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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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y er rue a formicaria. Mup/umla , vient de , four-

mi , parce que si on Ia coupe , elle cause une douleursemblable à celle qu on íènt par la morsure des fourmis.

MYRMECITE. s. £ Myrmeátes. Espèce de pierre dontPline fait mention, Lib. XXXVIL cap. 2. Elle estainsi appellée parce quelle porte naturellement l’era-preinte dune fourmi. De

MYRMICOLEON. s. m. Petit animal qui se cache dansle fable, & se nourrit des mouches qui pallent deílus.Il est gros comme une abeille, tacheté de blanc 8c dexoux , 8c a deux cordes. On tient qu’il dort tout l’hi-ver. Voye\ Fourmi-eion. C’est le même insecte.

MYRMIDON, s. m. Peuple de Thelsalie, que les Fablesont dit ctre nés de fourmis, fur la prière que le RoiIacus en fit à Jupiter , après que ion Royaume furdépeuplé par la peste. Myrmidones. Dans Homere &dans Virgile, les Myrmidons font les soldats d Achille.Ce mot est venu en usage dans notre langue, pour si-gnifier un homme fort petit, ou qui n’est capabled’aucune résistance. Quel myrmidon est-ce là ?

MYRMILLON. f. m. Myrmillo , Murmulio. Espèce deGladiateur à Rome. Il y avoir entr’autrcs deux lottesde Gladiateurs : les Myrmillons, 8c les Rétiaires. Tur-nèbe. L. 3. adv. c. 4. prétend que le nom de Myrnúl-lons , vient de Myrmidons.

MYROBOLAN, ou MYRABOLAN. £ m. Espèce defruit qu’on apporte sec des Indes. Myrobalanus „ glansunguentaria. Il y en a cinq espèces. Les premiers qu onappelle Citrins , font des petits fruits oblongs , groscomme des olives, relevés de plusieurs côtes, durs,de couleur jaune-rougeâtre : ils naissent à un arbreressemblant à un prunier, mais dont les feuilles fontsemblables à celles du cormier. Les seconds Rappel-lent Myrobolans noirs , ou Indiens ; ils font oblongs,noirs , gros comme de petits glands, ridés, relevésde quatre ou cinq côtes, fans noyau : ils naissent à unarbre dont les feuilles font faites comme celles dusaule. Les troisièmes font nommés Myrobolans che-bules ; ils font gros comme des dattes, oblongs, poin-tais par les bouts, relevés chacun de cinq côtes, decouleur jaunâtre-brune ; ils naissent à un arbre grandcomme un prunier; ses feuilles font semblables à cellesdu pêcher ; fes Heurs font formées en étoile, de couleurrougeâtre. Les quatrièmes font appellés Myrobolansemblics , ils font presque ronds, gros comme des noixde galle, rudes en deílus ; relevés de six côtes, de cou-leur brune ou obscure. Ils naissent à un arbre hautcomme un palmier, ayant des feuilles longues 8c dé-coupées menu , à peu près comme celles de la fougère.On nomme les derniers bellerios j ils font gros com--jne nos prunes ordinaires , ovales ou presque ronds,durs, jaunâtres, plus unis, ou plus anguleux que lesautres. L’arbre qui les porte est grand comme un pru-nier ; fes feuilles ressemblent à celles du laurier » maiselles font plus pâles. Les myrobolans de toutes ces es-pèces fontìégèrement purgatifs 8c astringens.

Ce mot vient du Grec pvpov, onguent , 8c B* Aai'cç,glands comme qui diroit gland médicamenteux, par-ce que: quelques espèces de myrobolans ont la figure/d un gland, à qu ils font employés dans la Médecine.

MYROBOLANIER. £ m. Arbre qui porte les myrobo-lans. Voye\ Myrobolan. Myrobolanus arbor.

MYRON, f. m- Excellent Sculpteur, qui vivoit dans la84 e olympiade, c est-à-dire , Fan 310 de la fondationde Rome, 8c fut disciple d Agelade. Une vache qu’ilreprésenta en cuivre, le rendit très-célèbre , 8c a servide sujet à un grand nombre de belles épigrammesGrecques, qu’on lit dans 1 Anthologie.

MYRRHE, f. f. Gomme résineuse qui tort par les inci-sions qu’on fait à un grand arbre épineux, qui croîtdans l’Arabie, en Egypte ,en Ethiopie. Myrrha La•plus belle est en larmes claires, transparentes, legeres,de couleur jaune-dorée, ou jaunâtre, ayant en dedansde petites taches blanchâtres en forme de coups d on-gle , de substance grasse, dune odeur forte, 8c quin’est point agréable ; d’un goût âcre 8c amer. La myr-rhe est apéritive 8c résolutive ; elle excite les mois auxfemmes , & hâte l’accouchement. Les Mages apportè-rent au Sauveur de l’or, de l’encens, 8c de la myrrhe .

MYR

Nicodème vint au Sépulcre de Jésus, avec envi-ron cent livres dune composition de myrrhe 8c d’alocs.

Ce mot vient du Grec 44a , je coule , parce quecette gomme découle d’un arbre. On faiíoit autre-fois des vases de myrrhe , qu’on appella Vasa murrhi-na , myrrhifta pocula , ou murrina , & murrhea po-cula. Martial, L. X. Ep. 8 0. Stace , L. III. Syl-va,//^> v. /7. Quelques Anciens, comme Pline , L.XXXVII. c. 2. disent que c’étoit une pierre pré-cieuse qui s’appelloit myrrhe , 8c que quelques Mo-dernes prennent pour celle que nous appelions aga-the d’autres pour l’onyx, & d’autre pour la cornali-ne. D’autres dilent que les anciens vases étoient d u-ne gomme condensée , congelée , 8c consolidée.Vjye^ fur la myrrhe, Baronius, à l’année 34.de J. C.

MYRRHIS. £ £ Plante dont les tiges s’élevènt à la hau-teur de quatre ou cinq pieds. Myrrhis. Ses feuillesfont grandes, découpées, semblables à celles de la ci-guë , souvent marquetées de taches blanches, molles ,un peu velues, ayant la couleur & l’odeurdu cerfeuil ,8c un goûtd’anis. Ses Heurs naissent en parassol au som-met des tiges 8c des branches , compolées chacune decinq feuilles inégales, disposées en Heurs de lis, decouleur blanche. Il leur succède des semences jointesdeux à deux, grandes, longues , semblables au becd un oiseau. Cette plante croît dans les prés 8c dansles jardins ; elle est propre pour la cachexie, pourl’asthme, pour l’épilepsie ; fa feuille est aussi bonneque le cerfeuil. Quelques uns Rappellent cerfeuil mus*qué; d’autres, dentaire odorante. En Latin, myrrhismajor , vel cicutaria odorata. C. Bauh. Pin. lú0. Ily a plusieurs autres espèces de myrrhis.

Ce mot vient it myrrha , à cause que l’espèce à la-quelle on a donne d abord ce nom, fentoit la myrrhe.

MYRTE. f. m. Que quelques - uns, comme Morin,ecrivent Myr the ; mais mal. On disoit autrefois meur-te. Arbrisseau toujours vert & odorant, dont il y aplusieurs espèces. Myrtus. Le myrte commun croîtquelquefois auffi haut qu’un arbre. Il a íes branchessouples & pliantes, son écorce rouge, fes feuilles unpeu longues, toujours vertes , semblables à celles dngrenadier. Ses Heurs font composées chacune de cinqfeuilles disposées en roses blanches, odorantes. Il leursuccède des baies oblongues qui ont quelque rapportaux olives sauvages. En Latin , myrtus communis Ita-lica. C. Bauh. Pin. 468. On tire des feuilles & dufruit du myrte , un suc qui est astringent. Il est proprepour ceux qui crachent le sang.

Myrte double. Celui qui s’élève à la hauteur d’un pe-tit arbrisseau; il pousse des branches toutes revêtuesde feuilles semblables à celles du myrte commun, quiproduisent des fleurs blanches remplies de feuilles,8c cette espèce de myrte est si féconde, quelle fleurit

£ )refque toute l’année. Il veut médiocrement de fo-eil, une bonne terre grasse 8c humide ; on le tailleau mois de Mars , & on n’en coupe que ce qui estsec. Morin. Ily aau Chili disterentes espèces de myr-te dans les forêts. Frézier , p. 72.

Les couronnes de myrte étoient celles qu’on don-noit aux Dieux Lares, au moins dans les maisons peuaccommodées. Horace, L. III. Ode 23. v. 15.

Laijfe cette pompe importune ,

Crois-tu que ton humble fortuneBlejfe leur pouvoir souverain ?

Epargne-toi ces grands hommages ,

Et ne couronne leurs images

Que de myrte 8c de romarin. Peixegrin.'

A Athènes, les Supplians & les Magistrats portoiencaussi des couronnes de myrtes , & les vainqueurs danstous les combats des jeux Isthmiens. Ce fut aulïï lacouronne de ceux qui triomphoient à Rome. Le myrteétoit consacré à Vénus.

Myrte , fe prend poétiquement pour le symbole de Fa-na ou r. On dit des Amans heureux, qu’ils font couron-nés de myrtes , parce que le myrte est dédié à Vénus.Formose myrtus Veneri. Vous avez converti vos lau-riers en myrtes amoureux. S. Evr. Les myrtes ontmoins de charmes pour les Héros que les lauriers. G»