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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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gC)o O R G

trecoupé ordinairement de cinq noeuds , & quelque-fois de six. Il íort de chacun de ces nœuds une feuillequi environne preíque toute la tige ; les feuilles ballesíont plus étroites que celles du froment, les autres fontquelquefois auilì larges. Ses fleurs & ses graines nais-sent dans des épis. Chaque sieur est à plusieurs étaminessoutenues par un calice à deux ou trois feuilles. Lesgraines font pointues parles deux bouts , grosiès versle milieu , attachées fortement à la hale , qui est sou-vent terminée par un filet, de couleur blanche tirantsur le jaune, remplies dune substance moelleuse , quise réduit en farine. Sà racine est chevelue. En Latin ,hordeum polyfticum hibernum. C. B.j-CTIl y a deux fortes d’orge, l’un que l’on se me en au-tomne. C’est celui qu’on vient de décrire ; 1 autre quel’on seme en Mars ou Avril ; c’est celui qu’on appelleen Berri marséche. Il est effectivement du nombre desMars. Dans quelques provinces, comme cn Limousin,on l’appelle baillarge, ailleurspeautre. La tige n’est passi haute que celle dc l’autre espèce, l’épi n’est pas si bar-bu, ni le grain si gros. L’épi bailleurs n’a que deux rangsdc grains, au lieu que l’épi de l’autre en a quatre.fCF U orge qu’on seme avant l’hiver, & qui pour celas’appeïle orge d’Automne, se nomme auíh Escourgeon.On le recueille dès le mois de Juin. Les chevaux en ai-ment également le vert & le grain.fCF C’est des grains de cette forte d 'orge dont on parle ,quand il est question d’orge entier & d’orge monde.fjCT On appelle orge entier Y orge couvert , non de fa ba-ie, qui est une espèce de capsule où le grain est enfer-mé , mais couvert de fa peau, de son écorce ; Hordeumintegrum , & orge mondé celui dont on a ôté la peau,l’écorce sous la meule. L’orge perlé ne distere de Y orgemondé qu’en ce qu’il est plus petit, plus broyé fous lameule.

Orge mondé , se dit aussi d une tisane faite avec de l’or-ge dont on a ôté la peau. Hordeum glumâ exemptum. Onfait cuire cette orge dans une quantité fusillante d’eaupendant un assez Tong-tems ; on coule ensuite le tout,& on y ajoute un peu de sucre. C’est ce qu’on ap-pelle autrement crème d’orge. Cremor ptisana. LesDames prennent de Y orge mondé pour le conserver leteint frais.

Dans quelques endroits on fait du pain A’orge. Panishordaceus. Il est moins nourri liant que l’autre'. il estlourd fur l’estomac, il est rafraîchissant, mais venteux.

11 convient tout au plus aux tempéramens robustes.

Sucre-d 'orge. C’est une composition jaunâtre, trans-parente faite avec le sucre misdans une décoction lé-gère d’orge j jusqu’à ce qu’il ait allez de consistancepour en raire des bâtons. Il est bon pour la toux , &dans les maladies légères 6 e poitrine.

Petite Orge. f. f. C’est le nom d’une graine dela nouvelle Espagne , qui a la figure de Yorge , maisqui n’est pas plus grosiè que la semence de lin, & qu’oncomme en Latin Ceradilla , ou Hordeolum. Elle naitsur une plante qui porte un épi semblable à celui deY orge. Onn’en voit point en France. La petite orge estextremement caustique & brûlante ; c’est pourqui onne s’en sert point intérieurement : mais on en appliqueen poudre fur les ulcères putrides, pour manger leschairs baveuses , & fur les parties gangrénées. Elleproduit le même esset que le sublimé. On la tempèreen la mêlant dans de l’eau de plantain.

On appelle de la futaine & de la toile àgrain-d V-ge j certaine futaine & certaine toile figurée a la façondes grains d 3 ôr%e y c s eft-a-dire 5 far laquelle le Tille-rand a relevé des façons aísez semblables à des grainsd’orge. Textum xylium granis resperjum. ^fjCT Grain d’orge , est le nom qu’on donne a la plus pe-tite des mesures géométriques. Le pied se divise en

12 pouces, & le pouce en 12 lignes, qu on appelle au-trement grains d’orge.

Cf? On appelle aulsi cn Imprimerie , grains d’orge, desnotes de plein-chant rondes , ou en lozange, qui doi-vent être brèves.

Les Ciseleurs appellent grains d’orge de petits oise-lets dont la pointe est ronde & fort aiguë. Dicl. deComtn.

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On dit proverbialement, qu’on fait bien ses orgesquelque part; pour dire, qu’on y gagne beaucoup. Ondit aulsi, il faut mourir petit cochon, il n’yaplus d’or-ge , pour dire, que la mort est inévitable. Il faut segarder, en passant à Lagni, de demander combien vautYorge.

Orge. Nom d’une petite rivière de France. Urbia , Or-dea j Orgia. Y’orge diviloit autrefois le Royaume deChilpéric de celui de Gontram. Elle avoir un pontdans le Parisis, que Chilpéric occupoit, & où il avoirgarde. Elle pallb à S. Même, à Dourdan, à Châtres,où elle reçoit la Remande , à Chantelou, à la Bre-tonnenière, à Leuville , à Epinay , à Villemoisson ,au-delìus de laquelle elle reçoit le Linas , au Petit-Vaux, où elle reçoit l’Ivette, après quoi elle va sejetter dans la Seine, au-desicus dc Juvisy. Valois, Not.Gall.p. 62 p. Cet Auteur croit que l’ancien pont d’or-ge en Parisis, en Latin, Pons Urbienfis civitatis Pari-fiaca j est Savigny-fur-O/gr.ífs ORGEADE. f. t. Prononcez or jade. Terme de Phar-macie. C’est de l’eau d’orge, où il entre de la semencede melon, du sucre, & quelque eau de senteur. Aqua.cum hordeo coela. L’orgeade est rafraîchissante.fìCT ORGEAT, s. m. Voyesdit. précédent.

#3“ On fait aulsi une boisson rafraîchillànte qui porte lenom d’orgeat quoiqu’il n’y entre point d’orge. Prenezune once de graines de melon bien mondées avec deuxou trois amandes amères pilées & le double de douces.Réduisez le tout en pâte dans un mortier en arrosant dcquelques gouttes d’eau. Le tout bien pilé, mettez-y unquarteron de sucre ou environ que vous incorporerezavec la pâte. Délayez cette pâte dans une pinte d’eau,ajeutez-y quelques gouttes d’eau de Heurs d’orange,pas-sez le tout par l’étamine , ajoutez y , si vous voulez ,un peu de lait de vachí, faites rafraîchir dans une bou-teille , pour vous en servir au besoin. Ayez soin de re-muer la bouteille avant que de verser.fCF L 'orgeat ùes Limonadiers, où il n’entre que de l’eaucommune, est tout aulsi salutaire, déplus agréableque Yorgeade des pharmacopées qui est fait avec la dé-coction d’orge.

ORGELET. Petite ville de France , en Franche-Comté,dans le Bailliage auquel elle donne son nom.fCT ORGEOLET. f. m. Terme de Chirurgie. En Latinhordeolum. Grain d’orge. M. Kennedy confond cettemaladie qui arrive aux tarses , ou cartilages des pau-pières , avec le grando , ou chalazion , maladie qui at-taque le corps même des paupières, & qui est toutediflérentede Yorgeolet. Journ. des Sav. i/z-4 0 J 714 ,p. 34 j. L 'orgeolet ou orgueil est une petite tumeurremittente qui vient fur le bord des paupières tout au-près des cils. Elle devient rouge, & se termine par sup-puration. On l’appelle orgeolet , parce qu’elle est de lagrosseur d’un grain d’orge.

Chalaza, ou chalazion , sont de petites tumeursclaires & blanches comme la grêle , qui selèvent partoute la peau, mais principalement aux paupières. Dechalaza , grêle , qui.vient de chalasin fondre, parceque la grêle se fond incontinent. Thévenin , Dicl. desmots Grecs de Médecine , i/z-4 0 3 166p , p. j 20.ORGÉRAN. f. m. Nom d’une espèce de pomme. Pomurndictum Orgeranum. Il y en a deux espèces, le hâtif ôCle tardif. Les Orgérans , hâtif & tardif, me paraissentpeu de chose. La Quintinie , T. I. p. gp 2 .

§3“ ORGIASTES. f. f- pi. C croient les femmes qui pré-sidoient aux Orgies. Voyeç l’article suivant.

ORGIES. 1. f. pi. Terme dont se servoient les Païenspour nommer les fêtes, & les sacrifices de Bacchus ,qui se célébraient particulièrement fur les monta-gnes par des femmes furieuses, qui s’appeloient Bac-chantes.

Orgia , en Grec ôpy/ce, àira -r»? opyk,fureur. C’est le sen-timent d’Eusébe dans la Prépar. Evangél. D’autres 1-derivent d’cpoç, montagne , parce que de Thrace, Or-phée les transporta sur le mont Cithéron. D’autres dumot opya ;, qui signifie un lieu consacré à quelque Di-vinité. L'Interprète d’Apollonius, L. I. le tire detiyuv , éloigner , repousser , parce que les prophanes enetoient éloignés. Car Servius dit qu’au commencement,