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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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que Daniel tua, Dan. XIV, 22/jsuiv. étoit une ophi-olatrielLes Egyptiens ont aulîi donné dans Xophiolatrie.Il y a encore une espèce Xophiolatrie dans les Indes.

Ce mot vient à'su, serpent, & de telptìct, adora-tion , culte.

OPHIOMANCE, ou OPHIOMANCIE. f. f. Divina-tion qui se fait par 1 observation des serpens. Opkiò-mantia. Il y a pluíîeurs exemples d’ophiomancie , quimontrent que cet art frivole &: ridicule étoit très-an-cien & tres-commun chez les Païens .Voyerp Homère,Iliade II, v. 333. Virgile, En. L. V, v.8 j. Cicéron ,de Divin. L. I ,n. 36 & 6 2 , L. II, n. 7 3. Val èreMaxime, L. I, c. 6. Térence, Phormio , act. IV,fcen. IV, v. 24. Horace, L. III , Od. 2j, v. /. Voyezencore la Dissertation de M. f Abbé Souchay. Me m.deVAcad. des Belles-Lettres, T. VII.

Ce mot vient d «p<ç ,serpent, & de pAvut , divin ,faavTíia ., divination.

OPHIOMAQUE. s. m. Dapper donne ce nom aux Ibisd Egypte. Il dit que les habitans du pays les appellentMange-serpens. Voyetp Ibis.

Ce mot vient d’fis , serpent, & /zd^o/xcq, j e faisla guerre. Ophiomaque , qui fait la guerre aux serpens.

OPHIONÉE. í. m. Célèbre Devin de Melfénie, qui étoitaveugle de naissance. Voici comment il cxerçoitl’artdedeviner, au rapport de Pausanias. Il demandoit à ceuxqui vcnoient le consulter, de quelle manière ils s’é-toient gouvernés, soit en public, soit en particulier,& suivant leurs réponíes, il prédifoit ce qui devoirleur arriver.

OPHIOPHAGE.s. m. & f. Qui mange des serpens. Ophio-phagus , a. Pline donne ce nom à des peuples d’Ethio-pie , L. VI, c. 2p.' Il y a encore plulieurs nations dePAinérique, tant méridionale que septentrionale, qui(ont ophiophages , ôc mangent les serpens , Sc mêmeles serpens à clochette , qui sont si venimeux.

fìC? Il y a apparence que son ôte à ces serpens les partiesqui contiennent le venin. C est ainíì qu on emploie lachair de serpent à sonnettes en bouillons, pour puri-fier le sang, après lui avoir coupé la tête^qui est rem-plie d’un poiíon très-subtil.

OPHIR. Nom d’un pays, dont il est parlé au chap. IX e& au X e du III Lïv. des Rois , où il est dit que Sa-lomon faisant partir sa Hotte d’Aíion-Gaber, port dela mer Rouge , pour aller en Ophir , elle étoit troisans à faire le voyage, & qu elle apportoit de for, del’argent, de fivoire , des linges, & des perroquets,ou des paons. On est en peine de savoir où étoit cepays d ’ Ophir-, les uns le mettent à l’cmbouchure dela mer Rouge , les autres à Sofala, les autres à Ango-la , les autres au Pérou, les autres à file de S. Domin-go , en Amérique ; tout cela est hors d’apparence. L’cm-bouchure de la mer Rouge étoit trop proche d’Aíion-Gaber, pour employer trois ans à faire le voyage ;Sofala n’a point de mine d’argent. Angola n’a pasassez d 'or non plus que d’argent. Le Pérou & l’ste dede S. Domingo font des pays trop éloignés & séparésde notre continent par f océan que les anciens ne tra-veríoient point, n ayant pas f usage de la Boussole. Uy a encore moins d’apparence <\u Ophir (nt à Carthage,en Espag ne , ou à Tharse , en Cilicie. Pour aller en ceslieux on auroit équipé un Hotte fur la mer Méditer-hl uee 3 & non pas fur la mer Rouge. Il y a donc plusapparence pu Ophir étoit aux Indes. Quelques-unsCe^ C ' UC > "oú lïlc appelée Taprobane , aujourd’huiy an, ou il devoir y avoir un port nommé Hippor,1 ru, r 5 S Hébreux Ophir; d’autres disent que c’étoitla j onn ese d’or, aujourd’hui la presqu’île de Ma-foníí eS n UtTCS onhn mettent Ophir au Pégu, & ils leles p| nt Ur r C H ue k Perc Bonifier, Cordelier, dit quemon exila d C < ^~ Cnt descendus des Juifs, que Salo-

mais ce conr??> Ce payS ’ pour y travaillcr aux mincs ’Salomon & st a rL aucun fondement dans f histoire de

des Juifs. Enfin e iler traÌ1 'm l m ^ ÌX& aUX coutumesment où étoit fo P / 7r ^Pvtfible de marquer precife-vrassemblable qu’il éâ?^ o"^n; quoiquïl soit tres-

Lc les Ethiopiens, ouTíT ? Y *’ ° U *

rn 1 „ r ^takes, fuioient autrefois beau

, de SA» M. Huct, U rae il os,

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est la côte orientale d’Afrique, & en particulier de So-phala, région abondante en or. V iveç la Dlstertationde cet illustre Auteur fur Ophir , & son Tr. du Comm.p. 3° , s9 3 àc. Avant même le tems de Salomon,l’or à’Ophir étoit connu dans la Palestine; car on litdans les Paralipomènes, L. XXIX , 4. que Davidavoir amalle pour la construction du temple de Jéruía-lem trois mille talens d’or d 'Ophir. Ce qui lui étoitvenu apparemment par les Tyriens. Huet , Tr. du Com.p. 314.(02 Septante appellent ce pays Sophir, Sou*phir & Sophira. Holstenius dans ses Notes fur Ortc-lius, au mot Ophir , prétend que l ’Ophir ou Sophir dcSalomon, est la Soupara de Ptolomée, d’Arrien & Co-stuas Indopleustes, ou voyageur de f Inde. C’étoit unport célébré de f Inde,

OPHITE. adj. Espèce de marbre de couleurs diversifiées,& parsemé détachés, qu’on appelle mttementserpen jtin , ou pierre serpentine. En Grec & en Latin Ophites.

Ce mot vient duGrec 'fit,serpent, & on a donné cenom à cette pierre, parce que ses taches approchentde celles d’un serpent. Voyc% Serpentin.

OPHITE. s. m. & f. Nom d’anciens Hérétiques, quiétoient une branche de Gnostiques. Ils ont été ainsi ap-pelés , parce qu’ils étoient adorateurs du serpent quiséduisit Eve. Ophis en Grec, signifie serpent, d’où ona formé Ophites , Ophita. Ils attribuoient à ce serpenttoutes fortes de sciences ; & ils le faisoient fauteur &le pere des íciences. Sur ce principe, ils avoient in-venté mille fables dont on peut voir une partie dansS. Epiphane , qui parle assez au long de ces Ophites.Ils disoient que le serpent avoit été le Christ , qu’ilétoit fort différent de Jésus né de la Vierge, dans le-quel le Christ étoit descendu, & que c’étoit ce Jésus& non pas le Christ > qui avoit souffert. C’est pour-quoi ils faisoient renoncer Jésus à tous ceux qui en-troient dans leur secte. Les Sétiens, dont parle Théo-dore! , ou étoient les mêmes que les Ophites , ou, íe-lon S. Epiphane , ils en étoient peu diiîérens.

OPHIUQUE. Voyerp Serpentaire.

OPHLIAS. Voyetp OBLIAS.

OPHNI. Nom dune ville de la tribu de Benjamin. Jof.XVIII, 24.

OPHRIS. s. m. Plante qu’on appelle autrement double-,feuille, o<ppòç. Voye% Double-feuille.

OPHTHALMIE. f. f. Terme de Chirurgie. Maladie desyeux. C’est proprement une inHammation de la mem-brane de f oeil, appelée Conjonctive , accompagnée derougeur, dc chaleur & de douleur. Il y a une ophthal-mie humide , ôc une sèche. La première, est celle oùil y a écoulement de larmes : la seconde, celle où iln’en fort point. Il arrive quelquefois dans X ophthalmie.que les deux paupières font tellement renversées, quef œil demeure ouvert fans pouvoir se fermer ; on f ap-pelle 27/E/c. Et quand les paupières tiennent telle-ment ensemble, que f œil ne peut s’ouvrir, on f ap-pelle pfxwmç ■ c’est-à-dire,clôture des choses qui doi-vent ctre naturellement ouvertes. La cause prochainede Xophthalmïe , est le sang qui coule en plus grandequantité dans les petits vailleaux de la conjonctive, ôcles distend. Les causes éloignées font les mêmes quecelles des autres insiammations. Cesse nomme Xoph-thalmie en Latin, lippitudo , à cause que dans cettemaladie, il s’attache de la chasse aux yeux, laquelleon appelle lippa. (‘ophthalmie cause quelquefois laphthiíìe. Académie Léopold. Dec. //• Ann. III, p,114. La neige appliquée fur l’œil malade , est un re-mède à Xophthalmie. Ihid. Dec. II. An. X, jp. 166.Il y a íouvent pendant f été des ophthalmies epidemi-ques. Les Éphémérides de 1 Académie Leopoldine ,Dec. II. An. III ,p- rSó, parlent d une ophthalmie ,que l’on guérissoii en appliquant íurlœil, de la bousede vache toute fraîche, mile entre deux linges. Voyezencore d’autres remèdes à l’ ophthalmie. Ihid. Decad.

' 1. Au. VI, ct ,P * 7 1 ■ Append. Dec. II. An. 7 ,

p. 219. Une langue dè renard, le fiel & la graisse devipère, font des préservatifs contre l 'ophthalmie. Ibïd.Dec. I. An. II, 20 6, 20 8. Dec. II. An. VI,p. 4 0 f.

Ce mot & le suivant viennent du Grec , qui

signifie ceil,