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sont placées dans une Eglise. Il étoit dans Y orgue , auxorgues pour entendre le Sermon.
En parlant de plusieurs enfans qui font tous d’unetaille inégale, on dit par une espèce de proverbe, qu’ilsfont tous comme des tuyaux d 'orgue. Acad. Fr..
Orgue hydraulique. Machine ou buffet à’orgue qui joueparle moyen del’eau: il y a des orgues hydrauliquesen Italie, dans les grottes de quelques vignes. Orga-num hydraulicum. C est: Ctésibius d’Alexandrie, quiétoit en réputation fous le règne de Ptolomée Ever-gétes, qui trouva ces orgues qu’on saisoit jouer en com-primant l’air par le moyen del’eau, ainsi qu’on le pra-tique encore quelquefois aujourd’hui. Archimede &Vitruve nous en ont donné la description. Félibien ,de la vie des Archit. L. I. p. 4 p. L’Organiste, qui lessaisoit jouer, s’appeloit Hydraules. Il y a dans le cabi-net de la Reine Christine un beau & grand médaillonde Valentinien, au revers duquel on voir un de cesorgues hydrauliques, & deux hommés, l’un à droite ,l’autre à gauche, qui semblent pomper l’eau qui le faitjouer, & écouter le son qu’is fait. Cet hydrauliquen’a que huit tuyaux , posés fur un pied-d’estal rond. Agauche il y a un Terme à tète rayonnante, posé aullisur un pied-d’estal rond. L’inscription est PLACEASPETRI.
L’an 8 16 , un Prêtre nommé Georges , apporta deVenise à Louis le Débonnaire, une hydraulique , àAix-la-Chapelle où étoit ce Prince.
%£? Orgue , en termes de Guerre, est une machine com-posée de plusieurs gros canons de mousquets attachésensemble , dont les lumières se communiquent. Ons’en sert pour défendre les brèches, Sc autres lieuxqu’on attaque, parce qu’on tire par leur moyen plu-sieurs coups tout à ia fois. Machina bellica ex cubispluribus catapultariis compojìta.
Orgues , est aulli une espèce de herse, avec laquelle onferme les portes des villes attaquées. Cataraéla penfi-
' lis. Ce sont plusieurs grosses pièces de bois qu’on laissetomber d’en haut, & qui ne font point attachées l uneà l’autre par aucune traverse, comme sont les hersesordinaires, ou sarrasines.
Orgues, en termes de Marine, font des trous, & ou-vertures qui pallent au travers du bordage du vaisseau,le long des tillacs, ou des sabords, qui fervent de gout-tières pour l’écoulement des eaux. Colliquin.. On lesappelle autrement Dalots.
AèT Orgue de mer. Tubularia. C’est une substance pier-reuse , composée de beaucoup de petits tuyauxrangés l’un fur l’autre par étages , & assemblés entuyaux d 'orgue. Leur couleur est purpurine ou rou-ge. C’est une forte de vermisseaux de mer à tuyaux ,qui vivent en société. Chaque vermisseau a son tuyauséparément ; &c comme tous ces tuyaux font grou-pes ensemble, à peu-pres comme ceux d’un orgue ,on leur a donné ce nom. On en prend en poudrepour arrêter le cours de ventre, Sc les hémorrhagies,depuis demi-scrupule , jusqu a demi-dragme.
HéT ORGUEIL, f. m. Fierté, arrogance, vanité , faste,ostentation, sotte gloire, présomption. Superbia > ar-rogantia , elatio j fastus , prdsumptio , ferocitas. Cesont-là autant de distérens genres & orgueil. Voye% auxarticles particuliers les nuances qui distinguent toustes mots.
fCF U orgueil e(t proprement une passion qui fait que detouc ce qui eft au monde* 1 on n estime que foi. C J eftune haute opinion qu’on a dc |°u propre merite & desa supériorité sur les autres. C est, dit Nicole une en-flure du cœur par laquelle 1 homme fe groiììt lui-même, & rehauíle son idée. C est viaimeirt une en-flure , parce qu’on s’imagine occuper plus d espace quel'on n’en occupe en ester. Il semb e que 1 orgueil n aitété donné à l’homme que pour lui épargner la dou-leur de voir ses imperfections. Auíîì la plus grandepeine qu’on puille faire à un orgueilleux, c est delui mettre ses défauts fous les yeux. De tous les vicesle plus généralement haï, c’est X orgueil, parce qu’il esthaï de tous les orgueilleux. Nous nous connoilíons fibien en orgueil, que personne ne peut nous faire unsecret du lien. Les mauvais Anges eurent Xorgueil de
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sc comparer à Dieu : Sc Dieu rabaisse, rabattit leur or-gueil j en les précipitant dans les enfers. Elle avoir tousles attraits qui nourrissent X orgueil ,Sc attirent les vai-nes complaisances des hommes. Fléch. Je ne fais pointflatter Xorgueil d’un ambitieux. On anéantit souventl’humilite par l’humilité même, & l’on élève l 'orgueilsuc le s débris de l ‘orgueil. Id. XJ orgueil peut bienêtre foulé aux pieds, mais non pas etre dompté. M*Esp. C orgueil donne à l’homme un désir continuel dese rendre maître des autres. Id. J orgueil est bien sou-vent caché fous l’humilité même ; on ne parle en ter-mes humbles que pour se faire estimer davantage. S.Evr. Ne celions point de combattre Xorgueil , à quitout, jusqu’à l’humilité même, sert de pâture Sc d’a-liment. Bos s. L ’orgueil saisoit plus de la moitié de cesactions héroïques que nous admirons dans les Païens.S. Evr. Vorgueil communique à la colère fa fierté,son enflure , & l’impétuolìté de ses mouvemens. M.Esp. Si les hommes vains étoient instruits des ju-gemens peu favorables qu’on forme d eux, rien neseroit plus propre à frire mourir leur orgueil. Nie. Jevoulus blesser votre orgueil , en vous frisant voir quema paillon pour vous s’astoiblilsoit d’elle-même , afinde diminuer par-là le prix du sacrifice que vous en fai-siez. P. de Cl. Un médiocre intérêt, enflé des vainesconsidérations de Xorgueil , jette la discorde entre lesamis les plus étroitement unis. Fléch. La vérité vientquelquefois incommoder Xorgueil, & troubler le fauxrepos qu’il s’efforce de se procurer. Nie. On peut quel-quefois souhaiter shumilité par orgueil. Id.
Vorgueil qui est justement ce qu’il y a de plus op-posé à la condition d’un Chrétien, est une enflure quine guérit point, fi elle n’est piquée. Et comme la matièren’en tarit jamais entièrement, il s’y forme incessam-ment de nouvelles tumeurs, auxquelles, quoique l’onpuisse dire, le remède le plus aflìiré est celui des humi -liations & des contradictions. Ab. de la Tr.
Ce nourrisson des Euménides ,
Artisan d’un projet fatal,
Z’Orgueil par son souffle infernal,
Excita tes traits homicides.
Oui j c’est ce monstre , qui jadis ,
Arma ces mortels trop hardis ,
Que vie tomber la The salie,
Et de qui la rébellion ,
, Par une éclatante folie ,
Fit voir Osa sur Pélion. N. ch. de Vers.
Orgueil, se prend auíîì quelquefois en bonne part ;mais c’est feulement lorsqu’il est accompagné d’uneépithète qui en relève la signification : comme quandon dit un noble orgueil. Alors il désigne un sentimentnoble Sc élevé, qui inspire une confiance raisonnableen son propre mérite ,*& éloigne non-seulement detoute sorte de bassesse, mais porte à faire de grandeschoses. Sublatio animi , animi magnitudo , conflantia •
Un noble orgueil m’apprend qu étant fille de Roi ,Tout autre qu un Monarque est indigne de moi. CorN*
Ce mot en Poësie se prend quelquefois pour, hau-teur. Altitudo , elevatio. Applanir Xorgueil des mou-tagnes. Voit. Figure outrée.
Orgueil. Se dit des choies mêmes insensibles, fur-touten Poësie, & de la mer, des vents, des élémens, de*tempêtes.
Ce Pilote fameux que Marseille nous vante ,
L infortune Telon de qui la main savanteRendort le timon souple à tous fies mouvemens ,
Et qui bravoit l orgueil des plus fiers élémens. BrÍ®-
§3“ On le dit dans ce sens, parce que les Poètes person-nifient les elémens.
flCP Orgueil vient du Grec opyo^oç , ’en colère , formé dturgeo j enfler.
Orgueil, en termes de Méchanique, est une grossepierre, ou morceau de bois qu’on met fous le levier,pour servir de point d appui, ou de centre dans sonmouvement, soit en levant, soit en abaissant. Nicoc
dit