Band 
Tome sixieme. [MIT - PRO.]
Seite
101
JPEG-Download
 

MUN

faut multiplier le troisième terme par le second, 6cdiviser le produit par le premier terme.

MULTIREME. s. & adj. Multiremis. Bâtiment qui aplusieurs rameurs fur chaque rame. On ne le dit quedes bâtimens des Anciens, quoique nos galères , &nos galéaíles en Europe ayent auíîì plusieurs ra-meurs à chaque rame. M. de Barras se sert de ceterme dans ce qu’il a écrit fur les bâtimens à ramedes Anciens.

MULTITUDE, s. f. grand nombre de personnes , oude choses rassemblées. Multitudo , copia , frequentia.Il y avoir une grande multitude de gens à cette pro-cession. J’admire la multitude des choses curieuses quifont dans ce livre. La multitude des mets empêche demanger ; la multitude des livres d’étudier. La multi-tude des préceptes rebute l’efprit des jeunes gens.Log. La multitude infinie de règles grammaticales op-prime leloquence. La M. le V. Le sens se perd d’or-dinaire dans la multitude des paroles. Bouh.

Multitude, est aulsi un nom collectif, qui signifie lepeuple, le vulgaire. Vulgus , plebs. Il faut éviter lafolle multitude . Des-H. Il n est point de mer 11 pleined’orages , ni qui roule plus de vagues, qu’il s’élèvede mouvemens dans une multitude , quand elle a labride fur le cou. Vau. Quand une fois on a trouvéle moyen de prendre la multitude par l’appas de laliberté, elle fuit en aveugle, pourvu qu’elle en en-tende feulement le nom. Fl. La multitude a toujoursété ennemie des Sages. S. Evr. L approbation d’unseul homme sage & judicieux,, vaut mieux que cellede la multitude. M. Esp. Je n aime pas les louanges

I. I ! ■ 7 1 - - - -

MUN

10 x

MUNDAT. Petit pays d’Alsace, aux environs de Ru-fach.

MUNDEN, petite ville d’Allemagne , au Duché deBrunfwich - Lunebourg, dans l’enclave de la Princi-pauté de Calenberg.

§3* MUNDERKINGEN. Ville d’Allemagne, dans laSuabe, fur la rive méridionale du Danube.

MUNDIBURGIE. f. f. Terme de Jurisprudence. Voye\'Membourgie , c’est la même chose.

fsT MUNDUALDE. Terme de Droit Lombard. LesLombards considérant combien le sexe est fragile, peuexpérimenté 6c crédule, avoient jugé à propos de lemettre fous la tutelle & protection de l’autre sexe.Cette espèce de tutelle s’appeloit Mundïum , du motSaxon Mund. L’homme que ce droit de patronage re-gardoit, s’appeloit Mundualdus. Les Mondualdes ,c’est-à-dire , Tuteurs naturels, étoient, le pere à 1 e-gard des filles, les frères à l’égard de leurs sœurs, &au défaut de ceux-ci, les plus proches parens pater-nels , Agnati. Les enfans mâles Aune famille étoientauíîì les Tuteurs de leur mcre. Dans la fuite, au défautdes naturels, la Loi en nomma d'étrangers. Le maridevenoit le Tuteur de la femme qu’il époufoit. Lors-que la femme devenoit veuve , elle passoit fous la tu-telle du plus proche parent du défunt, & si elle con-voloit à de fécondes noces , le mari qu’elle prenoit,la rachetoit des héritiers du premier. Muratori.

AI" MUNGCHING. Nomd’une ville de la Chine, dansla Province de Nanking , département de Fungyang.

KI" MUNGÇ’J. Ville de la Chine , dans la Province

- - r _ D d’Iunnan, département de Lingan,

de la multitude: car la multitude qui les donne ne l MUNGHOA. V*Rle de la Chine, dans laProvincesçait ce qu’elle loue. M. Scud. Il est dangereux d’at- { d’Iunnan , où elle a le rang de sixième Métropole.

raquer le sentiment de la multitude. Le Cl.

fssr'MULTIV ALVE. adj. Coquille composée de plusieurspièces appellée en Grec 5 en Latin mulúval-

ya , ou polyvalva. Ces coquillages marins ont plu-sieurs piices, ou adhérentes & jointes ensemble pardes cannages, ou articulées les unes aux autres. Cespièces eiœèdent toujours le nombre z , 6c vont com-munément à y , 6, i z , &c.

MULTON. Voyei Multam.

M U M.

fCT MUM. f. m. Le mum est une espèce de bièrequ’on ne brasse qua Londres 6c à Brunswick. Elleest forte 6c épaifle, & conserve long-rems.

MU MIE. f. f. Cadavre d’homme qui a été embaumé& dessechc. On dit autrement Momie. Foyer Mo-mie.

Mumie, est aussi employé par quelques Médecins pour

1 1 I' . - ■ -

MUNGO. f. m. Semence de l’Amérique, dont parleGarcias dans son histoire des drogues 6c médicamenssimples. Elle est de la grosseur de celle de la corian-. dre, verte au commencement, puis devient noire enmûrissant. On en mange quelquefois en la faisant cuirecomme du riz. Elle est fi commune en Guzarate ôc enDecan, qu’elle sert de fou rage aux chevaux. On ditqu’il en croît aulli en Palestine. On l’eftime proprepour guérir les fièvres, en prenant la décoction & lapulpe.

§3* MUNGYN. Ville de la Chine dans la Province d<ìXantung, au département de Cincheu.

MUNICH. Ville d’Allemagne en Bavière, dont elle estla Capitale & la résidence ordinaire de l’Électeur.MUNICIPAL, ALE. adj. Terme de Jurisprudence Ro-maine. Il signifie , qui a le droit & les privilèges desCitoyens Romains. Municeps 3 municipalis. Les villesmunicipales étoient, selon Mariana, un peu moins

c -r i, r . . - . -, privilégiées que les Colonies. Foyer Municipe.

ìgm ei esprit implante, fur-rour dans les cadavres, I Municipal , fe dit aujourd’hui da droit coutumier qu’on

d’où ks esprits iniîuans fe font envolés. Mumïa suc-cus implantatus. L esprit influant est aulli quelque-fois nommé mumie , dans les sujets vivans , 6c ilpeut, disent-ils, servir pour la transplantation, pour-vu qu’un tiers l’attire 6c le détermine.

M U

MUNASICHITE, MUNASCHIS & MUNASCH1TE.si m. C’est le nom d’une des sectes des Turcs. LesMuna/ichites qu’on norfime aussi Altenasochites , fui-ent l’opinion de Pythagore, au sujet de la métem

observe dans quelque ville, ou province particulière,& qui n’a point d’autorité dans les autres lieux voisins.Municipalis 3 municipium. Cela est réglé par le droit ,municipal.

On appelle Officiers municipaux , ceux qui font éluspour défendre les intérêts des villes, leurs droits , pri-vilèges , 6c y faire observer l’ordre 6c la police ;comme les Maires & Echevins, les Consuls, les Capi-touls, 6c autres Magistrats populaires. Magisttatusmunicipalis. En Espagne , les Offices municipaux s a-chètent. En France , on y vient par élection. Le con-traire sie fait dans des Offices de Judicature.

Pfycose ou" ' ““ T‘ “ v *“ 1 traire ic iau uau, U u ^ ^-

autre. Les nom, Jí m “ âmes d un corps dans un j Municipale, si f. Ville municipale. Municipium. A peinenom, d, Rr A I comipcn ç 0 ns-nous de p Jsi re , & nous saisons déja

Les noms de Munachites 6c d ’Altenasochites

Viennent des mots Arabes Munasachat 6c Altenasoch ,

qui signifient tous deux métempsycose. Ric a ut.

ïss? MUNCHE-NEUBOURG. Petite ville d’Allema-

’ aU ceic ^ e âe la haute-Saxe , fur la Bude.

NDA. Ancienne ville d’Efpagne au Royaume de

- 3. cinq lieues de Malaga. César y vainquit

T, ,ro \j Pompée. C’est au sujet de cette bataille queLucam dit Lib. /. v . 40 ,

Ultima funestâ concurrant prdia Mundâ.

Elle a conservé f on nom , mais elle n a plus ni sonancienne grandeur, pi s a dignité.

la plus grande portion de ce qui dépend de vous, devos villes, de vos îles, de vos châteaux, de vos mu-nicipales 3 de vos assemblées, de vos camps, de vostribus, de vos décuries, du Palais, du Sénat & duBarreau. Il n’y a que danî vos temples, qu’on ne noustrouve point. Vassoult. Trad. de l’ Apolog. de Tert.c. j p. Je ne fais si Ion trouveroit ailleurs ce motsubstantif. On dit ville municipale _, plutôt que muni-cipale tout seul & substantif.

fCF MUNICIPALITÉ, s. f. L 1 ami des hommes désignepar ce terme collectif } le corps des Officiers munici-paux d une ville, d’un canton. Affermer les revenus