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qui le dit ea bas , quoiqu a une grande distance.
On dit familièrement la gelée ,Je vent , la grele ontdonné fur X oreille aux fruits , aux blés ; pour dire , quilsen ont été endommagés, quils baillent Y oreille. Gela 3nimbis j vento -, fructus vel segetes emarcuerunt. Onditaustî d’un chapeau qu'il baille l ’ oreille ; pour dire queles bords ne le soutiennent pas bien ; qu il fait le cla-baud: c’est une métaphore tirée des chiens de chaste,qui ont de grandes oreilles.
Oreille de cochon 3 est la partie du cochon la plus déli-cate pour manger en ragoût. Auris suilla.
Oreille de Pâtissier 3 est un petit ouvrage de pâtisserie,fait de bœuf fort épicé, enveloppé d une pâte légère enforme d 1 oreille 3 qu’on appelle autrement risole. Mas-sasubacla 3 tosa.
On appelle oreilles on oreillettes du cœur, deux pe-tites bourses situées à fa base , une de chaque côté, enformes C oreilles.XWcs font composées de fibres musc tr-ieuses , êc ont le mouvement de contraction & celuide dilatation ; de même que le cœur. AuricuU cordis.L‘'oreille droite reçoit une partie du sang qui vient dela veine-cave ; & le poulie dans le ventricule droitdu cœur. La gauche reçoit le sang de la veine pulmo-naire , Sc le pousse dans le ventricule gauche. La causede la dilatation Sc de la contraction des oreilles , est lamême que celle de la dilatation Sc de la contractiondu coeur, mais ces mouvemens fe font en des temsdistérens ; car lorsque les oreilles fe resserrent, lecœur se dilate ; & au contraire, lorsque les oreilles fedilatent, le cœur se resserre.
Oreillf. Terme d’Architecture. On appelle oreilles ssretours qu’on fait faire par enhautaux chambranles,Sc aux bandeaux des portes Sc des croisées.
Oreille , en termes de Mer, fe dit des voiles Latines quifont triangulaires, qu’on appelle oreilles de lièvre 3 ouà tiers point 3 à la distérence de celles qui font à traitcarré. Velum Latinum 3 vel auritum. On appelle austîoreilles 3 les eoins de la patte d une ancre, les deux boutsplats Sc pointus de la patte d une ancre, la largeur dela patte d une ancre.
§CT Oreille, fe dit dans les Arts de quelques parties desouvrages qui font ordinairement plates, & qui ontquelque rellemblance avec Xoreille 3 ou parce qu’ellcsíont doubles comme les oreilles. L ’oreille d’un soulier.
Oreille d’une écuelle fe. dit de deux petites avances qu’onapplique aux bords d une écuelle, pour la tenir plusfacilement. Ansa. Une écuelle à oreilles.
On appelle austî oreille , 1 a partie d’un cercle de fer,qui est au haut d’un chaudron, dans laquelle l’anfe estmobile ; dedans un minot la partie du cintre où íontattachés les deux bouts de la potence. Epicyclus.
Crsille de Canon. Les Tailleurs appelaient ainsi unmorceau d’étoffe embellie de rubans , qu’on attachoitaux côtés de certaines culottes. Bracarum tœnia auri-çulatdi.
On appelle aussi oreilles les deux grosses dents d’unpeigne qui íont aux extrémités, qui conservent les au-tres. Peclinis margines.
On appelle oreilles. d un cadenas, íes ouverturesdans lesquelles ion aníe est mobile.
Oreille , íe dit auílì du bord replie d un livre, quandon veut y faire quelque mai que, pour retrouver aisé-ment quelque endroit singulier, ou 1 endroit où I onest demeuré en le lilant. Cela arrive austî aux livresqu’on a maniés avec peu de íoin. Margo 3 vel foliumcomplicatum.
Oreille , est austî un terme d Emballeur, qui fe dit ducoin de la toile qui enveloppe un balot, Sc que l’em-ballcur laisse en forme A’oreille , afín que par cetteoreille on puisse prendre le balot pour le remuer. Au-rissarculet.
Oreille , en termes d’Organistes, fe dit de deux petitesplaques de plomb que l’on soude íur les tuyaux à cotéde leur bouche cu lumière, qu’on abbaiíle ou qu onreljve pour faire des sons plus graves ou plus aigus.Tuborum larnelL mobiles.
' On appelle en termes de Blason, oreilles , deux pe-tites pointes qui íont au haut des grandes coquilles,comme celles de S. Jacques. Marginuls ,, or&.
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On appelle oreilles d’abricots , des abricots confitsdont on a ôté les noyaux, Sc dont on a rejoint les deuxmoitiés j enforte que lextrémité de l’une n’aille qu aumilieu de l’autre ; ce qui représente une espèce ò! oreille.Armeniaci segmenta.
AT OREILLE., le dit austî parmi les Jardiniers des deuxpremières feuilles qui forte des graines semées, Scqui font distérentes de celles qui viennent après. C’estce qu’on appelle en Botanique feuilles séminales. Voy.ce mot. Folia auriculata , auricula. Les bras qui sor-tent des oreilles de melon ne valent rien. On peur plan-ter les petites laitues dès qu’elles ont les oreilles un peugrandes. La Quint. Nos concombres ont encore lesoreilles trop petites pour être replantés. Liger.
fJCT Oreilles, Oreillons , Oreillettes. Termes deBotanique. Ce font des appendices qui fe trouvent à labase de certaines feuilles ou de quelques pétales. Fo-lium auritum.
Oreille d’Ane 3 est un nom qu’on donne à la grandeconfonde, qui est une plante dont on íe sert beaucoupen Médecine. Consolida. Voye\ Consoude.
Oreille de Judas. C’est un champignon íans queue 3ou selon M. de Tournefort, une cípèce d agaric , quiíe trouve attaché Sc adhérent au tronc du sureau. Cet-te excroissance a la grandeur Sc souvent la figure de IVreille d un homme, c’est pourquoi on lui a donné lenom d oreille de Judas , à cauíe que ce fût à un siireauque l’on dit que Judas íe pendit. La substance de ce-champignon est membraneuse , cartilagineuse, coria-ce, pliée , de couleur gnle-noirâtre. On s’en sert exté-rieurement pour les tumeurs ; mais jamais intérieure-ment 5 car c’est un poissai. Agaricus auricuUsormâ.
Oreille de Mer. Coquillage ainsi nommé, à cause dela reílemblance qu’tlle a avec notre oreille. Il y a desendroits où on la nomme ormeau. Bélon la nomme leGrand Bourdin.
fss? Dans une description de file de Jersey , inférée dansle Journal étranger, Mai 1758, on dit que ce poiílonest particulier à Trie. Ouoiqu’il en feit, c’est un co-quillage dont la pulpe est délicieuse, Sc le dedans sem-blable à la merc-pcrle. L ’oreille de mer demeure tou-jours attachée au même endroit. Pluche.
Oreilles. Termes de Conchyliologie. Ce font tine oudeux parties plates Sc saillantes des deux côtés de lacharnière d une coquille, fur-tout de celle qu’on ap-pelle peigne. Il faut les distinguer des ailes , avec les-quelles on les confond souvent.
OREILLE d’un Coq. Terme d’Horlogerie. Ce font les deuxpieds qui portent à plat fur la platine pour y être fixésavec deux vis.
(ssss Oreille de Charrue. Terme d’Agriculture. Les la-boureurs appellent ainsi la partie de la charrue à la-quelle est attaché le foc, Sc qui sert pour tourner laterre que le foc a fendue. En plusieurs endroits Xoreillede la charrue n’est point la partie où l’on applique lefoc, mais un petit ais triangulaire, qui supplique à lapartie où fe met le foc, eníorte que par fa pointe il yíoit attaché avec un crochet de fer, qui est à cettepointe, Sc que l’on enga ge dans un anneau qui est pro-che du foc, & que par l'autre côté, elle s’en éloignepar le moyen dune cheville de bois, longue d’envi-ron un pied , enclavée par un bout dans ce petit ais,Sc qui parl’autre bout entre dans un trou qui est lapartie de la charrue qui porte le foc. Ainsi Xoreille siúcun angle aigu avec cette partie de la charrue. Cetteoreille est mobile, Sc fe met tantôt d’un côté, tantôtde l’autre. On la change quand le sillon est achevé, Scque 1 on veut tourner pour en commencer un autre,afin qu elle soit toujours en dedans des sillons. En d’aiHtres endroits c est la partie postérieure du bois meincauquel le foc fe met, Sc qu’on peut appeler le man-che du foc qui s élargit, mais qui est immobile. Alorsil faut labourer à deux rangs de sillons, l’un à droite ,Sc l’autre à gauche , afin que cette oreille , qui ne fepeut changer, soit toujours en dedans du sillon; Scqu elle rejette fur les sillons déja tracés, Sc non pas furla terre non encore labourée, celle que le foc coupe àmesure qu’il avance. Aratri auris 3 auricula.
Or&ille de chat 3 en termes d’Agriculture, fe dit des
feuilles