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l’étude de la profession chrétienne. Herman. Ellemourut longuement à le; passions, avant que de per-dre 1a vie du corps. Fr.
Mourir , fe dit encore poétiquement des folles lan-gueurs , des désespoirs & des impatiences des Amans,& de toutes les peines que cette passion fait souffrir.Languere 3 mori 3 confici. Mourir d’amour.
Je ne veux que la voir 3 soupirer & mourir. 8» Évr.
Une absence de trois mois, c’est assez pour en mou-rir. Quand un Amant en est venu à parler ouverte-ment de fa passion, il n y a plus d’att à dire toujours,je meurs d’amour. M. Sc.
On dit qu’on a fait mourir quelqu’un, pour dire qu’ila ete exécuté à mort par autorité de Justice, quoique
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des Parisiens, que l’on donne aux petits oiseaux. Voye £Morgeline.
Mouron, est aussi une espèce de salamandre ou de lé-zard jaune tacheté , marqué de taches noires , quipique de fa queue. Il s’en trouve en Normandie.
MOURRE. f. f. Jeu fort commun en Italie, que deuxpersonnes jouent ensemble , en fe montrant les doigtsen partie élevés & en partie fermés, & en devinanten mcine rems le nombre de ceux qui font élevés. Lesgens qui n’ont rien à faire jouent à la moutre pour pal-ier le rems. Le jeu & le nom font venus d’Italie, oàon l’appclle morra. Le jeu de la moufre s’appelle enLatin micatio digitis. Jouer à la mourre 3 micare digi-tis , dans Cicéron, & simplement micare dans Pé-trone. Voye\ Miation.
MOUSQUE. Voye%^ Mousse.
cela ne lignifie pas une exécution par autorité de Jus- fs? MOUSQUET, f. m. ( Prononcez 1 d’.) ancienne arme
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tice. Le peuple dit, il a été fait mourir , qui signifiebien cela ; mais cette construction est contraire augénie de la Langue, qui ne joint point un verbe pas-sif, comme être fait, avec un verbe , mais bien avecun nom. On doit être fait Sénateur , être fait Briga-dier , &c. Mais on ne dit pas être fait succéder , êtrefait habiller. Cette expression est reçue dans la LangueItalienne. Fu fatto morir.
Mourir , fe dit proverbialement en ces phrases. Autantmeurt veau que vache. Il faut vieillir , ou jeune mou-rir. On dit que les envieux mourrontmais que l’cn-vie ne mourra jamais. On dit aussi , qu’on ne fait ni quimeurt ni qui vit ; pour dire, que l’heure de la mort estincertaine, & c’est ce qu’on dit quand on demandedes assurances de quelque chose par écrit. On dit aussi,qu’un lièvre vient toujours mourir au gîte, pour dire,qu’après avoir bien voyagé, on est bien aise de re-tourner dans son pays. On dit aussi, quand on a perduau jeu par quelque coup extraordinaire , que c’est mou-rir d’une belle épée. On dit aussi de celui dont on adessein de se venger, qu’il en mourra quitte , il nemourra que de ma main ; & de celui de la constanceduquel on est alíuré , qu’il viendra à bout de son des-sein , ou qu’il mourra à la peine. On dit aussi a celuiqui parle de cœur , est bien malade qui en meurt.On dit aussi , il n’en mourra que les plus malades. Ondit aussi , qu’un homme mourra dans fa peau, ou dansfa peau mourra le renard ; pour dire, qu’il ne fe con-vertira point. On dit encore, que nous mourons tousJes jours , parce qu’il n’y a point de jours que nous nefassions un pas vers la mort. On dit aussi , va où tu^>eux 3 mourir où tu dois ; pour dire , qu’on ne peutéviter fa destinée. On dit : íe volt en bien des états quijeune ne meurt.
Mourir est aussi f. m. Le mourir est doux pour ce qu’onaime. Mors. Notre Langue ne connoît point ces infi-nitifs substantifs comme la Langue Italienne.
Clerc Régulier du bien Mourir. Voye ^ Ministredes Infirmes.
MORT, ORTE. part. Vyye\ ci-desius à fa place.
MOURIS. Toiles de coton qui viennent des Indes orien-tales.
MÒURON. f. m. Plante qu’on appelle en Latin anagal-Hs 3 & dont il y a plusieurs espèces. Le mouron maie,ou à Heur rouge , pousse plusieurs petites tiges ten-dres , couchées par terre. Ses feuilles font petites,presque rondes, opposées deux à deux le long desp lges , d’un goût acre & amer. Ses fleurs font en ro-ct j Ces à cinq quartiers, de couleur rouge. Il leur foc-c f c de petits fruits sphériques, membraneux, quis ouvrent en deux coques remplies de semences me-nues. Sa racine est blanche, fibreuse. C. Bauhin. Pin.1 S1 'ri a PP e ^ e Anagallis phceniceoflore. Il y a un mou-T on femelle qui ne dissere du précédent que par lal’ap ei ìí ^ ^ eur > qui est bleue. C. Bauhin. Pin. t 52 .de mo C ^ na S a ^ ls cœruleo flore. Ces deux espècesinorsm-r°j ^ ont ,P ro P res contre la peste & contre lam ri-,,, c f a vipère 8c du chien enragé. On s’en sert&danslesobstTuct- 0 d n a s m k dans l'hydropiíie
Mouron , fe dit aussi d’une autre espèce de plante qu’onappeUe autrement Mor ge [ me . C’est le mouron blanc
à feu , en usage parmi les troupes avant le fusil, &qui n en diffère que parce qu’on fe íervoit d’une mèchepour y mettre le feu. Sclopus major , majoris modicatapulta. Le canon, la culaíîc, le fut d’un mousquet >la crosse du mousquet ; la longueur du mousquet est ré-glée à trois pieds huit pouces depuis l’cxtrêmité jus-qu’au bassinet, 8c son calibre doit être ouvert pourrecevoir une baie de vingt-deux à vingt-quatre à lalivre. Il faut que les lignes de défense soient à la por-tée du mousquet , ou de 1 10 toises. M. Lapin a inven-té un mousquet à vent qui fe décharge par la raréfac-tion de l’air. On portoir autrefois des fourchettes pouttirer le mousquet.
|Cr On dit porter le mousquet dans une compagnie d’in-fanterie, pour dire , y ctre simple soldat.
On dit proverbialement qu’on fera crever un hom-me comme un vieux mousquet.
Ménage dérive ce mot de l’Italien mosquetto , quiest le nom d’un oiseau de proie que nous appelonsmouchet 3 de même que coulevrine a été fait de cou-lœuvre. Covarruvias dit qu’il vient de moscovète , 8Cqu’il a été inventé par les Moscovites. Du Cange ditqu il vient de muschetta , qui étoit Une ancienne ma-chine qui íervoit à pouílcr de gros traits ou matras »que les Allemans appellent sprints , d’où est venu leinot à’esprìngale 3 signifiant la même chose.
Les soldats qui etoient armés de mousquets s’appe-loient Mousquetaires 3 8c c’est de cette arme que lésdeux Compagnies de Mousquetaires de la garde duRoi forent d’abord armées en France, ce qui leur afait donner le nom de Mousquetaires.MOUSQUETADE. f. f. Coup de mousquet, déchargede mousqueterie. Catapulta jaclus , mijflo 3 emiflìo.
Il essuya tout le feu de la courtine, une terrible mousquetade. Il palîà la rivière à travers les mousquetades »Ce mot a vieilli.
fjc? MOUSQUETAIRE, f. m. On donnoit autrefois cenom à un soldat à pied qui porto it un mousquet.Voyeq Mousquet. Catapultarius 3 sclopetarius. Met-tre un Mousquetaire en sentinelle. Faire un détache-ment de Mousquetaires. Border une haie de Mousque-taires. Dans les Compagnies d’infanterie il y avoir lesdeux tiers de Mousquetaires 8c le tiers de Piquiers.Vers le commencement du siècle on retrancha les Pi-quiers , au lieu de piques on fe servit de k hayon-nette.-
ftCP Aujourd’hui on appelle absolument Mousquetaires 3ceux qui sont dans les Compagnies à cheval des Mous-quetaires du Roi, ainsi nommés parce quils por-toient autrefois un mousquet. Leurs armes lonc pré-sentement une épée, des pistolets 8c un foui. Ils com-battent à pied 8c à cheval. Il y en 2 deux Compagnies ,distinguées par k couleur de leurs chevaux. Sclopeta-rii , Catapultarii Regii . Lune est la Compagnie desMousquetaires gris, qu’on appeloit ci-devant les grandsMousquetaires, ils s’appeloient aussi il n’y apaslong-tems, les Mousquetaires blancs. M. Péliílon, dansses Letcres historiques contenant le récit des campa-gnes qui ont précédé la paix de Nimègue, ne les ap-pelle jamais autrement. Je les vois appelés ainsi dansune Relation de M. de la Feuillade , imprimée parmiles Lettres de M. Péli Son,tomeJII 3 p. 68. L’aurte
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