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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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en faisant u ne incision'au-delsous du nombril, à côtédc la ligne blanche, on du mu-lcle droit,ouvrant lc pé-ritoine,’& eníuite la matrice. Ceux qui íont nés dela forte s appellent en Latin Casares ou Casernes , àcaso matris utero.

Opération en Chimie. On appelle opérations chi-miques tous les moyens particuliers employés à fairesubir aux différentes substances les deux grands chan-gemens , qui conlistent dans des séparations & desunions, tels que la distillation, 1 amalgamation, la co-hobation , &c. Séparer & unir, voilà tous les esterschimiques. Foye^_ Diacrise & Syncrise.

Le soufre des Eaux de Bourbon a échapé jufqu’à pré-sent aux opérations les plus ingénieuses & les plus dé-licates de la Chimie. Mém. de Trév.

Opération, en Arithmétique. On appelle opéra-tions arithmétiques les disterens calculs qu’on faitpar la Multiplication, l’Addition , la Division ou laSoustraction. Foyers ces mots. Multiplier, diviserun nombre par un autre est une opération arithmé-tique.

Opération , se dit auffi de faction, de l'estet des remé-dies, des médecines. Cette médecine a fait doucementson opération , a bien fait vider de la bile. \J opérationde ce remède est lente.

Opération, lignifie encore faction d’une cause, Sc 1 ef-fet qui en résulte. Aclio , effeclus. La nature est mer-veilleuse en íes opérations. Les Epicuriens ont nie laProvidence & Vopération de Dieu. Nie. Les opérationsde la nature n’ont rien de gêné. Port-R. Dieu cacheíes opérations fous faction des causes secondes. Nie.f£3* Opération, se dit figurément en choses morales ,pour marquer faction de Dieu, du Saint Esprit, factionde la grâce sur la volonté. Les opérations de la grâceíùr le cœur don pécheur. La Sainte Vierge a conçu

f ar Vopération du Saint Esprit. Les Contemplatifs fontobjet de la raillerie de ceux qui ne sentent pas lesopérations internes du Saint Esprit. FÉn. Les opérationsde la grâce ne se distinguent pas sensiblement de cellesde la nature. Id.

On dit aulìï, les opérations de la Campagne, enparlant des 'desseins, des entreprises, des actions duGénéral pendant la Campagne.

M. de Callicres n approuve pas qu’on dise les opé-rations de la Campagne, en termes dc guerre. Il veut-qu’on dise les entreprises ou les actions.... Suite desmots à la mode , p. i f 7 , //p. Mais c’est une faustedélicatesse -, & l’Académie en adoptant ce mot danscette signification, allègue pour exemple : on a long-tems délibéré pour régler les opérations de la Campa-gne prochaine.

§3“ Opération , terme de Logique. On appelle opéra-tions , les actes de f esprit. On compte ordinairement■quatre opérations de f entendement, qui font f objetde la Logique, savoir l’appréhension ou perception,le jugement, le raisonnement & la méthode. Foyers■ ces mots.

En termes de Théologie, opération se dit des actionsdu Verbe & de f homme en Jésus-Christ. Il y a deuxopérations -dans Jésus-Christ; l’une divine & f autre-humaine,- & non pas seulement une seule opérationthéandrique, comme le soutenoíent les Monothéistesdc lesMonophyfitcs.

On dit dans le style familier & par ironie, vous avezfait-là une belle opération. Voilà une belle opération ,pour dire, vous n avez rien fait qui vaille. Ac. Fr.fO* OPÉR ATRlCE.fémin. du mot Operateur,Charlatan.

Voilà ì’Opératrice au lïitot en besogne. La Font.OPERCULE, f. m. Terme de Conchyliologie. C’est lecouvercle dont le paillon se sert pour défendre 1 entréede la bouche de sa coquille, & pour sc renfermer endedans. Operculum.

ÎP* OPERCULÉ. adj. Epithète que quelques Naturalistes

donnent à certains coquillages.univalves,de laclasledes limaçons, qui ont une petite pièce destinée a lesboucher, un opercule.

fp*OPÉRER, y.a. En choses spirituelles & morales,produire un effer. Exequi , producere , efficere. J- C. atwere notre salut par son incarnation. La vertu divine

O P H

opère ce miracle. Pasc. Vos sollicitations n’ont rie»opéré dans cette astaire.

ffiT On le dit absolument & fans régime. La grâce opèredans les âmes qui sont bien dispolées à la recevoir.Laissez opérer la nature.

HstT Opérer , dans les Arts ou Sciences qui demandentune certaine pratique,comme la Chirurgie, la Chimie,f Arithmétique, &c. faire , exécuter une opération.Operari manu. Pour être bon Chirurgien, il ne suffitpas de raisonner, il faut savoir opérer. Ce Chirurgiena la main légère ; il opère à merveille. Cet Arithméti-cien opère avec facilité. O11 ne sautoir être bon Chi-miste sans opérer.

£L? On dit absolument qu une médecine opère , qu’ellccommence à opérer , pour dire qu’elle produit, qu’ellccommence à produire son effet.

On dit proverbialement & ironiquement, à ceuxqui ont gâté ou ruiné quelque affaire. Vous avez, mafoi, bien opéré. Belìè operatus es. Je ne doutai pointque la R. neût opéré en cette rencontre. De la Chas t.Ici, ce mot signifie , agir secrètement, traverser undeílein.

fs? OPÉRÉ, ÉE. part. Ce mot vient du Latin operari.

OPERTANÉE. f. m. Nom que l’on donnoit chez les Ro-mains à quelques Dieux. Marrianus Capella , qui enparle, L. I. ne dit point quels éroieur ces Dieux. Pline,L.X, c. jó , fait mention des sacrifices qu’on leurfaisoir.

Ce mot^vient d opertus, qui signifie couvert; ca-ché ; peut-être étoient-ce les Dieux souterrains, ou in-fernaux, ou ce qui paroît plus vraisemblable,on donnoitce nom aux Dieux qui avoient des mystères, des céré-monies secrètes, aux sacrifices desquels l eurrée n’étoitpoint permise à tout le monde. Opertanei.

Es? Et l’on nommoit opertanea , les sacrifices qui fe fùi-soient en des lieux secrets, où l’on ne recevoir pas toutle monde.

|CP OPES. f. m. Les Architectes appellent opes les trousqu’ils laissent dans les murs, à f endroit où les solivessont posées. Tabulatorum foramina. On le dit aufïì destrous des boulins qui restent dans les murs.

O P H.

OPHAZ. Foyei Ophir.

OPHEL. C’est lc nom d’une tour très-haute de la villede Jérusalem. Ophel.

OPHER. Nom d’une ville de laTerre-Sainte qu’on nom-me auffi Epker. Opher. Elle avoir son Roi particulierau rems des Chananéens. J os. XII 3 / 7. Elle sc nom-moit auffi Geth. Elle étoit dans la tribu de Zabulon. Ilparoît qu’elle donnoit son nom à son territoire, ouqu’elle prenoit le sien. Car fÉcriture f appelle Getho-pher j & Geth en Opher.

OPHÉRA. Nom d’une ville de la tribu de Benjamin.Ophera. Les Septante l’appellcnt Képhira . Josué enparle, XFIII. 23.

OPHIOGÈNES. f. m. pi. Anciens peuples qui occupoientfile de Paros. Moréri dit qu’on donna auffi ce nom àune famille qui habitoit anciennement file de Chy-pre. Les Ophiogènes passoient parmi les Anciens, auffi-bien que les Maries, célèbres peuples de f ancienneItalie, & lesPfylles, peuples de f Afrique, contréede la Libye, pour avoir la propriété de guérir les pi-qûres venimeuses des serpens. Il a paru fur ce sujet en174J , à Léipsic, nne dissertation qui a pour titre, DtPsyllorum , Marsorum & Ophiogenum advershsserpen-tes eorumque iclus virtute disputatio. Elle est curieuse-

OPHIOGLOSSUM. L m. Plante. Fyye^L angue de Ser-pent. C’est la même chose.

Ce mot, est composé de deux mots Grecs, o<piç ,ser-pent , Sc yMì/nra , langue , parce que le fruit de cetteplante a la figure de la langue d’un serpent.

OPHIOLATRE. f. m. Qui adorent des serpens. Quelq ilCSpeuples d’Afrique íont encore ophiolâtres. Foyer, fart-suivant.

OPHIOL ATRIE. f. f. Cuire des serpens. Religion de ceuxqui adorent des serpens , ou des dragons. Ophiolatrïa.Le culte que les Babyloniens rçndoient au grand Dragoí»