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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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des vertus, & des armées. En effet, continue Mal-- donat , Antiochus plaça Jupiter Olympien dans letemple de Jérusalem, Sc l’y voulut faire adorer.V/illet & Mélanchton font auifi de ce sentiment.Junius Sc Trémellius avec Polanus, disent que ledieu Maosim lignifie des forteresses, ou des sortifìcations j que c’est le vrai dieu, le dieud’Iíraël , quiest ainsi nommé , parce qu il est adoré à Jérusalemqui est appelée íouvent la ville des fortifications, quel’Ange ne dit pas qu’Antiochus 1 adora, mais quedans son lieu, c’est à dire, dans le lieu qui luiétoitconsacré dans le temple-de Jérusalem , il adoroit unautre dieu que lui. Enfin, d’autres entendent en gé-néral les démons.

MAP.

MAP. f^oye^ Mépe.

MAPPE. Voye% Part. suiv.

MAPPAIRE. f. m. Nom d’Office. Mapparius. Chezles Romains le Mappaire étoit celui, qui, dans lesjeux publics, comme ceux du Cirque & des Gla-diateurs , donnoit le lignai pour commencer, jetoitune mappe, mappa , qu’il recevoit auparavant dePEmpereur, du Consul , ou de quelqu’autre Ma-gistrat , apparemment du plus distingué qui fût pré-sent , ou de celui qui donnoit les jeux. Foye^ Sau-maise sur Solin, p. 201 & 422.

On appeloit mappa circensis chez les Romains ,un rots eau qui se r voir de signal pour annoncer lecommencement des jeux du Cirque.

En France , on appelle Mappaire , celui qui ,quand le Roi avoir lavé , lui présentoir la serviettepour s’elfuyer les mains. Foy. le Patrïarchium Bi-turtn.fe , chap. 30. Sc Aunoin, Hìjioire de France ,L. 4. c. 2.

MAPPE. f. f. Torchon , espèce de petite serviette degrosse toile , dont on se sert pour torcher les meu-bles. Du Latin Mappa. Ce mot n’est point enusage.

MAPPEMONDE, s. f. Terme de Géographie. Uni-vers orbis delineatio. C’est la description ou la déli-néation de la figure du monde , ou plutôt de la terresur un plan, ou dans une carte. La Mappemonde,est ordinairement comprise en deux cercles, quifont les deux Hémisphères; Pun contient le mondeancien , c’est à dire , l’Europe , l’Asie Sc l’Afrique ;Sc l’autre le nouveau monde, c’est-à dire , l’Amé-rique. Eustachius témoigne qu’Anaximandre fut lepremier qui fit les cartes géographiques, ou Map-pemondes ■ Sc ensuite Hécatams, Démocrite , Eu-doxe, Sc autres.^ La Mappemonde de l’Observatoirede Paris a le pôle septentrional pour centre. Turquet vouloir qu on fit toujours les Mappemondes decette manière, Sc qu’on représentât la terre endeux cercles , qui fulíent terminés par l’équateur,& qui euisent pour centre , l’un le pôle austral,& l’autre le pôle boréal. La commodité de cessortes de Mappemondes , c est que tous les méri-diens font représentés par des lignes droites, Sc lesparallèles par de vrais cercles parallèles, au lieuque félon les règles de la projection ordinaire des Map-pemondes , il n’y a que le premier méridien quisoit représenté en cercle, Sc un autre méridien enligne droite ; les autres ausiì-bien que les parallèles,font des portions de lignes courbes ou de cercles,dont le centre est hors de la carte , mais I’incom-moditéde ces sortes de Mappemondes de Turquet,c’est que le milieu de la carte demeure vide ,,étantdestine à représenter les environs des pôles qui nousfont inconnus. Je crois cependant que ce qui faitpréférer 1 es Mappemondes ordinaires à celles de Tur-ques , c’est qu’on est accoutumé aux unes , Sc qu’onne l’ést pas aux autres.

Ce mot vient de mappa , qui dans son origine si-gnifie la nappe que l’on étend sur une table où l’onmange. Nous en avons fait le mot nappe, & nousavons conservé \’m , en parlant d’une carte que l’onetend comme une nappe fur une table, Sc fur la-

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quelle on volt le globe terrestre aplati > d’où lui vientaullì le nom de Planisphère. On conçoit aisémentque l’on ne peut voir que la moitié d un globe à lasois; c’est ce qui s’appelle Hémisphère. Voyez cesmots.

MARRER, v. a. Frotter pour ôter l’ordure, nettoyeren frottant. Madame Mazarin aimoit si fort la pro-prété, qu’elle faifoit assez souvent mapper & broflerson appartement à la manière d’Angleterre, deux outrois fois le jour. Il est inusité.

Qu on auroit vu de propreté ,

De netteté !

Qu on eût frotté !

On auroit vu dans ce saint lieu ,

Mieux qu’à la Trappe ,

Par brosse & mappeHonorer Dieu. S. Évremond.

MAQ.

MAQUE, ou MACHACOIRE. f. f. Instrument aveclequel on donne la première préparation au chan-vre pour le réduire en filasse, après qu’il a été roui,On l’appelle plus communément brayoire.

MAQUÉDA. Nom d’un bourg avec un château Sttitre de Duché. Macheda. Il est dans la Castillevieille , à sept ou huit lieues de Tolède, vers Dcouchant. Maty. La Maison de Maquéda est unebranche de celle de Cardenus.

MAQUER, ou MACHER le chanvre. C’est le rompreavec l’instrument appelé Maque , ou Machacoire.

MAQUEREAU, f. m. Poisson de mer qu’on pêcheaux mois d’Avril, Mai, Juin , Sc Juillet. Scombef-C’est un poison de mer vivant en troupe longd’environ un pied & demi, fans écaille , rond dscorps, épais, charnu, insistant en pointe par lesdeux bouts. Car il a le museau pointu , Sc l’extrémitevers la queue , pointue. La queue finit en deux poin-tes. Sa bouche reílemble à celle du thon : il a lesyeux grands & dorés. Quand il est dans l’eau, ilparoît couleur de soufre , & quand il est hórs dsl’eau, Sc qu’il est mort, il est bleuâtre , Sc tout tra-versé de plusieurs traits noirâtres. Rondelet , deSPoissons , Liv. FIII , chap. 7. J’ai connu des gensfort versés dans l’Architecture navale , qui préten-dent que le maquereau est de tous les poissons celuidont la figure doit servir de modèle à la constructiondes vaisseaux. On mange le maquereau frais ou sale.L’eau dans laquelle on fait cuire les maquereaux estfort lumineuse, quand elle est remuée.

Ce mot vient d maculis , parce qu’il est foretacheté. Quelques Auteurs modernes font appelsMaquerellus.

|sT Maquereau , elle. f. m. Sc f. Terme grossierproscrit parmi les honnêtes gens. II désigne celu*ou celle qui fait métier de débaucher Sc de prostPtuer des femmes Sc des filles. Leno , lena

Ce mot , aulsi-bien que celui de Maquignon ,vient de maque , qui en vieux François, signifiostvente. Il y a encore à Paris 1 Hôtel de la Maque 3 oàles Picards venoient vendre leurs marchandises : cSqui est fort vraisemblable. Quelques uns tirent cenom de l’Hébreu "130 macar , qui signifie vendre,parce que ces pestes publiques font trafic de la proLtitution. Tripaut le fait venir de aquariolus , q ul fsignifié en Latin un homme qui sollicite la pudicitsdes filles. Et quelques-uns ont ajouté, que alcOshuete dont se servent les Espagnols en la mêmesig* 11 'fication , vient de aquahuete , quod aquam ferat’Ménage prétend qu’il vient de macula , à cause q uCceux qui représentoient les maquereaux dans lesanciennes Comédies, étoient vêtus de diverses eou-»leurs, comme on voit dans Tertullien, de Pallis»Sc à cauíè qu’on appelle maquereaux , ces ta c j-,qui viennent aux jambes , Sc les postions d Avrifont pareillement tachetés. Nicot rapporte ^mes étymologies que Ménage, qui les a P" -lui. Donat, en parlant des habits que les