tf-J’ Subst- fém. suivant l’appellation
ancienne, qui prononce enne _,& masculin, suivant l’appella-tion moderne, qui prononce ne.C’est la quatorzième lettre, &la onzième consonne de notre_ - alphabet. La lettre n ne le pro-nonce pas dans les troisièmes personnes des verbes aupluriel. Par exemple , on prononce aiment , écrivent 3comme si on écrivoit aime 3 écrive .
La lettre N est une consonne.nazale, selon un desAcadémiciens qui a le plus étudié notre langue : Y n estun d passé par le ne\ 3 ensortc que ceux qui ont le nezembarrassé , comme il arrive quand on est enrhumé ,
Ï irononcent quelquefois un d pour une n. L ’n est mouil-ée dans les mots François, quand elle est précédéed’un g, comme dans les mots ignorant, ignominie,■á’c. mais les François ne donnent pas ce son mouillé àXn précédée d un g 3 quand ils prononcent des motsdune langue étrangère, ignobilis , agnus , 8 ce. ( Quoi-que les Chartreux ayent retenu l’ulage de prononcerdans leur chant magnificat , & cognovi 3 comme nousprononçons en François magnifique 3 & oignon. Maisíi le mot Latin a passé dans notre langue, on donneà 1 ’n précédée d’un g le son mouillé ; ainsi il faut pro-noncer un agnus _, comme on prononce un agneau. )On pourroit ajouter quelques observations fur la dif-férente manière dont on doit prononcer cette lettre,quand elle termine les mots j parce qti’en esset elle doitêtre prononcée plus fortement en de certaines occa-sions que dans d autres ; mais, comme il leroit impos-sible d’y rien comprendre, à moins que de le savoirdéja par un long usage > on n a pas jugé a propos d’enfaire mention ici. Par exemple, Xn se prononce d unson retentissant à la fin de Amen 3 IJymen 3 Examen ■& à la fin de on 3 8 c en 3 ou des adjectifs en in 3 quandils font suivis d’un mot qui commence par une voyel-le : on aime en amour ; fin or. Elle a la même pronon-ciation quand elle est suivie dans le même mot d’untvoyelle ou dune autre n ; par exemple , anagrammef encline, iniquité , honorer , canaque, innovationennemi , &c. Elle a encore ce son clair à la fin des nom:adjectifs, suivis d un substantif qui commence par univoyelle , ou par une k qui n’est point aspirée, commidans ces mots ; vilain animal, vilain homme , bon ouvrier, vain appareil, mon amc, ton ami, son épéeson dnmilité , un antre , ancien édifice, &c.
On observera cette prononciation toutes les fois qul’adjectif terminé par une n est immédiatement suivdu substantif auquel il a rapport, & que ce nom commertee pat une voyelle ou par un h muet : & de mêmdans les mots un 3 mon 3 ton , son 3 lorfqu’ils ne sonséparés du mot que pat d’autres adjectifs qui y onrapport. C’est un ancien ami. Voilà mon unique espérance. Dans tous les autres cas, on ne fait point entendre l’articulation n , quoique le mot suivant comtuence pat une voyelle ou par un h muet. Projet vaià blâmable.
Ailleurs > quand 1 ’n est à la fin des syllabes, elle a uIon obtus & nazal, comme dans ces mots , ancre , er.
l’ Cr ’i r' U ^ C > on s un > à. La même chose arrive quan1 n est íuivie dans la même syllabe de quelques coníoinés qut ne se prononcent point, comme dans ces mot;quand 3 fírnrAnient , fond , ravins _> àésunts 3 insolensj» c ' P ans toutes ces occasions , à parler proprement«r/* a /° lnt à' bon ; le son qu’elle fait avec la voyel,dan^l CnCe , sl ” s’ in > on > 'fi j n’est qu’un son simple
i ^ o entre point de consonne , & quin’ext Imí í T°y cllc nazale , comme l’a tres-bien proive M. 1 Abbc Dangeau, qui l’appelle auisi voyelle Eckvonne. r 1
fssT Le nom bien se prononce avec le son nazal, sansfaire entendre l’articulation de la lettre n. Ce bien estprécieux, tout comme on prononce ce bien m est pie- 'cieux : bien honnête, comme bien coníidcrable.
Quand le mot bien est adverbe , on le peut confide-ret seul, ou dans la composition des mots : dans la_composition, le son de Xn finale est clair , pat exem-ple , dans bi cnaiCc , bienheureux , &c. hors de la com-position , il est un peu adouci, sur-tout dans la con-versation , hie/r obligeant, bien étudier , &c.
§3 Si bien est suivi d’un autre mot que de l’adjectif, deI’adverbe, ou du verbe qu’il modifie, la lettre n devientpurement nazale. Parler bien 8 c à propos.
Dans le mot rien 3 Xn finale fe prononce indifférem-ment d’un son clair, ou d’un son obtus quand elle estsuivie dune voyelle ; par exemple , je n ai rien à dire ,n’avez-vous rien entendu, il n’y a rien au monde dcplus beau, &c. Néanmoins dans une prononciationíoutenue, le son de l’n dans ces occasions est plus clairque dans la conversation. Encore ceux qui parlentbien, lui donnent-ils ce son clair, même dans li con-versation.
Dans le mot on l’n finale a un ion obtus dans lesphrases interrogatives ; par exemple, a-t-on eu nouvel-le , &c. croit -on être bientôt délivré ; dans ces interro-gations lui donner un son clair, est une prononciationNormande qu’il ne faut pas imiter. Dans les autresphrases, l’n finale du mot on, a un son clair, on a cilavis, on anra bientôt des nouvelles, on a fort avancel’ouvrage, &c.
N. Capitale , suivie d’un point, tient le lieu d’unnom propre qu’on ignore, ou dont on ne se souvientpas précisément, ou qu’on a sujet de ne pas nommer,ou d’un nom général, en la place duquel on pourrasubstituer tel autre nom qu’on voudra -, ce qui vientd’un ancien usage qu’on avoir autrefois , de mettre lemot en devant tous les noms propres d’hommes, 8 ccelui de na devant ceux des femmes. Ce qui se pra-tique encore en la plupart dis lieux du Languedoc,où l’on dit en Jean , pour dire, Monfieur Jean ; ou naJeanne 3 pour dire , Madame Jeanne. Quand ces motsont pailé ailleurs, on en a retranché les voyelles. C’estune remarque de Bord. DuCange dit, après D. Mé-nard, que cet usage s’établit dans le dixième siècle.Le P. Mabillon dit qu’ii est introduit, il y a plus dehuit cens ans.
N. Dans les écrits de Marine, signifie Nord. NO »Nord-ousfl. NNO, Nord-nord-oueft. NE, Nord-c fi.NNE, Nord-nord-ejl. ENE, efi-nord-eji. ONO, ouejl-nord-ouefi.
N. Chez les Anciens, étoitune lettre numérale, quisignifioit 900 , suivant ce vers de Baronius.
N. Quoque nongintos numero demonfirat habendos.
Et quand on mettoit une ligne au-dessus, N- signi-fioit 9 mille.
N. Cette Lettre est le caractère dont on distingue lamonnoie fabriquée à Montpellier.
N, dans une ordonnance de Médecin, signifie nom-,bre.
N A A.
NAALOL. Nom d’une ville Lévitique de la Terre-Sainte. Naalol. Elle etoit dans la Tribu de Zabulon.Jof. XIX, r s- Au même Livre, c . XXI 3 v. 3s > elleest confondue avec Damna ; mais le c. I, des Juges 3 v.10 , distingue ces deux lieux. On l’appelle quelquefoisNaalon. Saint Jerome dit Naaloth. P. LuBin.
NAAMA, ou NEAMA. Nom d’une ville de la Terrc-Sainte. Naama. Elle etoit dans la Tribu de Juda. Jof.XV 3 41. Naama. signifie belle.
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