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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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MUR

jours, ainsi nommé de Diane Munychie , à qui l’ondonnoit ce surnom d’un porc appartenant aux Athé-niens où cette Déesse avoir un temple. Selon l’OrateurHypéride, cité par Harpocration, ce mois étoit ledixième de Tannée Grecque, & répondoit, dit Gy-raldi, à la fin de notre mois de Mars, «Sc au com-mencement d Avril. On fait que les mois lunaires desGrecs 8c des Romains, étant alternativement de z9& de 30 jours, ils appeloient ceux-là creux 3 8c ceux-cipleins.

MUONCHING. Ville de la Chine, dans la Pro-vince de Peking, au département de Paoting.

M U P.

MUPHTI. f. m. D’autres écrivent Mufti , 8c d’autresécrivent 8c disent Mouphti. Terme de relation. C’estle Chef de la Religion Mahométane, résidant à Constantinople. Supremus Mahumetana fecla Sacerdos. Lapuillànce du Muphti est souvent redoutable au GrandSeigneur. Le Muphti est le souverain interprète del’Alcoran, qui décide les questions de la Loi. LeMuphti marche avant tous les Bachas. Perr. Aux ob-sèques du Sultan Mourat, le Muphti fit une oraisonfunèbre, & après chanta avec les Imans les prièresordinaires pour les morts. Du Loir ,p. 120. Le GrandMuphti ceint lepée au Grand Seigneur, cc qui estcomme la cérémonie du Sacre de nos Rois. Du Loir ,p. 64.

IK? MUQUEUX, EUSE. adj. qui a de la mucosité.Corps muqueux 3 substance muqueuse. Mucosus.

ìsF En Anatomie, on appelle glandes muqueuses , troisglandes qui déchargent leur liqueur danS Purêtre, àcause de la viscosité de 1 humeur qu elles contiennent.Ligamens muqueux.

MUR.,

MUR. f. m. Construction de pierre de taille j de moîl-lon , de brique, de charpente, qui fait la principalepartie d’un bâtiment, fur laquelle on pose les plan-chers 8c le toit. Murus , paries. Le rétablissement desquatre gros murs tombe dans les grosses réparations. Iln’y a encore que les quatre murs dans ce logis, iln’est point meublé. Un mur en talus, qui est plus largepar le pied que vers le cordon. Un mur crevassé, quifait ventre, qui a perdu son à-plomb, 8c menace ruine.

On appelle mur de clôture 3 ceux qui servent simple-ment à clore une cour, un jardin, un parc, & quin’ont d’ordinaire que dix pieds de haut. Murus claus-trale. Les murs de clôture des paysans, ne font le plussouvent ^ue de bauge, ou de terre 8c de caillou. Unmur mitoyen, celui qui est entre deux héritages, 8cqui appartient par moitié aux deux propriétaires. Lamarque d’un mur mitoyen, c’est quand il est chape-ronné des deux côtés ; quand il déborde un peu desdeux côtés vers son sommet. Par Tarticle 194 de laCoutume de Paris, il est loisible à un voisin de haus-ser à ses dépens le mur mitoyen d’entre lui & son voi-sin , si haut que bon lui semble, s’il n’y a titre con-traire. On ne peut faire des vues, ni des ouverturesdans un mur mitoyen. Tous murs séparons cours 8cjardins, font réputés mitoyens , s’il n’y a titre au con-traire, par la Coutume de Paris. Mur de réfend, estun mur qui fait les séparations en dedans des diversespairies d’un bâtiment, 8c qui en partage les apparte-mens. Un mur orbe, est un mur où Ton n’a percé au-cune porte, ni aucune fenêtre. On appelle murs deface j tous les murs extérieurs d une maison fur lesrues, cours, ou jardins. Les murs de face de devant& de derrière, sont nommés antérieurs 8c postérieurs;& ceux des côtés latéraux. On appelle gros murs 3ceux de face 8c de refend. Un mur élevé à hauteur d’ap-ptii, mr lequel on sc peut appuyer.

Mur en ailes , est celui qui s’élève depuis le dessiis d unmur de clôture, & V a en diminuant jusque sous Ten-tablement plus bas, pour arebouter le mur de face 8cle pignon d un corps de logis qui n’est pas appuyé d’unautre.

MUR 103

Mur cn l’a'tr 3 est celui qui ne porte pas de fond, maisà faux, comme fur un arc ou poutre en décharge,8c qui est érigé fur vide pratiqué pour quelque su-jétion en bâtissant, ou percé après coup. Mur enl’air se dit auílì d’un mur porté sur des étaies pourune réfection par sous-œuvre. On dit en Latin muruspenstlis.

Mur en allée. Il doit, selon la coutume, avoir au moinsun pied de saillie au milieu de sa hauteur.

Mur coupé 3 est celui dans lequel on a fait une tranchéepour y loger les bouts des solives ou poteaux de cloi-son de leur épaisseur, en bâti liant, ou après coup : ceque la Coutume de Paris, art. 206 permet, s’il estmitoyen, 8c ce qu’un meilleur usage défend en fe ser-vant de sablières portées fur des corbeaux de fer.

.Mur en décharge 3 est celui dont le poids est soulagépar des arcades bandées d’espace en espace dans lamaçonnerie, comme le mur circulaire de brique duPanthéon à Rome.Il s appelle en Latin paries fornicatus.

Mur de douve 3 est le mur de dedans d’un réservoir, quiest séparé du vrai mur par un courroi de glaise decertaine largeur, & fondé fur des racinaux & despla-teformes.

Mur fans moyen , selon la Coutume de Paris, est unmur de maison seigneuriale ou de Monastère, qui parun privilège spécial, ne peut jamais devenir commun,en sorte que les propriétaires des héritages qui luisont contigus, ne peuvent bâtir qu’à une certaine dis-tance.

Mur deparpin. C’est celui dont les assises de pierres entraversent Pépaisseur, & qui sert pour les échifres &pour porter les cloisons & pans de bois. En latin, pa-ries front a tus.

Mur planté f est celui qui est fondé fur un pilotage, oufur une grille de charpente.

Mur de pignon 3 est celui qui finit en pointe, & où lecomble va terminer.

Mur cn surplomb 3 ou déversé 3 celui qui penche en de-hors. On le nomme aussi mur forjeté.

Mur , ou Muraille, en terme de Blason, se dit de lareprelentation d’un mur qui occupe toute la largeurde l’écu ; 8c pan du mur 3 quand il n’en occupe qu’unepartie. On Tappelle maçonné 3 quand on marque lesliaisons des pierres d’un émail différent. Murus scuta-rius. On Tappelle planté 3 quand il est représenté dansseau ; & soutenu , lorsqu’il pose fut quelques piècesreprésentées au-dessous.

Murs , au pluriel & pris absolument, se dit d’ordinairede la clôture de la ville. Mcenia 3 mûri. Dans les placesde guerre on ne souffre pas qu’on bâtisse hors les murs.11 y a des villes où les Princes n’ont que les murs 3qu’ils gardent, fans y lever aucuns droits. Sparte n’a-voit pour tous murs que la valeur de ses habitans. LesPostes ont feint que les murs de Troie avoient été bâ-tis par Apollon 8c par Neptune déguisés en Maçons.Les murs de Babylone furent mis au rang des sept mer-veilles du monde. Les murs de Jéricho tombèrent auson des trompettes.

|fr Murs 8c murailles, paroissent absolument syno-nymes. Cependant le mot de murailles paroît mieuxconvenir quand il s’agit de la clôture dune villefortifiée, 8c celui de murs quand on parle dune clô-ture ordinaire. Les murailles dune ville ; les murs d’un

jardin. . ,

$ds C’est pour cela que le mot de muraille^ est mieux afa place quand on parle de ces mursclcvcs dans quel-ques endroits pour servir de rempart. Li murail.e dela Chine, la muraille des Pictes. Foyer Muraille.

Mur fe dit proverbialement en ces pnrales. II vaudroitautant fe battre la tête contre un mur, c’est-à-dire,qu’on travaille inutilement, qu on 11 e viendra pas àbout de ce qu’on souhaite. On dit aussi, qu’un murcrève de rire, pour due, qu il est ruineux & crevaíïe.Dehiscit , rimas agit. On dit auílì à celui qui veutavoir de l’argcnt d’un avare , vous tireriez auísi-tôt derhuile d’un mur. On dit auílì, être au pied du murfans échelle, quand on manque une entreprise quoncroyoit prête à réussir, pour ne s’être pas pourvu detoutes les choses nécessaires.