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MAROSÎICA, MOROSTICA. Nom d’tme forteressedu Domaine de Venise , en Italie. Marostïca. Mo-rostica. Elle est dans les montagnes du Vicentin , àquatre lieues de Vicence, du côté du nord. Maty.
MAROTH. Nom d’un ancien bourg de la baffe Pan-nonie. Martis Castra. Il est dans l’Efclavonie, fur laBozwtha , à six lieues de la ville d’Ellex, vers le midi.Maty.
MAROTIQUE. adj. m. & f. Qui se dit du style , St del imitation du Poëte Marot. Mar oticus , Marotianus.Une Epître en style Marotique. Une Epigramme Ma-rotique. Les naïvetés Marot'ujues. $3° Le style Maro-tique , est une manière d ecrire particulière , gaie ,agréable j simple & naturelle, & qui exclut toutesles expressions baffes , rampantes, proscrites par ladécence 8c par le bon goût.
Marot ayant le premier attrapé le vrai tour dugenre naïf, il a été censé depuis avoir déterminé lepoint de perfection , où notre Langue pouvoir êtreportée dans le genre naïf. Jusque-là , qu’aujourd’huiencore, malgré tous les changemens arrivés dans leFrançois, le style Marotique fait parmi nous commeune Langue à part, dans laquelle notre oreille estfaite à sentir des finesses & des agrémens que l’on nefauroit lui remplacer dans un autre style. M. l’Abbed’Olivet, T. //, de l’Hift. de PAcad. Franc.
On appelle aussi Marotique, le Poëte qui, pourme servir de l’expreffion de Boileau, imite de Marotl’élégant badinage. Un Poëte Marotique emploie lemot d’affairé , dans la belle pièce des Tisons.
Gens importans , gens affairés. Dict. NÉol.
On ne doit pas confondre le style marotique , avecle burlesque. 11 ne faut pas croire qu’en copiant lesexpressions surannées de Marot, on ait atteint lesgrâces & fa bonne manière. C’est assez souvent néan-moins tout ce qu’on remarque de marotique danscertains lambeaux de Poësies qui courent le monde.Mém. de Trév. .
§3" MAROTTE, f. f. Espèce de sceptre au bout duquel ily a une petite figure ridicule , coiffée d’un capuchonde disterentes couleurs, & garnie de grelots que por-toient autrefois ceux qui faifoient le personnage defous. Ridiculum stgillum quodprœfert morio. En Alle-magne j il y a des fous en titre d’office , qui font obli-gés de porter de telles marottes. En France , tous lesfous ne portent pas des marottes. Fou à marotte. Fou àporter marottes. Mas.
Marotte. Se dit aussi d’une passion violente , d’unefantaisie , ou de quelque attachement qui approchede la folie. Chacun a fa marotte. Suus cuique attri-butus est error. Cat. Quisque suos patitur manes. Cejeune homme est entêté d’une telle fille , c’est famarotte. Des Enthousiastes , les uns s’entêtèrent del’Eglise Gallicane, les autres du Calvinisme ; quel-ques-uns se firent des marottes particulières.
Marotte, f. f. Nom de femme , diminutif de Marie.Petite Marie. Maria.
MAROTTI. f. m. Grand arbre qui croît au Mala-bar, dont les feuilles reílëmblent à celles du laurier,8c qui portent un fruit rond , oblong ; au-dedansduquel il y a un noyau dur , large 8c jaunâtre, quicontient dix ou onze amandes. Si l’on frotte lesparties affectées de galle 8c de démangeaison , &celles où l’on sent de la douleur , de l’huiie extraitede la semence de ce fruit, on en sera soulagé. Elle estbienfaisante dans les maladies des yeux , causées pardes humeurs salées. Ray , Hist. Plant.
MAROUCHIN. f. m. Sorte de pastel de mauvaiíequalité , que l’on fait de la sixième récolte des feuillesde la plante qui produit cette drogue si utile pourles teintures en bleu. Le marouchin est le moindre detous l es pastels. Il n’a pas plus de force que levouède de Normandie.
MAROUFLE, f. m. Terme injurieux fCP qui s’appliqueà un fripo n , à un mal-honnête homme. C’est un ma-roufle , un franc maroufle. Il est du discours familier.
On dit proverbialement à ceux qui parlent malTome V,
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des Officiers , Hé quoi ! les gens du Rai font ils desmaroufles ?
§GP MAROUFLER, v. a. Terme de peinture. C’est en-duire le revers d’un tableau peint en huile íur toile ,& 1 appliquer fur du bois, du plâtre ou de la pierreavec une certaine colle nommée maroufle, (avecde la terre d’ombre qu’on a fait bouillir ) c’est lecoller avec la colle forte, ou des couleurs grollès,en Rappliquant.
DPT MAROUFLÉ, ÉE part.
§3 MAROUTE. Espèce de Camomile. Voye q ce mot.
MAROZZO. Bourg d’italie, au Royaume de Naples.Quelques-uns croient que c’est l’ancienne Buca, ouBuba .
MARPACH. Petite ville d’Allemagne dans la Suabe,située fur le Necker, près de l’endroit où la Murr fejette dans ce íieuve.
MARPAUT. f. m. Vieux mot. Homme qui prendtoujours quelquè chose.
MARPURG. Ville d’Allemagne , située dans la Heíîè,fur la Lahne,.à cinq lieues au-dessus de Giésen, &à six de Vetzla. Marpurgum , Mattiacum , CastellumMattiacorum. Marpurg est une ville assez grande &allez bien bâtie ,,défendue par une bonne citadelle.
Il y a une Université , érigée l’an j y 1 6 . par le Land-grave Philippe le Magnanime. Cette ville appartientaux Landgraves de Hesse-Castèl. Maty.
MARQUADERIE. C, f. Fromagerie , lieu où l’on lècheles fromages , ou bien le marché où on les vend.
MAR QU ADISSE, f. f. On nomme ainsi au Levant,particulièrement à Smyrne , les veines 8c pointscouleur d’or, qui fe trouvent dans le Lapis Lazuli.
MARQUAIRE, ou MARCAIRE. Ville des Indes furla côte de Malabar, au royame de Calecut.
MARQUANTE, adj. f. Terme de Jeu d Impériale. Onappelle ainsi les cartes pour lesquelles on marquedes points , quand on les a. Le roi, la dame, levalet, l’as, le sept, sont des cartes marquantes ; leshuit, les neuf & les dix ne le font point. J’ai qua-tre triomphes marquantes , 8c vous n’avez que levalet de marquant , &c.
ÇpT MARQUE, f. f. Ce terme a différentes acceptionsparticulières , & Rapplique généralement à tout céqui (ert á désigner ou à distinguer quelque chose.
H3° Marque. Se dit des taches ou lignes qui vien-nent de naissance, qu’un homme ou un animal ap-porte en naiilant. Navus. Cet enfant ne fera paschangé en nourrice, il a un signe, une marque fur-ie dos, fur la cuisse, d’une olive , d’un raisin , &c.On m’a volé un cheval qui a une marque blancheau front : je le reconnoîtrois entre mille autres.
Marque , est encore un signe naturel qui frit con-noître la qualité bonne ou mauvaise d’une chose ,qui en fait distinguer l’espèce. Character , nota. C’estune bonne marque à un cheval, quand il trépigne,quand il bat du pied, quand il mange bien sonavoine. Quand un enfant est éveillé , c’est unemarque qu’il aura de l’efprit & du cœur. |íCF Danscette acception , il est à-peu-près synonyme designe ou indice. Quelquefois il est synonyme de pré-sage. Quand le Ciel est rouge le soir, c’est unemarque de beau temps pour le lendemain. En chosesmorales, il signifie la même chose que témoignage,preuve. Testimonium , documentufh. L’opiniâtretédans le vice est une marque de réprobation. L’ad-miration perpétuelle est une marque d’ignorance. Jene puis douter de son amitié , il m’en a donné tropde marques. ÇfT Laisser des marques de fa reconnoif-íànce, de fa bonté, de íà cruauté.
Z3 On dit une marque que j’ai fait cela , 8c absolu-ment dans le discours familier, marque que j’ait faitcela , pour dire , une preuve que j’ai fait cela.
Marque , est aussi la trace , l’impression que laiste uncorps, quand il a passé fur un autre, quand il Y 3 .touché, soit par ion poids, soit par quelque autre qua-lité, Nstigium , indicium, nota. Les roues qui passentfur la terre, fur les neiges, y laissent des marquesde leur paslage. L’huile, la poix, laissent des marques,des taches fur les étoffes. La petite vérole laisse fou-
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