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pcnt rout l’écu. \J orle a le même trait que 1 écu. En gé-néral Y orle est une espèce de ceinture qui ne touchepoint les bords. Les Latins l’ont appelle Orula.
ORLÉANE. í. L Cest ainsi que cette drogue propre à lateinture, qu on nomme en France rocou, est tariféedans la liste ou tarif de Hollande de 1715. U y en a descche & d humide , qui paient également les droitsd’entrée, & de sortie; savoir , un florin à 1 entrée, &deux florins à la sortie, les cent livres pesant. ,
ORLÉANNOIS, OISE. Qui est de la ville d’Orlcans, oude 1 'Orléannois. Aurelianenfis . On donne aux Orléan-nois le nom ou sobriquet de GUESPINS. Foye% cemot.
Orléannois, oise. f. m. Sc f. Nom de faction .Aurelia-nenjìs. Vers Tan 1410, outre les troubles que le mas-sacre du Duc d’Orléans caufoit, la recherche qu’on sitdes malversations dans les Finances produisit en Fran-ce une guerre civile. Les Financiers, pour conserverla meilleure partie de leur bien, sacrifièrent le reste àse faire des Protecteurs. Les Princes du sang ennemisdu Duc de Bourgogne, levèrent des troupes de cetargent : de-là naquirent à Paris, & ensuite dans toutle Royaume j deux factions puisantes. Dune nomméedes Orléannois 3 & 1 autre des Bourguignons. A la têtede la première étoient le fils du Duc d’Orléans , lesDucs de Berri & de Bretagne, Pierre Comte d’AlençonSc le Comte d Armagnac , homme d’une si grande ré-putation ,que ce parti, dont il étoit lame , fut nom-mé à cause de lui, la faction des Armagnacs. A la têtede l’autre parti étoient le Duc de Bourgogne Sc quel-ques Seigneurs de ses amis. Le Gendre. Hift. de Fran-ce 3 p. J22.
Orléannois. Nom d’une petite province de France. Au-relianenfis ager. Elle est entre le Gâtinois , le BlaisoisSc la Beauce. Elle est baignée par la Loire, & on y voieau couchant la ville d Orléans, la foret d’Orléans quicontient 70000 arpens de terre, & qui en contenoit140000 du teins de François I. Ses principaux lieuesfont Orléans capitale , Baugency , Meun, Gergcau ,Pluviers , Sully & la Ferré Séneterre. Maty. Fjye%auíïì Valois 3 Not. Gall.p. 228. ,
Orléannois. f. m. Le Gouvernement général de I’Or-léannois .Aurelianenfispr&feclura. Ce Gouvernementest borné au nord par la Normandie & l ile de France ;au levant par la Champagne Sc par la Bourgogne ; ausud par le Bourbonnois , la Marche , le Périgord & laSaintonge ; & au couchant par la mer de Gascogne Scpar la Bretagne. On lui donne cent lieues dans fa plusgrande longueur du levant au couchant, & foixante-huit dù nord au sud. C’est le pays le mieux arrosé dela France. La Loire, le Cher , l’Indre, la Vienne , laMayenne, la Sarte , le Loir & la Charente , sont sesprincipales rivières. Le terroir y est généralement fortfertile en blé, vin , fruits & pâturages. On divise leGouvernement de Y Orléannois en quatorze provin-ces, la Beauce, le Perche, le Vendomois & le Mainefont au nord ; le Poitou, l’Angoumois, & le pays d’Au-à au mjdi. On trouve les autres sept le long de lafoire , dans cet ordre , en commençant par le levant,le Nivernois , le Berri, le Gâtinois, Y Orléannois par-ticulier, le Blaisois, la fontaine & l’Anjou. Orléansest la ville capitale de ce Gouvernement ,; on marquerales autres en parlant de chaque province en particu-.Jf; Maty.
EANS. Nom d’une des plus considérables villes der ^ nce- Aurelianum Aurelia 3 Aurelia Aureliani 3 Ge-hT \ Um "* C ena bum. Elle est située dans l’Orléannois, furq ,? lrc 3 environ à 30 lieues de Paris, vers le midi.en '/ nS j unc Mile ancienne , fort grande, & diviséesur ÈTP ■^Paroisses, bien bâtie, & ornée d un pontmidide < 1 U * ^ joint z un fauxbourg, qui est auSc de - Uve ‘ 11 y a une Description de cette ville
pleisis, enricS’v mP °r ée ^ Tou f ailltS
Daniel Pollud*£° tCS sava ? :es& ® c “í es P ir M *ttîA imprimée in-8 , a Orléans en
Dom Dnnlf IT" 16 Dlírcrtat ion particulière où le mêmeDom Duplcssis prouve qu 'Orléans est le Genabum desAnciens. Orléans inné étude de Droit, qu’on appelle
mversite, comme si toutes les facultés s’y ensei
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gnoient, un Bailliage, un Présidial, un Evêché íudra-gant de Paris, |D? le titre de Duché posiédé par le pre-mier Prince duSang, une Géiiéralité, des Trésoriers deFrance, une chambre des Monnoies, &c. Son Evêquea droit de donner grâce à tous les Criminels le jour dela première entrée dans cette ville. Dès le onzième.siècle Yves de Chartres marque dans son épître y 3,que cela n’étoit point nouveau , mais se faiíoit sui-vant la coutume de la ville.
|YT Cependant le Parlement de Paris ne reconnoít pointles absolutions Sc abolirions de cette espcce. Long. 19d. 2 y m. 43 s. Lat. 47 d. m.
Orléans s’appelloit d’abord Genabum 3 ou CenabumCarnutum 3 Sc étoit une ville des Carnutes. Elle fut ré-tablie Sc érigée en cité par l’Empereur Aurélien dontelle prit le nom. 'A ure lia na civitas 3 ou Aurelianum 3en fous entendant oppidum . Dans l’ancicnne Noticefaite fous Honorius , elle est appellée Civitas Aurelia-no rum. Voye^ Valois , Not. Gall.p. 22 j. Il y a plu-sieurs monnoies du commencement de la III e Race ,battues à Orléans 3 comme Odorannus le marqueaussi. Cet Auteur contemporain duRoi Robert, Sc quia été imprimé par du Chesnc, dans fa Collection desHistoriens de France, appelle cette ancienne monnoicà*Orléans monnoie publique ; à cause que c’étoit lamonnoie du Roi, Sc que la monnoie du Roi avoircours dans tout le Royaume, au lieu que celle des Sei-gneurs particuliers ne passoit que dans leurs terres. LeBlanc. p. r s7.
La Pucelle d’ORLÉANS. On appelle ainsi Jeanned’Arc, pauvre bergère née au village d Arc en Lorrai-ne , dont on lui a donné le nom, quoique d’autres pré-tendent que fa patrie est le village de Vaucouleurs. C’estcette fille dont la valeur & le courage firent tant debruit au commencement du règne de Charles VII, suscitée miraculeusement de Dieu pour délivrer la Francedes Anglois ; elle leur fit lever le siège d ’Orléans en1428. C’est cette première victoire qui lui fit donnerle nom de Pucelle d' Orléans. Elle lcj pouffa ensuitepar-tout, Sc conduisit le Roi à Reims, pour y erre sa-cré. Ayant été prise au siège de Compiegne, les An-glois enragés contre elle , la firent condamner au feu ,comme sorcière , au Parlement de Rouen, Sc la firentbrûler vive.
Le Royaume & Orléans. Aurelianenfe Regnum. C’estun des quatre Royaumes qui sc forma cn France par ledémembrement de cette Monarchie , fous la premièreRace de ses Rois. On ne fait pas bien quelles provin-ces il renfermoit. Orléans qui lui donnoit le nom, enétoit la capitale. Maty.
L’îse d’ORLÉANS, Aurelianenfis Infula. Cette île est dansle Canada, dans l’Arncrique septentrionale. Elle est for-mée par la rivière de S. Laurent, à quelques lieues au-delfiis de Québec. On lui donne huit lieues de long ,Sc environ la moitié de large. Elle est bien cultivée.Maty.
fCTLa nouvelle Orléans.M illedc l’Amérique, capitale dela Louisianne, bâtie fous la Régence du Duc d’Oi -léans 3 fur le bord oriental du Mifsifsipi.
On dit proverbialement d’un homme dont 1 habits’en va cn lambeaux, qui a des lambeaux, qu il porteles armes d 'Orléans ; par une allusion froide au Iam-bei que la maison A’Orléans porte dans ses armes» Ondit auísi, c’est la glose à’Orléans 3 pire que le texte.Voye\ Glose. . r ,
ORLER, ou OURLER, v. a. Ourler est 1 - P" 5 , UÍItc *Faire des ourlets à du linge , à des étoffes. On dit entermes de Blason, un écu de gueule, or e or. Auroin helicesubsutum.
ORLET. Foyer Orle.
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nBA/f ATP s f L’Académic dit Ormoie. Lieu planté d or-mes Ulmetum 3 ulmarium. L’ormaie de Bordeaux. Voi-là une belle ormaie. Liger.
ORME. si m. Arbre de haute lutaic allez connu. Il y en ade deux fortes ; l’un qui croît dans les champs, Sc l’au-tre fur les montagnes. Le premier est un arbre fort ra-meux, dont le bois est dur, jaunâtre Sc difficile à sen-