscrits curieux, rares. Vieux manuscrits,anciens manuscrits. C’est le nombre des anciensmanuscrits qui fait la iichestè d’une biblothéque.Confronter les Auteurs avec les manuscrits origi-naux des- anciennes bibliothèques.
MANUS DEL Sorte d’emplàtre. Voye\ le Dict.
(Econom. au mot emplâtre. Manus Dei.fsP MANUSTUPRATION , MANSTURPATION ,
MASTUPRATION , synonymes, formes des motsLatins, manus main , 8c siupresio ou firuprum. Cefuneste usage de la main d’un homme qui chercheà se suffire à lui même, est désigné par un Auteurmoderne ( M. Tissot ) par le titre d’ onanisme dunom d’onara , l’un des fils de Juda, dont il estparlé dans la Genèse, c. 38 v. p, & 10.
MANUTENTION. í. f. Action par laquelle on conserveen même état quelque, chose , ou loin qu’on prendpour faire exécuter une chose. Conservatio. O11 nele dit guère qu’en parlant des choies morales. LesMagistrats doivent avoir foin de la manutention de laPolice , & des régiemens; les Généraux , de la disci-pline militaire ; les Supérieurs des Monastères , de lamanutention des Statuts de la Règle de 1 Ordre. LeConcile & l’Ordònnance appellent les Ordinaires àla manutention de la discipline. Pat.
MANY. f. m. Nom d’un fruit du Perou. Il se formedans une gouíïè qui ne íortpas de terre, dans laquellefont quelques grains comme des haricots ronds,lesquels étant rotis au four dans leur gousse , ont ungoût agréable de noiíette rôtie. On en mange beaucoup, quoiqu’il échauffe extraordinairement. C’estapparemment l’Araquidua de quelques Botanistes :les habitans l’appellent Many. Frezier , p. 168.
'MANZANîLLA , MANZÉRA , ou MANSILLA.
Tome V.
delle de Saint Philippe.
MAOU. f. m. Terme de Calendrier. C’est le nom queles Cathaïens donnent au quatrième de leurs Cyclesou Tchags , que les habitans de Turquestan nom-ment Thauschcan, & les Persiens Kerkhoufch ,noms qui signifient en leur langage un lièvre. D’Her-belot. Voy. Giac, ou Tchag.
MAOZIM, ou MAUZZIM. 1 . m. Nom d’un dieu,selon quelques-uns. Maosn , Maosim. Daniel enprédisant au chap, XI. ce que devoir faire un Roi quiaffligera le peuple de Dieu, dit, il révérera le dieuMaosim, dans le lieu qti’il lui aura choisi , &c.Maosim en Hébreu D’ijJD signifie . les forces. SelonCalvin & quelques autres, il s’agit là des Romains,8 c 011 dit, qu’ils honorèrent le dieu des forces ,parce qu’ils attribuoient à eux-mêmes la divinité 8cne dónnoient à leurs dieux de force & de puistance ,qu’autant qu’il leur plaisoit,- ne faisant aucun casni des hommes, ni des dieux, en comparailon del’estime qu’ils avoient pour eux mêmes. D’autres di-
- sent que Maosim étoit un dieu particulier , adoré àModia par Antiochus , dont il s’agit-là , 8c non pasdes Romains. Grotius croit que c’est le dieu de laguerre à qui les Phéniciens donnoient ce nom, quivient de “i/ (a\a^) qui signifie sortis , validus j ilfalloit dire îp a% , & non pas a\a\ : que c’est le dieuque Julien appelle A\i\us , dans l’hymne du Soleil,qu’en ajoutant une lettre héémantique , on fait auplurielD’íJJO Maiqim, que c’est de-là que s’est flicle mot François magasin. Que de plus en pronon-çant le ain p en 0 , & changeant leî en “ , commefont les Chaldéens Sc les Arabes, de Maozim, onavoir fait Moditi , nom du lieu où ce dieu avoir untemple , & qu’ Antiochus avoir voum qu on adorâtce dieu comme faiíoient les Phéniciens. Sanctiuscroit que c’étoit le dieu de laigett , le Plutus desGrecs , dont tout le monde vante la puissance, &auquel tout obéit, comme dit l’E. clésiaítique, X.iç. que les avares adorent; & qu’ Andochus étoit íipassionné pour l’argent, que souvent il étoit allé enÉgypte , & avoir pillé les temples & les autels, &violé tous les droits divins Sc humains pour enamasser. Géjerus croit aussi que c’étoit un dieu parti-culier ; il veut avec Heinsius que ce fût Mars. Cor-nelius à Lapide dit que c’est un démon familier qu’a-voit Antiochus. Maldonat le prend pour JupiterOlympien , qui étoit le plus puisiant des dieux,
1 c’est ainsi que l’Écriture appelle Jéhovah, le Dieu
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