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Ses villes principales font Chiotaje capitale, Hurle , >Nicée, Scutari, Angouri, Magnésie , Smyrne & Mi-lazzo. Mat y.
Ce mot s'est formé dn Grec AVaToAw, qui signifieLevant, Orient. Les Grecs avoient donné ce nom àl’Asie Mineure, parce qu’à leur égard elle étoit à fo-dent , Sc la première qui í'e présentoir de ce côté-là ;l’on a dit dabord Anatolie , & avec f article, l’ Anato-lie , d où Ion a fait La Natolie , comme on a fait lafouille , de l’Apouille, Apulia. Les Arabes diíent en-core Anadoll.
Natolie. f. h Terme de Fleuriste, Anémone qui estblanche, mêlée d’incarnadin , tant en les grandesfeuilles qu’en fa peluche. Morin.
NATRIX. 1 . m. Serpent aquatique qu on appelle natrix ,parce qu’il nage dans l’eau, & qu’on appelle autrementhydrus , d’vJwp, eau. Sa tête est large & plate, soncorps est gros comme celui d’une couleuvre , dimi-nuant vers la queue. Sa couleur est quelquefois cen-drée , quelquefois jaune-verdacrc , traveríee de lignesnoires. On en voit en Italie dans les prés Sc autres lieuxaquatiques. Il se nourrit de petits postions, de gre-nouilles & de rats, fe jette aux mimmelles des vaches& en suce le lait & le sang, & entre quelquefoisdans les pots au lait pour en boire. Sa morsure est ve-nimeuse. On en guérit en pressant du sel de vipère, ou
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l’on dit une natte d’or Sc d’argent. fssP Et l’onappelle une natte de cheveux, des cheveux trèf-les en natte. Les femmes le coëstdioiit autrefoistantôt en natte , tantôt en éeheveau, tantôt en cordede puits.
NATTER, v. a. Tapisser, couvrir une muraille de natte.Ma'ttâ sternere , integere, ll n’y a plus que quelqliesReligieux qui fassent natter leurs chambres. "Natter , signifie aussi, mettre, tresser une chose ennatte, & íe dit des cheveux que I on tresse comme lanatte. Natter les cheveux. In matta modum implicare ,texere. Le Pere Chamillart en pariant de disterentescocstures des Impératrices fur les médailles , dit : Ju-lie, fille de Tite, étoit frisée sur le front, avoir lereste de la tête natté , 6c les cheveux relevés dès ia ra-cine , formoienten arrière comme un bourreler. Dijf.pag. 79. -
Çjstf ’ Natté , Ée. part. On dit aussi natter un cheval ou lescrins d’un cheval. C’est en faire des tresses, les tresseren natte.
NATTES. 1 . f. pi. C’est un entrelacement de certains pe-tits roseaux fendus, ou d’écorce d’arbres, de dix-huità vingt pouces en carré, qu’on fait lervir dans les vais-seaux , comme pour garnir la soute au biscuit, les sou-tes aux voiles, Sc le fond de cale du vaisieau, lorsqu’oncharge des grains, car ces nattes empêchent l’humidité.
de la thériaque. Sa peau est bonne pour les vapeurs hy- NATTIER, í. m. Ouvrier qui fait & vend de la natte.
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stériques, en la brûlant & recevant la fumée par le nez.Sa chair purifie le sang, & résiste au venin comme cellede vipère.
£íO* N ATRON, N ATRUM , ou NATER, s. m. Natmn,anatrum , nitri species. On donne ce nom à une espècede sel alcali naturel, qui íe trouve à la surface de laterre dans les pays chauds , en Egypte, en Syrie,dans VAssyrie , dans les Indes orientales. On tire aussidu natrum , espèce de sel noir Sc grisâtre d’un lac d’eaumorte dans le territoire dc Terrana en Egypte. Il y adu mitron blanc qui n’est gu.'re différend dc la soudeblanche ou du salpêtre. Le peu que l’on voit en Francede cette espèce de nitre , nous vient par la voie deMarseille & de Rouen. On s’en sert pour le blanchiment des toiles, en le mêlant avec d’autres soudes com-munes. Sans cette précau'ion il bruleroit les toilesNATTA. í. m. Terme de Chirurgie. Tumeur qui vienten différentes parties du corps. Nata , natta , nafa ,
Storearum textor y propola. Le métier des nattiers étoitfort bon autrefois, mais il ne vaut plus rien depuis quele luxe a introduit les tapisseries au lieu de la natte.Nattier , f. m. Homme qui couche fur la natte. Nomde Secte , qui a été donné à une branche des Mani-chéens. Mattarius. Un Manichéen nommé Constance,en ayant rassemblé plusieurs à Rome dans fa maison >afin de leur taire observer la règle de Manichée , ilsabandonnèrent bientôt leur entreprise ; de sorte queceux qui voulurent y persévérer , firent schisme, Sc seséparèrent des autres, qui les appellèrent des nattiers ,parce qu’ils couchoient íur des nattes de jonc. Tille-mont , Hist. Eccléf T. IN. p. 374. Le même Auteurdit aussi Mattaire, & même Mattariens. Voye\ Mat-taire.
NATURAE, f. m. Terme de Cour unies. Indigena. Dans.le Béarn on appelle naturaux casiilés, les Jardiniersoriginaires.
napta. Blanchard , Sc après lui M. Harris , disent que I &CFN ATURALISATION. f. f.Terme dc Droit. Acte par1 « __ _11 • - M I 1 _n..-—..i;A. '.ai j... ...._
le natta est une grosse tumeur moUalïe qui vient leplus ordinairement au dos, Sc quelquefois aux épau-les , & qui est accompagnée de douleur, Sc quelque-fois de rougeur. Sa racine est déliée ; cependant il aug-mente quelquefois si prodigieusement, qu’il égale lagrosseur d’un melon ou d’une gourde, ll se forme d’u-ne matière grasse ; c’est pourquoi il doit être mis aunombre des stéatômes. Benholin dit qu’une dame sefit mordre un Natta qui commençoit, Sc qu’ellc enfut guérie pàr ce moyen.
N ATT AIRE. s. m. Mattarius. On a autrefois donné cenom aux Solitaires Sc aux Moines, comme il paroîtpar Saint Augustin , L. V. contre Fauste , c. f. On lesnommoit ainsi , parce qu’ils couchoient fur des nattes.
Ce mot vient de matta , qui signifie en Latin unenatte ; & de natte s’est fait nattaire , au lieu de mat-taire en le faisant de matta.
NATTE. s. f. Tissii plat, fait de bons brins de paillebattus, & tortillés ensemble. Matta 3 storea , teges, llS ’ en fait aussi de jonc & de genêt, ll n’y a pas longtcmsque toutes les murailles des maisons n’étoient tapisséesque de nattes. Maintenant la natte ne íert plus quepour couvrir des planchers, pour mettre au-devantdes fenetres, Sc dans les jeux de paume. Des pau-
ïciulles de nattes. Les Orientaux couchent fur deia natte.
x < mot vient du Latin matta , comme nappe de map-pa. Meh.DuC ange le dérive aussi de matta > & ditque es Allemans, aussi-bien que les François , fe sontiervi du mot dc Natte.
On le dit aussi des autres choses déliées qui se tor-tillent en façon de narre , des tissus de soie, de fil, Sec.qui sont plats , & composés dc trois brins . Ainsi
lequel un étranger est naturalise ; c’est-à d ire, au moyenduquel il jouit des mêmes droits & privilèges que les.naturels du pays. On se sert aussi de ce mot pour ex-primer lester qui résulte de cet acte. Jus civitatis 3juris civitatis instrumentum , littera ; tabula quibusconceditur. Il y a des Etrangers qui ne sont point au-bains en France , & qui succèdent suis naturalisation.Errad. Eu France , la naturalisation n’appartientqu’au Roi. En Angleterre, la naturalisation se doitfaire par un acte du Parlement. Voye\ Denizons ,
. Harris.
NATURALISER, v. a. Accorder à un étranger les pri-vilèges des habitans naturels, des rcgnicoles. Peregri-num civitate donàre , impertiri. On n’hérite point deparens qui 11e sont point naturalisés leur succession estune aubaine qui appartient au Roi. ,
On le dit figurément des mots & des phrases qu ontransporte d’une langue dans un autre. L usage a natu-ralisé plusieurs mots Latins, Italiens & Elpagnols.Ce mot exprime bien ce qu’on lui fait hgfpner ; dçforte qu’on n’aurapas dc peine à le naturahjer. Vaug,
Rem. . . .
Naturalisé, ée. part. Adoptatus m civitatem.
NATURALISME, f. m. C est 1 état & la Religion deces Athées qui donnent tout a la nature , comme fai-soit Spinosa. M. Bailler dit que le Portugais Acostas’appelloit Gabriel pendant qu il fut Chrétien ; maisque s’étant fait Juif Sadduceen, & étant tombé dans cequ’on appelle naturalisme , il prit le nomd’Uriel, M.Diccman fit imprimer en 1684, à Leipíïcun Traité dunaturalisme de Bodin , & en même temps il le réfuta.*' , ^i KC » Ur Anon y me de la vie de Lucilio Vanini, dicqu il n y a rien de rare dans son livre de l’Amphithéâ-
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