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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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puissance motrice, &c. c’est-à-dire, qui donne le mou-

vement.

■ffcT En Anatomie, on appelle moteurs , les nerfs de latroisième &: de la sixième paire , qui font mouvoir lesyeux.

Moteur , se dit au Moral de celui qui donne le branleà une affaire ; qui fait mouvoir & agir ; qui pousseles autres. Motor , auctor. Ce Prince fut le premiermoteur de la guerre civile , & le premier auteur.

MOTIF. f. m. C’est la raison qui détermine un hommeà agir, à faire quelque chose. Causa , incitamentum ,incentivum. L’intérêt est le principal motif qui fait agirtous les hommes. On fuit quelquefois la vertu par desmotifs indignes d’elle. S. Evr. Les motifs d’intérctpropre , étant subordonnés à l’amour de Dieu , ani-ment & soutiennent les hommes dans la recherchedu salut. Fén. Un bon motif peut exculer, Sc non pasjustifier une mauvaise action. S. Evr. L’honneur est lemotif Sc la récompense des actions vertueuses. On amandé à la Cour un tel Rapporteur, pour dire les mo-tifs d’un arrêt rendu à son rapport.

%CT En parlant des preuves de la vérité de la Religion ,on appelle motifs de crédibilité, les raisons qui peu-vent raisonnablement nous porter à la croire vraie, in-dépendamment des preuves démonstratives.

|fT Motif. Terme de Musique, chez les Italiens motivo.C’est la principale partie d un air , celle qui constituele caractère de son chant Sc de sa déclamation.

MOTION, s. f- Terme Didactique. Mouvement, ac-tion de mouvoir. Voye% Mouvement.

MOTIR. v. a. Vieux mot qui signifie désigner quelquechose en jugement. JDeJlgnare. On trouve dans nosvieux Auteurs motir le jour, motir le terme.

Motir. Ile des Indes Orientales,lune de celles qu’onappelle proprement Moluques, célèbres par ses épi-ceries.

MOTIVE, adj. f. Qui meut. Movens. Personne n’agitqu’il n’ait une cause motive. Terme de Philosophiescholastique.

Motive, s. f. Vieux mot. Cause, origine, source. Glojf.fur Marot.

ffT MOTIVER, y. a. Dire, rapporter, alléguer les mo-tifs d’une chose, d’un avis, d’un jugement, d’unédit j d’une déclaration. Rationem , motum , causamexponere , allegare. Tei opinant a motive' íbn avis.Les Juges ont motive' leur arrêt. Les opposans ontmotivé leur opposition aux résolutions de la diète.

tsT MOTIVÉ, ÉE. part. Acte motivé , dans lequel lesmotifs qui ont porté à le faire, font exprimés.

MOTOYER. f. m. Terme de Coutume. Celui qui tientune motte servile Sc roturière. Homo ou Servus mo-tatis dans les annales de Fulde. C’est de-là qu’est ve-nu le nom de métayer.

MOTRICE. Féminin de Moteur. Il s’employe presquetoujours adjectivement. Qui meut, qui a la force demouvoir. Motrix. La vertu motrice ,1a puissance mo-trice. Les forces motrices. Les fibres motrices. Voye £Moteur.

MOTRIL. Ville d’Eípagne, au Royaume de Grenade,à onze lieues de la capitale de ce Royaume.

^CTMOTTE. s. f. En Agriculture,est une certaine quantitéde terre qui se tient en masse sans se séparer quand onlaboure, qui se détache du reste de la terre de quel-que façon que ce soit. Gleba. Les Paysans se battent acoups de mottes. Il faut fouler les avoines avec le cy-lindre pour casier les mottes. Cela s’appelle en Latinoccáre Sc occatio.

Motte , est aussi une quantité de terre qui tient aux ra-cines des arbres j quand on les leve ou qu’on les arra-che. Gleba. Ainsi on dit 3 enlever un arbre en motte ;ce qui ne se peut faire dans les terres légeres. Re-trancher à un arbre une partie de fa motte. La Quint.Lever un arbre en motte, il faut egravillonner lamotte de cet oranger. Liger. Quand les arbres font ve-nus avec une motte , des branches ÔC des feuilles, ilfaut examiner lì cette motte est bien naturelle , carsouvent ce sont des mottes de glaise faites à plaisir,& appliquées après coup ; ce qui est aisé à connoîtrepar la manière dont les petites racines y tiennent, car

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elles y doivent allez bien tenir, si elles s’y font natu-rellement formées. La Quint. T. II. p. 434.

On dit en Fauconnerie, prendre motte , in campestremhumum devolare , lorsque l’oiseau íe pose à terre, aulieu de se percher sur une branche.

Motte , en termes d’Anatomie, est la partie extérieureSc élevée du pénil, qu’on appelle autrement Mont deVénus. Mans Veneris.

Motte, signifie aulïï, terre, colline, butte, élévationde terre, ou naturelle , ou faite par art. Monticulus ,colliculus , collis j clivus j acervus , mota : de-là vientle nom de plusieurs terres & châteaux qu’on appellela Motte , la Motte en Lorraine ; le Maréchal de laMcvfe-Houdancourt. On a appellé proprement MotteSeigneuriale , celle fur laquelle est bâti quelque châ-teau. On les voyoit brouttant sur le haut d’une motte.V OIT. *

Motte , se dit aussi d’une élévation artificielle auprès desvieux châteaux, qui est une marque de Châtellenie.On y tenoit autrefois les plaids Sc les assises fous unchêne, au pied duquel étoit une groslè pierre, quiétoit le siège du Juge, afin que tous y puisent veniren fureté.

Motte, S’est dit autrefois pour Terre, Bien de Campa-gne. Villa j Fundus.

Octavius Ferrarius , dans ses Origines Italiques, ditque ce mot vient de mota , quafi meta , aut acer-vus.

ífT Motte à brûler. Tennc de Tanneur. C’est une pe-tite masse ronde Sc plate*, faite du tan qui a servi àpréparer les cuirs, qu’on foule avec les pieds dansun moule. Les pauvres gens en achetent pour sechauffer.

MOTTER. v. a. Terme de Berger. Jetterdes mottes deterre avec la houlette, pour faire obéir les brebis.Glebâ percutere. Il faut motterceue brebis qui s’écartetrop.

Motter, se Motter. v. récip. Terme de chaste, qui sedit en cette phrase : Les perdrix se mottent j pour di-re, qu’elles le cachent derrière les mottes. Glebâ setegere.

0 CT MOTULA ou MOTALA. Ville du Royaume deNaples, dans la Terre d’Otrante, avec un Evêché,suffragant de Barri.

MOTU PROPRIO. Termes Latins qui se trouvent dansles brefs & les bulles du Pape : ils signifient par le pro-pre mouvement de celui qui parle ; Sc signifient que lePape donne le bref, où il se trouve de son propremouvement. On retient Sc on employé allez souventen François les mots de mot u proprio , fans aucunchangement. Voye^ au mot Mouvement.

MOTUS. Sorte d’interjection, qui n’est en usage quedans le comique Sc le familier, Sc qui marque qu’ilse faut taire, ne rien dire de ce qu’on voit. Sile, tace.Motus, il ne faut pas dire que vousm’avezvu sortirde-là. Mol. On trouve dans Plaute Sc dans TérenceSt dans le même sens.

Tu n’a qu à me voir faire.

Tai-toi fur-toutcar un mot seulementNous gâteroit tout notre enchantement :

Nous ne pourrions revenir au mystère ,

De notre vie : encore un coup motus ,

Bouche cousue , ouvre les yeux fans plus .

La Font.

MOU.

fp’MOU, Mt)LLE. adj. Voyer Mol.

MOU AIRE. Voye% Moaire.

MOVANT, ANTE. adj. m. Sc f. Vieux mot. Chancelant,ante. Marot.

MOUCADOU. s- m. Mot qui se dit dans quelques Pro-vinces meridionales de la France pour mouchoir.

MOUCHACHE, f. f. Espèce d’amydon que l’on faitdans les iles avec du suc de manioc, que l’on faitdessécher au soleil, où il devient blanc comme neige.Le suc de manioc a un petit goût aigre, & est unpoison mortal pour les hommes & les animaux ; mais

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