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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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ORI

dit que les ouvriers lui ont donné cc nom, à cause quecette pierre lait mouvoir une masse infiniment pluspesante quelle, & 1 oblige à changer dc place. 11 estplus probable qu 'orgueil , machine, ôc orgfr. d vice,viennent du meme mot grec, parce que Y orgueil , ma-chine , lert à elever des fardeaux ôc a les faire changerde place, de mcine que Yorgueil 3 vice, élève ôc enliele cœur de l’homme. '

$CF Vitruve appelle cette machine hypomoclion.

Orgueil, se dit d une petite tumeur qui occupe quelquefois le coin de l’œil. Foye-[ dans l’article suivant Fesseorgueilleuse , on orgéolec.

ORGUEILLEUSEMENT, adv. D’une manière orgueil-leuse. Superbe , arroganter. Répondre orgueilleusement.

ORGUEILLEUX 7 , EUSE. adj. Qui a de Forgueil.F)yc\ ce mot. Superbus , tumidus. C’est proprementcelui qui, uniquement occupé de la períonne, bouffide lui-meme , se conhdère dans ses propres idées. Il nefaut pas confondre ce mot avec quantité de synonymesqui ne lui ressemblent que par Fidée générale. L’or-gueilleux s’estime. Il étalé 1 excès de la bonne opinionqu’il a dc lui-même : il te croit quelque chose. L’hommevain se regarde dans les idées d autrui, il délire d’oe-cuper les hommes de loi ôc de les talens. Il veut êtreestimé. Le présomptueux plein de connancc, le stated un vain pouvoir, ôc croît que rien ne lui est imposlible. Leser craint de le familiariter avec ceux qu i!regarde comme au-dessous de lui, prree qu’il s’estime ;le dédaigneux , parce qu il les meprilc. L ‘avantageuxabuse de la moindre déterence qu’on a pour lui. Foye^tous ces mots. Lc plus grand plaisir d’un homme or-gueilleux , est de contempler l idée qu il se forme delui-même : il y rapporte tout, & rien ne lui plaît quece qui peut contribuer à la rchautîer , a l agrandir , &à la rendre plus vive. Nie. Tercullien Ere tic de Car-thage , éclaira l’Église par les cents , la d -fendit parpar un admirable Apologétique , & bytjuitta enfin,aveuglé par une orgueilleuse sévérité, & leduit par lesvisions du faux Proplute Montanus. Bossuet.

Ìf3‘ On dit de même une puistance orgueilleuse , une villeorgueilleuse. Nicomede bravoit la puissance orgueil-leuse des Romains j lorsqu il en étoit accabl :. Corn.Paire tomber les murs de Y orgueilleuse Jéricho. Fléch.

Cette épithète s’applique encore aux choies dont l otgueil est lc principe ou la cause. On dit une réponseorgueilleuse. Former des desseins orgueilleux. Boss.

v-T Enfin , dans le style figure & poétique , cc mot sejoint quelquefois aux choses inanimées : ôc comme ondit Forgueil des clemens , on dit aussi des stots orgueil-leux t ôc Yorgueil/eux Apennin , les cimes orgueilleusesdes montagnes, pour en marquer la hauteur.

Foil’Olympe orgueilleux \sa cime dans les airsContemple fans frayeur la foudre & les éclairs :

Elle volt à ses pieds épaissir les nuages ,

Eclater la tempête , b former les orages. Bréb.

On appelle aussi Vessie orgueilleuse, ou orgueil , oucr guedleuXj ou orgeolet 3 un petit bouton rougeâtre quiyient quelquefois fur la paupière de 1 œil, à cause, ditNicot, qu’clle ressemble à un grain d’orge. Audi lesMédecins l’appellent-ils Hordeum , ou Puputiolum.Foyei Orgeolet.

O R I.

Uri pn m ^ unc "ville du Royaume de Naples. Oriati’anm ' ^ au Pi £ d de l’Apennin, dans la terre d’O-1 entre Trente & Brindes. Oria étoit ancien-au jourd’b ne a ^' ez considérable , elle ne l’est plusun Évccb M" > a R U0 N U £ de ait une petite citadelle , &

fCT ORIACLY r? anC Tarente. Maty.vinee de Bc " • ^ ^ nom < J ue ^ cs 'habitans de lu Pro-nent à une c sT n5 dans Royaume d’Apalache don-grand usage. eu CC ^ c veines excellentes dont ils fontpresque rondes T ÍOnt 1111 P cu P ltls 8 roíI és qu’unc noix,La substance que^f R uilesC0l Y re cft s sor * déliée.

blanc,partagéde vein2vF? U env r e > ppe .' :st d J un .8™les unes anv . olettcs< Ces racines sont bées

tirent leur ■ - S de P ecics àmens dont ellesTome FI UlrUUrc ’ C*iitcs fous la cendre , ou

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bouillies dans l’cau, elles ont un goût agréable, ôcfortifient la poitrine.

ORIBASE. f. m. Oribafius. Célèbre Médecin qui vivoiffous l’Empereur Julien. Quoiqu 'Oriba.fe paste pourêtre de Sardes, il naquit à Pergame, ôc fut élevé avecMagnus & Ionicus à lecole de Zénon de Chypre, qui,je crois, eníeignoit alors à Sardes : après cela il passade Sardes à Alexandrie, où il devint un fameux Pro-fesseur. Julien le rit Questeur de Constantinople.

ORIBATE. f. m. C’est un des noms que les Anciens don-noient à leurs danseurs dc corde. Oribates. Les Grecsdonnoient disserens noms aux danseurs de corde,lesappelant Schxnobates , Acrobates , Oribates , & Neu-robates, comme nous liions dans les anciens Auteurs,& dans le premier livre du Théâtre de Bulenger, dontle chapitre LXIF est un traité des danseurs de corde.Spon. Recherch.p. 41 / & 412 .

ORIBUS. Terme populaire , qui se dit ironiquement encette phrase : Poudre òé oribus , pour se moquer de cespoudres auxquelles les Charlatans attribuent de mer-veilleuses propriétés, comme si elle étoit d’or, ou pou-voit faire de For. Le bon Médecin Lorrain sourientque cc mot est corrompu d ’ elleborus ; ôc dit que dans1 Allemagne ôc au pays Mcffin , les Merciers vendentdc la poudre d ellébore enfermée dans de petits mor-ceaux de cuir blanc, ensilés comme des patenôtres,ôc font accroire aux bonnes gens que c’est un re-mède à tous maux, ce qui a été reçu par les Anciens,qui n’avoient preíque point d’autre remède que dc 1 el-lébore. Foye\ Perlinpinpin.

ORICULAIRE. adj. m. & f. Foyesç Auriculaire.

ORIE. f. f. Oria. Nom que les Romains donnoient à desbateaux de pêcheurs.

OR1ENCE. Nom d’homme. Foye\ Orent.

ORIENT. f. m. Oriens , ortus , orientis plaga 3 regio. Lepremier des quatre points cardinaux du monde , oùnous voyons lever le soleil & les astres. On appelleOrient cquinoclial , le point où le soleil le leve , oilparoit se lever, loríqu il est dans l’équateur. On ap-pelle Orient d ete le point où le tropique du Cancercoupe Phorison ; Y Orient d’hiver, le point où Fiiori*son est coupé par le Capricorne. Lc vent est à Y orient*La plupart des peuples se tournent vers Y orient pourfrire leurs prières.

%J Orient, signifie aussi lc teins où le soleil paroît selever. Oriens. Il fait beau voir le soleil dans son orient.La lune dans son orient paroît rouge , ôc bien plusgrolk que dans son midi.

Orient, se dit aussi des provinces qui font situées parrapport à nous vers les lieux où nous voyons lever lesoleil. Les Mages vinrent d 'Orient pour adorer J. C.On estime les perles d ’Orient plus que les autres. Notreoccident est Y orient de ceux de Mexique. L ’Orient estaccoutumé à porter le joug des Rois. S. Évr.

Orient , en termes de Géographie, se prend poui le côtédes.cartes Géographiques, qui marque les pays orien-taux; ôc c’est celui qui est à notre droite, lorsque nousa - ons ces cartes devant les yeux.

fsT Dans le Commerce on désigne par le mot orient lesparties orientales du monde les plus éloignées de nous,comme la Chine, le Japon, l’Empirc du Mogol, 1A-rabic , la Perse, &c. ôc on nomme le levant les autresdont nous sommes plus voisins , comme les iles del’Archipel, les côtes de la Méditerranée où font Con-stantinople , Smirne, Alep ôc même Le Caire.

On appelle, Commerce d'Orient, le commerce quise fait dans l’Asie orientale par l’Ocean, commercedu Levant, celui qui se fait dans 1 A|ic occi enta e pairla voie de la Mediterranee. Aca°. f-

Orient, dans l’Histoire de l'Empire Romain & dans leDroit écrit, signifie, La partie de 1 Empire qm «oiedu côté de Y orient. F. Un Diocèse qui contenoit lesquinze provinces suivantes : lu Palestine >la Phénicie,la Syrie, Chypre, a Cihcic, a seconde Palestine, hPalestine salutaire , 1 Olroene ,1a Mésopotamie, la se-conde Cilicie, l’Haurie, la Phénicie du Liban, la pro-vince de FEuphrate , la Syrie salutaire , ôc l’Arabie :le mot dc diocèse se prend ici dans un sens prophane,ôc non pas dans un sens ecclésiastique.

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