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OREILLARD , ou ORILLARD, ARDE. adj. Termede Maréchallerie. C’cst une épithète que l’on donneaux chevaux 8c aux jumens qui ont les oreilles troplongues j placées trop bas, pendantes 8c écartées. Laxèauritus equus.
OREILLE, f. f. Partie double de la tête des animaux,qui leur sert à entendre les Ions, qui est l’organe deRouie. Auris , auricula. Pour la perfection de fouie, lanature nous a donné une oreille extérieure, 8c une inté-rieure. L’extérieure a deux parties dans la plupart desanimaux-, savoir, celle qui paroi t hors de la tête, qu’onappelle absolument P oreille , & celle qui est enfoncéequ’on appelle le trou de Voreille 3 ou le conduit de l’ouie.La partie de dehors de Y oreille externe est demi-circu-laire, 8c a plusieurs anfractuosités : fa patrie supérieurequi est la plus large, fe nomme Yaile j f inférieure quiest étroite, molle 8c pendante, le lobe de íoreille ■ c’estcet endroit que les Dames font percer. Le circuit exté-rieur s’appelle hélix , l’intérieur qui lui est opposéanthelix j la cavité qui est entre ces deux circuits, lanacelle ; celle qui est au commencement du conduitde fouie, la conque ; l’éminence qui est proche destempes, hircus.
L ’ oreille extérieure s’avance hors de la tête , 8c estremplie de sinuosités pour recevoir f air qui forme leson , le rompre, & le conduire à 1 organe intérieur del’ouie. Cette partie extérieure de Y oreille est fait d’ùncartilage mince ôc délié, couvert d une peau, elle a deuxmuscles qui font très-petits dans l’homme , dont lesoreilles font immobiles : mais les animaux qui les re-muent comme le cheval & fane, les ont grands & engrand nombre. Le trou de Y oreille est creusé dans Pasdes temples,& est revêtu dune peau garnie de plusieurspetites glandes qui fournissent cette humeur gluante,épaisse 8c jaune qui s’y rencontre ordinairement : cetrou ou ce conduit fait toute Y oreille externe dans lesoiseaux, dans les reptiles, dans quelques poissons ,dans les taupes. Au fond de ce conduit 011 trouve lamembrane du tambour , qui sépare Yoreille externed’avec l’interne : elle est presque ronde , leche, mince,ferme , transparente, engagée dans une rainure creu-sée dans la circonférence de í’extrémité du conduitosseux. Derrière cette membrane est une cavité qu’onappelle la caijse du tambour parce quelle ressemblecn quelque manière à la caille d’un tambour. On y re-marque cinq choses considérables ; savoir, deux con-duits , deux ouvertures, quatre osselets, trois muscles& une branche de nerf. Les deux conduits font à fescôtés ; celui qui est en devant, 8c qui va s ouvrir dansle palais, s’appelle Y aqueduc 3 non-feulement à causede fa forme de canal, mais parce qu’il peut donnerquelquefois palíàge aux humeurs étrangères , qui fe■ramassent assez souvent dans la cavité de cette caisse ;n’y ayant aucune valvule qui en puisse empêcher 1 asortie. L’autre conduit qui est au haut de la caisse, estplus large , & beaucoup plus court que l’aquéduc ; ilpénètre dans les sinuosités de l’apophyfe mastoïde.C’cstparle moyen de l’aquéducque les sourds entendent unpeu par la bouche , & qu’en leur faisant prendre lemanche d’un luth avec les dents, ils en entendentfharmonie. Les deux ouvertures ou fenêtres de la caisse,font dans la surface de l’os pierreux qui est à l’oppolìtede la membrane du tambour. La première fenêtre ap-pell ée-ovale , a cause de fa figure, est située un peu plushaut que l’autre ; elle reçoit la base de celui des osseletsqu’on nomme Y étrier. L’autre fenctre qu’on appelleronde ; quoiqu’elle soit, comme 1 autre, de figure ova-le, est fermée par une membrane mince, leche &transparente à peu près comme celle du tambour. Lepremier des quatre osselets qui fe présenté , est appeléle marteau , parce qu’il est plus gros par 1 une de fesextrémités qu’on appelle la tête , & pl us 1T ss, nu P-ssl’autre qu’on appelle le manche. Le second oiselet estcelui qu’on appelle Y enclume , à cause de sa figure. Letroisième est appelé Y Etrier 3 parce qu’il ressembleexactement à un étrier. Le quatrième est rond 8c tres-petit, on Rappelle Yorbiculaire. Ces ostelets , peu detems âpres la naillànce, ont presque la même gran-deur que quand Ranimai est parvenu à son plus grand
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accroissement : eníorte quel âge ne fait que les endur-cir. Des trois muscles qui font dans la caille, il y en adeux qui appartiennent au marteau',le troisième est pourf étrier. La dernière partie qu’il y a à considérer dans lacailfc du tambour, est une corde fort déliée, qui pallederrière fa membrane ; on a douté si c’étoit une artère,une veine , un nerf, ou le tendon d’un des musclesdu marteau ; mais quelques Modernes ont découvertque c’étoit une branche du nerf de la. cinquième pairequi fe joint au tronc de la portion dure de l’auditif. Lesdeux fenêtres dont on a parlé , s’ouvrent dans une ca-vité qui est creulée dans f os pierreux , 8c qu’on appellele labirinthe , parce qu’elle est embarrallée de plusieursdétours : cette cavité le diviíe en trois parties j la pre-mière est celle qu’on peut appeler le vestibule , parcequ’elle conduit aux deux autres ; on y remarque neufouvertures ; la íeconde comprend trois canaux ronds,courbés en demi-cercle, qu’on appelle les canaux de-mí-circulaires : la troisième est le limaçon , lequel estcomposé de deux parties ; savoir, d’un canal demi-ovalaire spiral, 8c d une lame qui tourne en spiralemontante. Le canal fait deux tours 8c demi autour dunoyau, & va en diminuant 8c s’étréciílant à meíurequ’il monte. La lame spirale sépare en deux ce canaldans lequel elle est, étant attachée au noyau par fa ba-se , & par son autre extrémité à la surface du canal op-pose^ au noyau,par le moyen dune membrane fort
■ déliée. Le conduit du limaçon étant ainsi partagé, for-me comme deux rampes d’efcalier en limaçon , cons-truites fur le même noyau l’une fur l’autre, dont l’unen’a point de communication avec l’autre. L’air qui estrenfermé dans les cavités du labyrinthe, est celui queles Anatomistes ont appellé implanté. Enfin, il y a lenerf auditif qui fait la septième paire, 8c qui est com-posé de deux branches, la molle 8c la dure : fa portionmolle se perd dans l’organe de l’ouie : la portion durefort hors du crâne, 8c le partage en plusieurs rameaux,qui vont fe répandre aux parties de Y oreille extérieu-re , aux muscles du front, des tempes, des paupières,du nez , des lèvres.
|13 Ce n’est dans aucunes de ces parties, quelques né-cessaires qu’elles soient , qu’il faut placer l’organe dcl’ouie. On le plaçoit autrefois dans la membrane dutympan. Mais il est évident qu’on entend quelquefoisimmédiatement parla bouche, & par conséquent sansle secours du tympan ou du tambour. M. Chefeldenrompit à un de ses chiens la membrane du tympan.Cet animal ne perdit pas pour cela l’usage de fouie :il eut seulement pendant quelque tems une grandeaversion pour les fons , parce qu’ils entroient dansY oreille intérieure avec trop d’impétuoíìté. La mem-brane du tambour lert à amortir par fa consistance k'force de l’imprelsion.
§3“ On doit regarder le nerf auditif comme le véritableorgane de l’ouie. Voici par quel méchanifme s’opèrccette perception.
I3 D’abord la cavité extérieure de Y oreille est disposéede manière à réunir le son. Aussi ceux qui ont la partieextérieure de Y oreille plus avancée, ont l’organe del’ouie meilleure : & ceux à qui cette partie manque, ysuppléent en quelque façon par un cornet, ou parla main courbée en forme de cornet, pour mieux réu-nir le son dans la conque.
§3 Le son réuni dans la première cavité, fe communi-que à la membrane du tambour : la membrane le com-munique à l’air renfermé dans la caiste. Cet air le faitpasser de la caiste dans le labyrinthe par les ouverturesou les petites fenetres, 8c du labyrinthe dans la co-quille 3 ou il fe répand enfin fur les petites fibres dunerf auditif qui tapissent le fond de la coquille ; 8c knerf auditif porte cette impression jufqu’au siège delame.
§3 En effet les nerfs de la septième conjugaison d 11 *partent du cerveau , de la partie qu’on appelle le cen-tre-ovale , se partagent en différens rameaux, dont lesplus durs vont aboutir à différentes parties intérieuresde la bouche & du visage , & les plus mous vont ferendre dans le limaçon & dans le labyrinthe. Commetous les autres nerfs, ils s’y terminent en tine infinité
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