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vent de ses marques , des creux, des coutures furle viíage. Il porte encore des marques des bielìuresqu'il a reçues.
On dit hure porter ses marques à quelqu’un, pourdire, le maltraiter de telle forte , que les marqueslui en demeurent. Il est d u style familier.
Marques de Judas. Ce font en termes bas Sc sati-riques , des taches de rousseur. On dit que ceux quiont des marques de Judas , font ordinairement mé-dians. Tout ion visage est plein de marques de Judas, j
Marque j se dit auffi des signes artificiels qui viennent jde l’institution des'hommes, & premièrement des*grands monumens de Tantiquité. Monumentum , nota-,insigne. Les Pyramides d’Egypte, les Cirques , lesAmphithéâtres , font des marques de la grandeurdes anciens Rois d’Egypte , de la République Ro-maine.
Marque , se dit auffi des habits , des ornemens ,ou autres choses qui distinguent les personnes', quifont connoître leur dignité. Insigne. Il quitta lesmarques de fa Magistrature. Abdane. A Rome, lesfaisceaux & la hache croient la marque du Consulat.En France, le mortier est la marque des grands Pré-sidais. En Espagne, la marque du Grandit, c est dese couvrir devant le Roi. Les Armoiries font desmarques qui font connoître la Maison, la dignitéde ceux. qui les portent. On les donnoit autrefoispour des marques de bravoure, en mémoire de quel-que action signalée. Tous les Ordres de Chevalerieònt chacun des marques qui les distinguent, la Croixde Malte, du Saint-Esprit, le Cordon Bleu, la Jar-retière. Dans le Blason on apprend à connoître toutesces marques de dignité, comme chapeaux, mitres,couronnes , croises, croix, colliers , &c. Voye | tousces mots à leur ordre , & à celui de Dignité.
En armoiries on appelle marque d’honneur,les piècesqu’on met hors de l’écu, comme le bâton de Maréchalde France, le collier des ordresdu Roi, Scc.
fKF En termes de guerre, on appelle marques d’honneurles conditions honorables qu’on accorde à une garni-son qui se rend par capitulation. La garnison de telleville est sortie avec toute les marques d’honneur.
Marque d’infamie. C’esttout ce qui prouve, toutce qui fait connoître l’infamie de quelqu’un.
Marque , signifie encore, considération, distinction ,mérite. Dignitas , aucloritas , poteftas. C’est là unhomme de marque , une Dame de marque : ce qui sedit tant pour l’élévation de la dignité , que pour celledu mérite.
On dit auffi, Arbre de marque ,- pour dire , unarbre fruitier à haute tige.
Maruque, se dit auffi d’un caractère qui s’imprime parautorité publique fur plusieurs choses, soit pour y le-ver quelques droits, soit pour la police. Index ,nota.On met une marque fur la vaisselle d’or Sc d’argent,tant du poinçon du Maître qui l’a faite , que du poin-çon de la Ville ou Communauté , pour en marquer letitre Sc la bonté. La marque de la monnoie est l’imagedu Prince , Sc de son autorité ; c est la marque qui luidonne du cours dans le commerce. Le papier pçrtelamarque de la papeterie où il a été fabrique. On met desmarques au papier timbré, fur les tonneaux dans lescaves , fur les chaises qui vont fur la place, fur lesjeux de carte -ssur les étoffés, pour la conservation desdroits qu’ils peuvent devoir. Chaque Marchand metía marque fur fa marchandise. La marque d’un Li-braire , c’est une image qu’il met au-dessous du titred’un livre en la première page. Un Fermier des mon-naies , ou un Graveur , quand ils sont reçus, font obli-gés de déclarer par un acte authentique la marque dontils se veulent servir ; il en est fait registre à la Cour desMonnoies , Sc ils ne la peuvent changer fans per-mission.
MARQUE, est auffi le poinçon qui fait l’empreinte fur cequson veut marquer, reconnoître. T effera , nota. Il ya une marque à la ville qu’on empreint fur les bois-seaux , fur les mesures , fur les poids qui font étalio-ns* Chaque Marchand Orfèvre ou Potier d’étain doitavoir ion poinçon, fa marque particulière, dont il
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doit laisser une empreinte au Greffe de la Police. LesCommis des Bureaux ont des marques , dont ilsfont des empreintes íur les marchaudstes qui ont payeles droits.
Marque, est auffi un caractère particulier, un signeque chacun fait à ía fantailie , pour distinguer unechoie de l’autre , pour la reconnoître. Quand unhomme ne fait pas ligner , on lui fait faire íamarque. Les Marchands onr des marques particulièrespour reconnoître leurs balots, pour reconnoître l euisbois qu’ils font flotter à bois perdu. Les Bouchers ontune marque pour marquer leurs bestiaux dans lesmarchés. Les Bourgeois font mettre leur marquéà leur vailíèlle , pour la pouvoir réclamer , h elleest volée.
Marque , so dit particulièrement au jeu, des jetons ,des fiches, ou autres choses semblables, qui ferventde monnoie pour mettre au jeu, ou pour marquerdespoints, ou les parties qu’on gagne. Tejjera. En ceíenson dit d’un homme qui est sujet à marquer plus qu iine saur, qu’il est heureux à la marque. J ‘ai perduioo ou zoo marques. Les marques valent plus oUmoins, selon qn on veut jouer gros ou petit jeu.
On appelle auffi marques , les coups d’ongles, l eStraits de plume ou de crayon, les plis qu’on faitdans un livre où l’on a observé quelque choie de no-table , ou le lieu où on en est demeuré en le lisant*Nota impreffa. On dit auffi, cette épingle, ce petitmorceau de papier que j’ai sur ma manche, est unemarque pour me faire ressouvenir de quelque chose*
Marque , se dit auffi de ce que l’on écrit, ou que l’ohgrave lur le papier, ou Técorce des arbres ; pour êtreun signe , ou un témoignage de quelque chose.
On appelle des lettres de marque , celles que k sRois Sc autres Puilïànces accordent à leurs òujets >fur lesquels les Armateurs des Puilîances voisines ontpris des vaisseaux en temps de paix. Lorsqu’on ademandé la restitution de ces prisés, ou qu’on a re-fusé ou négligé d’en faite raison , les Rois, princi-palement ceux d’Angleterre, accordent à leurs Su-jets des lettres démarque. Ces lettres de marque , qu’onappelle auffi de représailles, donnent la faculté de sevenger fur les navires qu’on peut attraper, apparte-nant à la nation dont on a íujet de se plaindre. C’eítpourquoi les Hollandois ayant pris deux vaisseaux ap-partenant au Chevalier Courten Sc Compagnie ,Sc les États - Généraux ayant différé de leur rendrejustice, Charles II. leur accorda des lettres de marqueSc de représailles. Le même Auteur , en parlant deshostilités des Espagnols fur les navires Anglois, ditque des lettres de marque accordées , il y a déja plu-sieurs années , auroient sauvé plusieurs millions àla nation Angloife. On accorde en connoilîance decaule des lettres de représailles, de marque Sc d’arret*On dit auffi, que l'étranger fur lequel on saisir e* 1vertu de ces lettres , est pris pour marque. Voy&Chopin Sc Bouches. Ces lettres ne s’accordenr quepar le Roi, ou par le Parlement ; Sc il fut ordorm een l’an 1443. que ces lettres ne feroient accordéesqu’à ceux à qui le Prince étranger auroit refusé kjustice par trois fois.
Ce mot vient de ce que c’est jus conceffum in alffrius Principis marchas feu limites transeundi ,que jus faciendi. ftCP Un droit de passer les límh ÊSou frontières d’un autre Prince , Sc de se faire justi ceà soi même.
l\nnr\ , 1 ? / enr< ; nd cncore h une monnoie cie cowp^nir Ipn & Banquiers se fervent pour te-
maraud Effàns pluheurs villes d’Allemagne. Lafous ? rnn, aUt - selZe ^° US ^bs,ee qui revient à vingtw «inois, ou à la livre de France.
nui Q ™ r est pareillement une monnoie d’Écosse,
vs!l 5 eize sous ^nois de France.
Marque dor. et d’argent. Droit uni aux Aides, Scqui e eve sor I’or & largeur mis en œuvre. Ce droituc etabh p ar une Déclaration du mois de M ais1 002 , Sc se lève sor toute iá vailíèlle fabriquée dans
le Royaume. . r e jA vc
Marque des fers. Droit uni aux Aides, Sc q UI