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plus haute & la plus avancée de la corniche , ou lelarmier. Mentum. Quand elle est: refouillée, ou creuséepar-deísous,en manière de canal,on l’appelle mouchettependante, que Vitruve appelle corona alveolata.
Autrefois on a appelé mouchette ce qui se lançoitavec des machines de guerre contre les muis , pourles ébranler & les abattre.
MOUCHETTES. f. 5. pi. Ustensile qui sert à moucherles chandelles Sc les bougies. Volsella, forfex cande-laria , emunctoria. Une paire de mouchetées d’ar-gent.
MOUCHETURE, f. f. Façon, ou ornement qu’on donneà une étoffe en la mouchetant. Variegatio,macula. Ondit aullî, mouchetures d’hermines , la moucheture dela Panthère , en parlant de différentes taches ou cou-leurs qu’elle a fur ía peau. Pellis macula.
Moucheture d’hermine , se dit austì en termes de Bla-son , dune manière de queue d’hermine. mouchetée.Macula muris Pontici. Il porte d’argent semé de mou-chetures. Col.
| r fT Moucheture, se dit quelquefois en Architecture,desornemens de fantaisie dont on remplit les espaces vi-des des ouvrages de Sculpture.
Moucheture, est austì un terme de Fleuriste. C’est unmélange de plusieurs petites taches de différentes cou-leurs. Variegatio. L’œillet brouillé de moucheturesn’est pas beau.
§)CF Moucheture , terme d’Agriculture. C’est une pous-sière noire, qui sortant des grains de blé niellés, quandon bar les gerbes, s’attache fortement au bon grain,Sc laisse une tache noire à la houpe. Quoique cettetache ne soit que superficielle, le pain fait avec dugrain ainsi moucheté n’est pas si blanc, Sc le grain perdbeaucoup de fa valeur.
Moucheture, en Chirurgie. Scarification superficielle.Voyei Scarification.
MOUCHEUR. s. m. Celui qui mouche les chandel-les. On ne le dit que de celui qui mouche les chan-delles au théâtre. Emunctor. Les Comédiens ont unvalet moucheur de chandelles. En Espagne , c’est unebelle charge que celle de grand moucheur de chandel-delles. On le nomme Efpavillador May or.
MOUCHOIR, f. m. Linge qu’on porte dans la poche pourse moucher & pour s’elluyer. Sudarium , Judariolum.Le Grand Seigneur jette son mouchoir à celle de sesSultanes qu’il veut favoriser. Il ne faut point dire mou-choir d moucher , cela donne une vilaine idec ; il fautdire mouchoir de poche. Mén.
On appelle Mouchoirs à tabac , des mouchoirs quisont de foie, de toile de coton, &c. Ac. Fr.
Mouchoir de cou , est un linge garni ordinairementde dentelle, dont les femmes le fervent pour ca-cher leur cou Sc leur gorge. Strophium collare lin-teum. Un mouchoir de toile, de foie, de point de Ve-nise. Un mouchoir noir de taffetas. Les Dames par-tent par modestie des mouchoirs en pointe Sc toutunis. Quelques Historiens disent qu’Anne de Boulenavoir six doigts à la main droite, une dent mal jaugéeen la mâchoire supérieure, Sc une tumeur à la gorge,qu’elle prenoit foin de cacher en haullant son mou-choir. Larrey.
MOUCHON de chandelle, s. m. Oudin , Dict. Ita-lien j a u mot ,, Miccio. C’est le bout du lumignond une chandelle qu on mouche. Furt. au motMoucheron. Cotgravc 1 a mis dans son Dictionnaireavec cet exemple : Il gâte une chandelle pour trouverun petit mouchon. Les tisons s appellent austì mou-chons cn quelques Provinces. Un mouchon de feu.Cracher fur les mouchons. Belleau est ciré dans leDictionnaire François - Latin, in-sf. Paris, 1618 . ausujet de cette expression, Mouchons ardens. On ne ledit plus.
MOUCHURE. f. f. Ce qu’on retranche d’un lumi-gnon de chandelle , quand on la mouche. Emunc-tio.
îf3* MOUCLE. f. m. Poisson. Voye% Moule.
MOUDON. Minidunum. Ancienne ville de Suisse auCanton de Berne, au pays de Vaud.
MOUDRE, r. a. Ce verbe est assez difficile à conju-
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guet. Il faut dire : Je mouds , tu mouds , il moud ,nous moulons , vous moules, ils moulent, je mou-lois j je moulus , j’ai moulu , je moudrai, que je mou-le , je moudrais , je mouluse. C’est broyer , réduirecn farine, en poudre entre deux meules. Molere,commolere. Il lé dit premièrement des grains, Scensuite de toutes choies friables. Il faut moudre leblé pour en faire de la farine ; moudre de l’avoinepour en faire du gruau. Il y a des dents molièresdans la bouche pour moudre Sc écraser les ali-mens en les mâchant. Les moulins à tan font fait?pour moudre du tan. On le moud , on lecrase , Scon le réduit en poudre avec des pilons.
Ce mot vient du latin molere , qui signifie lamême chose.
Moudre , se dit austì absolument. Ce moulin moudtoute Tannée, il ne manque jamais d’eau. Celui-làne moud pas assez menu , il fait trop de son. Ondit fur mer, Thorloge moud , c’est-à-dire , le fablepasse.
On dit austì moudre de coups, pour dire battreoutrageusement. En ce sens il ne se dit guère qu’auparticipe. U revient de cette batterie tout moulu decoups. Plagis contusus , oneratus , multatus. On ditaustì, qu’on a le corps tout moulu , quand on a tropfatigué, soit en courant la poste , soit en couchantfur la dure, ensorre qu’on fente des douleurs par-tout le corps.
MOULU, LUE. part. On appelle de for moulu , celuiqui est amalgamé , qui sert à dorer. De Toi moulu,de Targent moulu , du cuivre moulu , est celui qui estréduit en poudre très-fine.
•££? On dit en termes de Chaste , que les fuméesd’un cerf font mal moulues , pour dire mal digé-rées. Les furriées font mieux moulues le soir que lematin, parce que le cerf a mieux digéré ion viandis.
fìCT MOUE. f. f. Vieux mot, museau, grouin.
Moue. Grimace que Ton fait en avançant les lèvresen dehors, par dérision ou par mécontentement.Labri projectio , porrectio. Faire la moue, faire unevilaine moue. Faire la moue à quelqu’un.
On dit austì d un homme qui témoigne de la mau-vaise humeur par ion silence & par son air, qu’il faitla moue. Il est du style familier. Ac. Fr.
Ménage dérive ce mot de l’Anglois Mouth , qui si-gnifie bouche. Il vient plutôt de moua , vieux motCeltique, ou Bas-Breton , qui signifie fe fâcher, par-ée qu’on ne fait guère la moue qu’on ne soit fâ-ché.
MOUEE. s. f. Terme de Vénerie. C’est un mélangefait du sang de la bête forcée , avec du lait ou potage,selon les saisons. On y doit mettre force pain coupépar petits morceaux, que Ton donne aux chiens, cou ra n S, en leur faisant curée.
MOUET. s. m. Mesure d’usage dans les salines, quitient dix carreaux. Dict. des Arts.
A-V MOUETTE, f. f. En Latin gravia , larus , ce motvient de TAnglois mewe, ou du Flamand meewe.Ménagé. C’est un oiseau de mer qui a des membra-nes entre les doigts. Il entre dans les lacs , Sc re-monte fort bien dans les rivières. Il y en a de blan-ches , larus albus , major bellonici ; de brunes, larusfuscus sive hybernus ; de ccndrees, larus cinereus , 8cde grandes grises , larus cinereus maximus. La cen-drée est de la groisour du pigeon , Sc lui rcstembleassez par la forme du corps. La grande grise est dela grosseur du canard domestique. Les blanches fontplus petites.
|CT MOUFETTE, f. f. En Minéralogie on appelleMoufettes ou Mof ’.ttes , les exhalaisons Sc les va-peurs qui s elevent dans les souterrains des mines ,Sc qui sont quelquefois sensibles à la surface. Cespetites molécules sont plus ou moins nuisibles, plusou moins pernicieuses, selon la nature des substan-ces dont elles sont détachées. Voye £ Vapeur , Ex-halaison.
MOUFLARD, ARDE. adj. Qui ale visage gras, ourebondi. Vultuosus, Gros mou/lard. Grosso mous arde.Il est populaire.