Band 
Tome sixieme. [MIT - PRO.]
Seite
397
JPEG-Download
 

ORI

ORIGINATION. s. f. Vieux mor. Origine. ' Borei.Origo.

ífT ORIGINE, s. f. Commencement , naissance , prin-cipe, ioLircc de quelque chose. Initium, onus, princi-pium j fons , origo. U origine du monde , d’une loi,d une coutume. On le dit en ce sens de 1’extractiondune personne, dune race, dune nation. De baise,de noble origine. Il est François à’origine. Il y a degrandes Monarchies Sc de grandes Maisons , qui fontvenues d une origine fort obscure. Ce procès , cettequerelle, dans leur origine , n croient rien. La Maisonde Bourbon est d une très-illustre Sc ancienne origine.De quelque superbe distinction que se flattent les hom-mes , ils ont tous une même origine , Sc cette origineest petite. Boss. Alexandre se íentoit st fort au-deisusdes hommes , que méprisant sa naissance véritable, ilalla chercher son origine dans les Cieux. S. Evr. Ti-rer son origine des Dieux. Abl. Son cœur dément enlui fa superbe origine. Boil. Ce n’est que depuis peu ,qu on connoit \’origine ou la source du Nil. Les nerfs

tirent le

ur origine

du cerveau. Port-R. Log.

irigi,

Le mot origine , dans une acception allez peu exacte,est souvent employé comme synonyme de cause ouprincipe de quelque esset. Causa, primordium. Laguerre civile est Y origine d'une infinité de maux. Pourguérir cette maladie, il faut aller à Y origine , purgerles mauvaises humeurs qui la causent. Jésus-Christestla source & P origine de tous nos biens. Arn. C originede ses malheurs vient de, &c.

Origine , se dit auffi de l'étymologie des langues, Sc dela dérivation des mots. Origo, originatio. Nous nesommes pas esclaves des origines , & nous avons se-coué, il y a long-tems , le joug de la langue Grequedans l'orthographe de plusieurs mots. C est pourquoinous écrivons César , & Cyropédie sans a. S. Evr.On dit que vous cherchez présentement les originesde la langue Suédoise. Boit. Ménage a écrit des origi-

' nés de la langue Françoise, & de l’Italienne. Les Stoï-ciens se mettoient fort peu en peine de Xorigine desmots.

ÍCP ORIGINEL, ELLE.adj. Se dit principalement dupéché qu en naissant on contracte par la désobéissan-ce du premier homme. Peccatum originale , vel origi-nis , vel Aianiu Le péché originel est effacé par le bap-tême.

fs? On dit aussi, la Justice originelle , l’innocence ori-ginelle , ce qui caractérise la justice, l'innocence dupremier homme au sortir des mains de Dieu, & avantson péché,c’est-à-dire , l’état d’innocence où Adam aété créé. Comme nous naissons avec le péché origineldérivé d’Adam-, ainsi, nous ferions nés avec la grâceoriginelle qui eût découlé fur nous du même Adam. S.Cyran.

On dit aussi figurément, qu un homme a le péchéoriginel , quand il a en lui quelqu’empêchemenr quil’exclut de quelque prétention , de quelque charge,de quelque dignité, à cause de ía famille , ou du vicede sa naissance. Defectus natalium. On le dit de mê-!T1C si cet empêchement vient de quelque liaison avecdes personnes odieuses. Defectus natalium. Un filsnaturel ne peut pas venir à partage dans la successionde son pere, il a le péché originel. Celui qui e st néd’un adultère, d un inceste , ne peut être Prêtre sansdispense, à cause du défaut originel. Cet homme n’au-ra P as le gouvernement de cette frontière, il a le péché°Vf ins l s il a été dans un parti contraire au Roi, il aiTïr 00 * ^ CS Idinistres. Ce Cardinal est Fran-3°être P C originel , il ne doit point prétendre

^1-sihIENT. adv. Dès le commencement,notre° ^ ori S lne -> ortu - Plusieurs mots deGrec de^f AU Viennent originellement du Latin , dupécheurs ^demand. Les hommes font originellement

O^luriel^ GtanI ORIGNAL, s. m. On dit Orignaux au1 11 " j- ^ anirn al qui est le même que celui qu’on

% , , ^ cn d du Canada. L Orignac choisit

un canton de bois puans. qui e st Xanagyns fœuda,

O R I 397

dont il vit pendaiît Fhiver; en torte que quand il y acinq ou six pieds de neige , il se fait des chemins dansces cantons de bois que les chasieurs appellent Rava-ges , Sc qui n’ont souvent pour plusieurs Orignaux ,qu’une demie-lieue d étendue, qu’ils ne quittent point,s’ils ne font poursuivis par des chasieurs. C’est-là quele carcajou, leur ennemi, les surprend , comme onla dit en sa place. Mém. de l’Acad. des Scienc,

ORIGNY, ou ALDERNAY. Nom d’une petite île de lamer de Bretagne. Orinacum Auriniaca , ancienne-ment Ebodia , Riduna. Elle est près de la côte de Nor-mandie, a cinq lieues de celle de Gersey. Origny est peuconsidérable, Sc elle appartient aux Anglois. Maty.

Origny , est aussi le nom d’un village, avec Abbaye. Orì-niacum. Il est en Picardie fur l’Oife, à trois lieues deS. Quentin, vers le levant.

ORIGUELLE,ORlHUELLA. Nom d’une ville du Royau-me de Valence, en Espagne. Oriola , anciennementOrcelis. Elle est sur la rivière de Ségur, environ à qua-tre lieues au-defîòus de Murcie. Cette ville est dansune agréable campagne; elle est dominée par une cita-delle ; bâtie fur un rocher ; elle a un Évêché suffragantde Valence, mais elle n’est pas fort peuplée. Maty.

ORILLAC , AURILLAC. Mouillez les ll. Nom d’uneville de France, située dans l’Auvergne , fur la Jor-dane , à dix lieues de S. Flour, vers k couchant. Aure-liacum. Orillac est une ville assez bien bâtie ; il y a uneAbbaye, un Bailliage, & un Présidial, qui passe pourle plus sévère de France. On fait dans cette ville ungrand commerce de dentelles d’Auvergne. Maty. M.de Lille écrit Orïlhac , ce n’est pas l’ordinaire. Voye £Valois , Not. Gall. p. (f d. Sc Àurillac.

ORILLARD. Voye-[ Oreillard.

1^3“ ORILLON, ou OREILLON, f. m. Maladie qui vientaux oreilles, causée par quelque siuxion de mauvaiseshumeurs fur les glandes nommées parotides , qui fontau-delïous. Parotides. C’est le nom vulgaire que l’ondonne à ces tumeurs des parotides. Dans ce sens il n’estd’ufage qu’au pluriel.

Orillon , est auísi une partie d’une écuelle, qui sert à latenir a la main. Anja. Une ecuelle à orillon , qui adeux petites avances au bord, par où on la tient.

Orillon , en termes de Fortification, est une grosse Scsolide masse de pierre , qui se fait sur le tiers du Hansdu bastion à l’endroit de l’épaule. Elle sert d epaule-ment ou de couverture à ^artillerie qui est dans lesstancs, ou casemates. Auris propugnaculi , proeminensà latere propugnaculi moles. On l’appelle Orillon xquand elle est arrondie. Si elle est carrée, on l’appellesimplement Epaulement.

IfT ORIN. s. m. Terme de Marine. C’est une corde at-tachée par un de ses bouts à la croisée de l’ancre , &par l’autre à la bouée, qui flotte sur le lieu de l’ancra-gc, pour indiquer l’endroit précis où est l’ancre. Funi-culus indicis anchorarii. Les ancres s’engagent telle-ment quelquefois qu’on ne peut les tirer de Xorin. Fré-zier. Ce cordage qui indique l’endroit précis où estl’ancre, sert auiíi en plusieurs cas à lever l’ancre, audéfaut d’un câble.

ftCF ORINAL, URINAL. f. m. Vieux mot dont on s’estservi pour désigner une partie du corps qu’on ne sau-roit honnêtement prononcer. Jean de Meung, v.f- 2 /*de son testament, dit que vieil homme par son pcche

Efpandit de son orinalPar-tout le vice original.

Scarron s’est servi du même mot au meme sens.Glofi: du Roman de la Rose. C’est dans íes impréca-tions contre celui qui lui a pris ion uvenal , T.J ,deíes Œuvres , in-i 2 , idi4*P' 220 '

S’il avoit aux yeux la chassie ,Si quelque pierre en la vessieLui pouvoit boucher Airinal.

C’est-à-dire , selon Richelet, le conduit par où passesurine.

ORINDE. s. f. Nom d’une semence qui étoit particu-