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d’un Héros, pour dire, qu’ils rendront fa gloireimmortelle. Le P. Kircher enseigne le moyen de faireque les couleurs qu’on applique fur le marbre pé-nètrent toute fa substance, en forte que si on lecoupe en plusieurs tables parallèles , on y trouverala même image qu’on avoit peinte fur la surfaceextérieure ; c’est en son second volume du Monde-souterrain.
A u Palais, on appelle Table de Marbre , la Ju-risdiction des Eaux & Forêts, celle de la Connéia-•blie , 8c celle de l’Amirauté , parce qu’autrefois cesJuridictions se tenoient auprès d’une grande tablede marbre qui occupoit la largeur de la salle du Pa-lais , 8c qui sorvoit aulsi aux festins Royaux. On re-lève au Siège de la Table de Marbre , les appella-tions des Maîtres particuliers des Eaux 8c Forêts , 8ccelles des Gruyers des Seigneurs particuliers. On peutappeler des Jugemens rendus au Siège de la Table■de Marbre , quand ils n’ont point été rendus endernier ressort. Ils font souverains quand le premier■ Président, ou un autre Président du Parlement vatenir la Juridiction des Eaux 8c Forêts avec les Con-seillers de la Grand’Chambre, & les Officiers de laTable de Marbre. U faut qu il y ait deux fois autantde Conseillers au Parlement que d’Officiers de laTable de Marbre. Pour les Jugemens rendus à l’Or-•dinaire , on en appelle au Parlement. Ils sont seule-ment exécutoires par provision, nonobstant l’appel,jusqu a la somme de 200 livres. Voye \ Eaux, poul-ie Siège de la Connétablie , 8c Maréchaussée de laTable de Marbre du Palais. Voye\ Maréchaussée.A l’égard de l’Amirauté, il y a appel des Sièges par-ticuliers au Siège de la Table de Marbre. Il y atrois Sièges généraux de la. Table de Marbre , un àParis, un à Rouen , 8c le troisième en Bretagne.Koyc £ Amirauté.
AI a r bre. Terme de Philosophie hermétique , c’estl’ouvrage de la pierre. Cuire le marbre , c’est cuirela pierre au blanc.
Les marbres d’Arondel, sur lesquels se trouve une•très ancienne Chronique d’Athènes, gravée en lettrescapitales dans 1 ile de Paros , l’une des Cyclades ,a6) ans avant Jésus Christ , ont été ainsi tnommésde Thomas Comte d’Arondel, aïeul du Comte Ma-réchal d’Arondel, qui les fit venir du Levant à grandsfrais. Ce qui est déplorable, c’est que durant les trou-bles d’Angleterre, la plupart de ces marbres furentemployés à réparer des portes & des cheminées.
Les marbres d’Oxford, sont les marbres , ou lespierres antiques de marbre que l’on garde dans leCollege & la Bibliothèque d’Oxford en Angleterre.■Ce sont ceux d’Arondel, que Henri Comte d’Aron-del , Maréchal d’Angkterre , petit-fils de Thomas ,qui les avoit fait venir d’Orient, a donnés au Collèged’Oxford) ceux que Selden y a légués par testamentà la même Bibliothèque 8c quelques autres que di-vers particuliers y ont auisi donnes. Humfroi Pri-deaux fit imprimer en iyy6. a Oxford au Théâtre ,les inscriptions de tous ces marbres qu il appelleMarbres d’Oxford, avec un Commentaire, MarmoraOxonìenfia.
|si]P MARBRE. Terme de marine. On appelle ainsi lecylindre fur lequel s’enveloppe la droite ou cordagequi fait agir la barre du gouvernail.
MARBRER, v. a. Peindre, ou disposer des couleurs,ensorte qu’elles représentent celles qui se trouventdans certains marbres. In modum marmoris variare ,variegare. On marbre le bois. On marbre les livres ,tant fur cuir que fur tranche. On marbre le papier,quand on en fait du papier marbré. On fait aulsi desbas de laine, ou de soie marbrés , qui sont tissus debrins de diverses couleurs.
Ce mot est auisi employé par les Bonnetiers, &-Faiseurs de bas. C’est mêler si agréablement les lainesde diverses couleurs dans les bas qu’ils font, que cemélange ressemble en quelque sorte à du marbre.Marbrer des bas.
MARBRÉ, ÉE. part. & adj. In modum marmoris variatus. On appelle, truffes marbrées , des truffes qui
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font grises 8c blanches en dedans. Acad. Fr.
§ 3 “ MARBRÉ. Se dit en Botanique des Heurs qui ontun panache irrégulier. Vye\ Panache.
fCT Papier marbré. C’est un papier peint de diversesnuances qui imite en quelque sorte les disterentesveines du marbre : étoffe marbrée , celle où il y a deslaines ou des soies de différentes couleurs mêlees en-semble.
Marbrée de Botre. Terme de Fleuriste.. Nom deTulipe. C’est un gris-de-lin mouvant; un beaurouge & relevé d’un incarnadin fort éclatant. MoRiN.
Marbrée Grenier. Autre Tulipe rouge , colombin,8c blanc. Id.
Marbrée Saint Germain. Autre Tulipe qui estg ríSmontant, incarnat 8c rouge. Id.
Pêche Marbrée. Voye\ Violette Tardive.
fCT MARBRERIE, f. f. Ce terme désigne non-seule-ment l’usage & la manière d’employer les disterensmarbres , mais encore l’art de les tailler, de les polit,8c de les rendre propres aúx ouvrages où ils doiventêtre employés. On fait disterens ouvrages de mar-brerie. Marmoratio.
MARBREUR, f. m. Ouvrier qui marbre la tranche deslivres , & fait du papier,marbré.
MARBRIER, f. m. Ouvrier qui taille, qui polit lemarbre, qui le tire des carières. Marmorarius. Il sedit aulsi du Maître qui conduit, 8c entreprend lesouvrages. 11 est défendu aux Marbriers , de se direMaître Marchands, Scieurs & Polisseurs de marbre,faiseurs de tombes , épitaphes , sépultures, manteauxde cheminée, 8cc. 8c de vendre aucuns ouvrages depierre 8c de marbre, tant simples que polis, aUpréjudice des Sculpteurs, par Sentence du 26 Mars1608.
MARBRIERE, f. f. Quelques-uns appellent ainsi leslieux d’où l’on tire le marbre. On dit plus com-munément carrière de marbre. Les Marbrières sonttoujours le long d’un coteau. Gollut dans ses Mé-moires des Bourguignons, dit, Z. II. c. 20. qu’il ya des marbrières près de S. Loutain, à Toraise & à-Torpers, en Bourgogne.
MARBRURE, f. f. Terme de Relieur. Limitation dumarbre fur le papier marbré, ou fur la couvertured’un livre. Voilà une belle marbrure.
MARC. f. m. ( le C ne se prononce point si Espècede poids qui sert à peser les choses précieuses, ouqui sont en petit volume. Bes Romanus,selibra Fran-cica. Marea. Mariana dans son Traité de Ponderibus& Mensuris , dit marcus masculin, 8c non pas marco.féminin. Il est fait de cuivre , 8c est subdivisé enplusieurs petits poids qui s’enchâssent l’un dans l’autre,8c qui vont toujours en diminuant de la moitié. Lepoids de marc de Paris vaut 8 onces, ou une demi-livre, 192 deniers, ou 4608 grains. On diviíe lemarc en 8 onces , l’once én 8 gros ou en 20 este-lins ; l’estelin en deux mailles , & la maille en deuxfélins, qui sont expliqués à leur ordre. Le marc o ules 8 onces font 64 gros ,192 deniers , 160 estelins,320 mailles, 640 félins, 8c 4608 grains. On vendí’or 8c l’argent au marc , 8c à l’once. Quand la mon-noie est rognée , on ne l’expoíe qu’au marc. Le marid’argent est de douze deniers, & chaque denier estde 24 grains. Pour les pierreries fines & les perles,le marc d’aloi que les Orfèvres & les Joailliers ap-pellent once , se divise en octaves , en carats 8c engrains. Le marc ou l’once contient 8 octaves, 1 oc-tave contient 20 carats, le carat contient 4 grains*A Boulogne en Italie, le marc ou l’once d’aloi ledivise en 640 grains, 8c chez les Maîtres des mon-noies en 579 grains seulement. Rapias dit, que lemarc etoit d’une livre ; mais il se trompe : la Chro-nique de Mayence, dit que la livre d’or contientdeux marcs d’or Foye% Gronovius , Z?e Pecuniavet. L. II. c. 6.
Ce mot vient du Latin marca , signifiant la lîîe ”chose. Mais George Agricola dit que c est un nAllemand. II y a eu plusieurs sortes de s ar f SFrance, & dans les pays étrangers, qm i OJ1plement distingués par Ou Gange,