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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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ii4 MUS

chent, après quoi il est obligé de découvrir où ils fontcachés. Jouer à la cligne-mussette.

Et dessous une aumusseVambition 3 V amour 3 t avarice se mulle.

Régnier.

Le P. Lobineau dans son Glosstire, 8c dans les preu-ves de l’Histoire de Bretagne, écrit Mucer j ancienne-ment on écrivoit ainli.

Dc-là vient mucketanpot. Faire quelque chose à lamuchetanpot.

Bord dérive ce mot du Grec pia , qui signifie abs-condo 3 je cache. On difoit autrefois musse , pour dire,cache ou cachette.

Musse, à.part.

MUSSIDAN. Mulcedonum.Y ille de France dans le haut-Périgord.

MUSSY-L’ÉVÊQUE , Mujseium Episcopale. Ville deFrance dans la Bourgogne, fur la Seine, entre Châtil-lon & Bar - fur - Seine. long. 11. d. 10. m. lat. 4 6 d.40. m.

MUSTACHIO. f. m .Mujlachio. Mesure de Venise pourles liquides. 3 8 mustaches font la botte ou muid, & 76l’amphora.

MUSTAPHA, f. m. Nom d’homme parmi les Turcs.Mustapha, de mot fe dit proverbialement en notrelangue des gens gros, íur - tout s’il n ont pas tropbonne mine. Il fe dit des petits garçons gros &c mal-propres , 8c ne fe dit jamais qu’avec le mot de gros.Quel gros Mustapha ? C’est un gros Mustapha.

Ce mot signifie choisi particulièrement de Dieu, &fe donne par excellence à Mahomet. Il est devenu ce-endant nom propre de plusieurs personnages, auísiien que celui de Mahomet. D’Herbelot.

MusTArHA violet. Terme de Fleuriste. Nom d’un œillet.C’est un violct-clair, fur un beau blanc fort détaché : latìeur n en n est pas beaucoup large, mais elle est fine.Sa plante est délicate, & porte graine. Trois ou quatreboutons lui suffisent. Morin.

MUSULIPATAN. Voye\ Masulipatan.

MUSULMAN, f. m. Terme de relation. C’est le titreque les Mahométans prennent pour fe distinguer desautres hommes. Ce mot signifie dans leur langue ,vrai croyant , ou orthodoxe. Mahométans, fidei ad-dictus ,Musulmanus. Quelques-uns de nos Auteursdoqnent auffi souvent ce nom aux Mahométans ,comme M. Fleury dans son Histoire Ecclésiastique, &

* M. d’Herbelot dans ft Bibliothèque orientale. En Ara-be on dit Moflem , Mostenam , 8c Mosolman.

Un Turc fe fait grand honneur d’être appelé Musul-man. Ce nom a été donné premièrement aux Sarazins,comme dit Léunclavius en fes Pandectes de Turquie.Chekalikan étant Atamadaulet, ou premier Minis-tre du Roi de Perse Chafoleyman, pressa un jour M.Daoud Sahid de fe faire Musulman. Daoud Sahid qui«toit un fort bon Catholique, & qui croie depuislong-tems à la Cour de Perse en qualité d’Intcrprètedes Horiandois, répondit qu il y avoit déja bien datems qu il etoic Musulman ; c’est-à-dire, fidèle obíer-fervateur de la Loi Chrétienne qu’il avoit embralléc.Mais dans 1 usage ordinaire on entend par Musulman ,un sectateur de la Loi de Mahomet. Il y a deux lot-tes de Musulmans fort opposés les uns aux autres. Lesuns font appelés, Sonni , & l es autres Chay. LesSonni suivent 1 interprétation qu Omar a donnée àl’Alcoran, 8c les Chay font de la secte d’Aly. Les Sujetsdu Roi de Perle font Chay 3 ct ceux du Grand-Sei-gneur font Sonni.

Il y a des Auteurs qui disent que Musulman veut.dire sauvé ; c’est-à-dire , prédestine : 8c que les Maho-métans fe font donné ce beau nom, parce qu’ils fecroient tous prédestinés. Martinius explique plus en■ détail l’origine de ce nom , il le dérive de D 7 DD, mu-sai a/n j mot arabe, qui veut dire sauvé } tire du dan-ger. Les Mahométans , selon cet Auteur, établissantleur religion par le fer 8c le feu , maflacroienttous ceux qui ne vouloient pas l’embrasser, & don-noient la vie à ceux qui l’embrassaient, qu’ils appe-

MUT

loient Musulmans. Erepti è periculo. Ce nom dans lafuite est devenu le nom de tous ceux qui font de lamême secte , ct on y a attaché la signification de vraifidèle », vrai croyant. Du Loir dans fa cinquième Let-tre , traite de 1a religion des Musulmans.

MUSULMANISME. f. m. Religion Musulmane, ou Ma-hométane. Religio Mahumetana. Musulmanismus. M.d’Herbelot a fait ce nom, ou du moins il s’en sert sou-vent dans fa Bibliothèque orientale. Il dit auffi Islam& Iflanisme.

Ce mot & le précédent viennent de , Salarfia ,qui signifie, il est sauvé. Ainsi Musulman signifie unélu 3 un homme qui est sauvé par la profeffion qu’illait du Mahométifìtie. Voye £ l’étymologie de Mu-sulman.

MUSURGIE. f. f. L’Art d’employer à propos la confen-nance & la diíïonnance, ouvrage fur la Musique,traité de la musique théorique & pratique. Musurgia.Le P. Kirker a donné ce nom à un ouvrage fur la mu-sique , qu’il imprima à Rome, en deux volumes in-folio 3 lan 1630. Voyei Cons onnance & Dis s onnan-ce , & Fart. Beau Musical.

M U T.

IsT MUTABILITÉ, f. f. Mutabilitas. Ceïnot exprime laqualité dune chose qui est sujette à changer. La muta-bilité des choses humaines. Il ne faut pas confondrela mutabilité avec le changement. On est sujet au chan-gement ; mais on n’est point sujet à la mutabilité. Quidit mutabilité , dit une disposition au changement : deforte qu’être sujet à la mutabilité , vaut autant qu’êtresujet au pouvoir de changer. Bouh. Son opposé estimmutabilité.

MUTAFARACA.f. m. Terme de Relation. C’est un Of-ficier de la garde du Gryid-Seigneur. Ricaut dit queles Mutasaracas font des Spahis distingués qui ont deplus gros appointemens & des récompenses plus con-sidérables quand ils sortent du Serrais Ils accompa-gnent le Sultan lorfqu’il fort du Serrail, soit pour al-ler à Farinée , loir dans fes promenades ordinaires.Les Mutasaracas font à cheval. Ils accompagnent auffile Visir lorfqu’il va au Divan.

MUTANDE. I. f. Terme de Couvent. C’est le caleçon,ou habit de dessous que portent les Capucins, ou au-tres Religieux, ainsi appelé à mutando. J r istis interior.MUTATION. f. f . Mutatio Synonime de changement.Ce terme est principalement usité en matière de droit.Il y a mutation en matière de fief, quand un fief changede main, c’est à-dire, change de propriétaire ou dedétenteur, ce qui arrive par la mort du Seigneur, oupar celle de l’ancicn valsai, ou par l’aliénation qu’ilfait de son chef.

IfiT Mutation en matière de censive, fe dit quand unhéritage cenfuel change de main, c’est-à-dire, changede propriétaire ou de détenteur.

§ 3 “ Les mutations qui arrivent par la mort du Vassal,font en ligne directe ou en ligne collatérale , suivantque le fief passe par succession à un descendant du dé-funt , ou à un parent collatéral.

isT II n’est ordinairement rien dû aux mutations du Sei-gneur , ni aux mutations de valsai par succession oudonation en ligne directe. Cela fe pratique dans la plû-aart des Coutumes, où dans ce cas, Oh ne dóit que latouche & les mains. D an S les tnittútiofis en ligne col-atérale, ct dans celles qui arrivent par vente ou autreacte équipollent, les rotures doivent au Seigneur undroit de lods & vente, & les fiefs un droit de quint, &quelquefois de requint. Foye^ ces mats.

§CF Ce terme est rarement d’ufage dans les autres matiè-res. Le Blanc a dit mutation des monnaies.

II est quelquefois employé dans le style soutenupour signifier révolution, changement qui arrive dansles affaires publiques. Mutatio , immutatio. Les gran-des mutations des États ont été cauféfcs, ou par la mol-lesse , ou par la violence des Princes. El. Le pàys d’A-thènes est le moins sujet aux mutationi. Ablanc.

Le Roi Louis XIV a employé ce mot dans le stylsde là guerre. C’est dans les remarques de la quatrième