ORI
ge, d’un canon. En Chimie, Forifice d’un matras, Id'une retorte; la bouche, ou l’ouv erture , & généra-lement Y orifice d un tube, d’un tuyau de terre ou deverre _, dont Rentrée est étroite. Il y a des opérationsde Chimie,où il faut que Y orifice des vaisseaux soit scel-lé hermétiquement. i
ORIFLAMME, ou ORIFLAME. s. f. Les Anciens le sai- jsoient masculin, Voye^ du Cange, au mot Aurifla- !me. Etendard de l’Abbaye de Saint Denis, qui d’abordétoit pendu fur le tombeau de Saint Denis, Sc ne ser-voit que pour l’Abbaye. Il étoit mis entre les mainsde son avoué, qui étoit le Comte de Vexin, pour dé-fendre les biens de l’Eglise & du Monastère. Borel ditque c étoit en qualité de premier vassal de Saint De-nis, que le Comte de Vexin la portoit. C’étoit une es-pcce de labarum , de gonfanon, ou de bannière , com-me en avoient toutes les autres Eglises, qui étoit faitde foie de couleur de feu qu’on nommoit cendal , ou jSaint Vermeil , qui avoir trois queues, ou fanons, Sc jétoit entouré de houpcs de foie verte. \
Quelques-uns ont dit qu’elle étoit semée de flam-mes d’or, d’où elle avoit pris son nom. Elle différoisde la bannière de France, qui étoit d’un velours violet,ou bleu-céleste à deux endroits, semée de fleurs de lisd or, plus plein que vide. Elle étoit aussi disterente enla forme , parce que celle de France étoit toute car-rée fans aucunes découpures par le bas , non-plus queles autres bannières ; au lieu que Y oriflamme étoit at-tachée au bout dune lance en guise degonfanon. Onne trouve point que nos Rois te soient servis de cetteoriflamme avant Louis. VI qui acquit le Comté de Ve-xin; depuis lequel teras nos Rois faisoient bénir l’ori-flamme , Sc la levoient de dessus Fautel de Saint Denislorsqu’ils alloient en quelque expédition de guerre ; &ilsJa recevoicnt des mains de l’Abbé, après avoir faitleurs dévotions à Notre-Dame de Paris Sc à Saint De-nis , étant à genoux , fans chaperon ni ceinture. LesComtes de Véxin qui avoient droit de la porter, pourmarque de ce privilège, accompagnoient leurs armoi-ries de deux bannières portées par deux lions, quiétoient les supports de leur blason. Le Roi la portoitquelquefois lui-même autour de son cou lans la dé-ployer. Quelques-uns disent qu’elle fut faite sous Clo-vis j les autres fous Dagobert, les autres fous Charle-magne. Les autres la font descendre du ciel, commeFroilfard & Gagum. Elle ne se déployois jamais envain ; mais seulement contre les Sarrasins. On tientqu’elle disparut à la bataille de Rosebec, que le RoiCharles VI gagna fur les Flamands en l’an i;8r.tflr On dit pourtant que Guillaume Martel, Seigneurde Bacqueville , fut encore chargé de la garde de l’o-nfiamme en 1414, dans la guerre contre les Anglois.Mais il fut tué l’année suivante à la bataille d’Azin-court, & c’est la dernière fois que Yoriflamme ait pa-ru dans nos armées , suivant du sillet, Sponde , ScD. Felibien.
On écrivoit aussi aurìflame , auriflambe. Monstreletdit oriflande , ou signe Royal.
Ce mot vient, selon quelques-uns, de aurea flam-us a 5 à cause des flammes d’or dont ils prétendentqu elle étoit semée. On l’a appellée en Latin aurflam-fffl > aurea flamma , oliflamma , Sc oloflamma. Onlappeloit en Latin flammula , auriflamma , aureaflammula , à cause de fa couleur de feu doré. Borel.
uulaume Guicert en son Roman des Royaux ligna-« es > la décrit ainsi;
Oriflamme efl une bannière ,Aucun poi plus forte que guimple ,&e cendal ronìoyans & simple fSans pourtraiture d’autre affaire .
DuCa
le ^b^.pretend qu’on a autrefois appelé orïflam-r j)r * nci P a l étendard d une armée, que flammulcflamme fi,f t0UC L s bottes d’étendards; Sc que cette oriaur€a » Parce que le bâton où ellec c ìee etoit doré, ou couvert de cuivré doré
Galant a fait un Traité de Y Oriflamme. Foyer auil
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Les Bollandistes, dans les Acia SS. Aprilis , T. III.p. 4y 2 , apportent la véritable étymologie de ce mot.Ils le tirent du mot Celtique Sc Tudesque,/ 7 an fan,ou van, qui signifie une bannière, un étendard , Scd’où l’on a fait flanon ou. fanon , qui signifie la mêmechose. La première partie ori , vient ò.’ aurum , Sc cetétendard fut appelle ainsi , étendard doré , parce qu’ilétoit bordé ou enrichi d’or , à la différence des autresqui nC l’étoient pas. Du reste, il importe peu , ajoutent-ils, qu’on ait dit flammula en Latin au même sens ; caril est plus probable que flammula , en ce sens, venosedu Celtique, qu’il n’est probable -qu ’oriflamme vientdu Latin.
ORIFLANT. Vieux adj. Pompeux , vain. Superbus. D’oùvient qu’on appelle en Languedoc auriflan , une filleorgueilleuse. Borel.
Pur, clarfique ,cler, oriflanc ,franc &friflque.
Vergier d’Honneur.
ORIGAN, f. m. Plante qui pousse plusieurs tiges à la hau-teur de deux ou trois pieds, dures , carrées , velues ;ses feuilles font semblables à celles du Caluman , ve-lues ; il y en a d’autres qui font plus petites, Sc quiressemblent à celle de la marjolaine ; les unes Sc lesautres ont un goût acre & aromatique j Sc une odeuragréable. Ses fleurs naissent dans des épis grêles Scécailleux, qui forment de gros bouquets au haut desbranches & des tiges ; elles font en gueule , petites,de couleur incarnate, ou blanche. Sa semence est pres-que ronde , très menue. Origanum vulgare sponta-neum. J. Bauh. Il est propre dans les obstructions despoumons, du foie, de la rate , dans la toux, dans l’ic-tère. Il y a plusieurs autres espèces d 'origan. M. Toui>nefort en met de seize sortes.
Ce mot vient de deux mots Grecs op ot , montagne ,& yàvoç, joie , plaisir. On prétend que cette plante seplaît dans les montagnes.
ORIGÉNIEN , ENNE: f. m . Sc f. Nom de Secte. Ori -genianus, a. Il y a des Hérétiques infimes, qui ontporte le nom d ’Origéniens. Ils surpassoientynême enquelque sorte les abominations des Gnostiques. SaintEpiphane paraît íupposer qu’ils duraient encore de sontems, mais en fort petit nombre, Sc répandus en fortpeu d’endroits. Selon le rang ou les places, il paraîtles vouloir faire commencer vers le tems du grand Ori-gène : mais néanmoins il n’ose dire , qu’ils ayent prisleur nom de lui ; & il avoue qu’il n’en fait rien. Dansson abrégé , & dans fa récapitulation, il distingue cesinfames Hérétiques, des Origénistes , qu’il fait venird’Origène Adamance ; Sc il dit menue des premiers,qu’ils viennent d’un certain Origène, par où il sembledire que ce n’est pas du grand. Saint Augustin dit ab-solument, que c’est d’un autre. Tillemont. Hifl. Ec-cles. T. III. p. y j-0. Pour ce qui est de leur doctrine ,tout ce que la pudeur permet d’en dire , c’est qu’ils re-jetoient ìe mariage , qu’ils se servoient de divers livresapocryphes, comme les Actes de Saint André, Sc d’au-tres semblables ; & que pour excuser les crimes qu’ilscommettoient ouvertement, ils accusoient les Catho-liques de faire les mêmes choses en secret. Ils u avoientgarde d’avoir tiré du grand Origène une doctrine auifiinfâme qu’étoitla leur. Car S. Epiphane loue toujoursla vie d’Origène comme très-sainte & très-édifiante ;quoi qu’il prétende que son hérésie est pire que toutescelles qui Font précédé; il en excepte néanmoinsles actions impudiques, Sc il reconnoit que ceux qu ildit lavoir suivie , sent particulièrement es Solitairesles plus éminens en piété. In. Pou s distinguer ces deuxsectes j on appelle les uns Origemens , Sc les autres
ORIgIníSME , ou ORIGÉNIANISME. f. m . Nomdune Secte. Erreurs d’Ongene. Secte qui les soutient.Orìgenianorumscch a 5 doctrina. On dit plus communiément, ou même toujours, origemfme. Le P. Doucin ,Jésuite, 2 donne 1 Histoire de 1 Origenifme. Le mémeAuteur dit aussi toujours Orïgénismz dans son Histoiredu Neflonanisme , L. IV, p. 4.0 o , & suiv. Le PapeAnastase condamna les dogmes» de YOrigémsme, en
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