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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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dre. il pousse premièrement ses Heurs qui font des en-tonnoirs à pavillon découpé , Sc garni de quelquesétamines de couleur obscure. Il leur íuccède des fruitsmembraneux qui renferment une semence petite, pla-te , blanche. Après la chiite des íemences, les feuillesparodient ; elles íont larges, ridées, dentelées en leursbords, oblongues. Il vient souvent sur ces feuilles desveilles, où se trouve une liqueur visqueuse & gluante,dans laquelle naissent ordinairement de petits vers. Saracine s’étend d un côté Sc d’autre dans la terre. Ulmuscampestris & Theophrasti. C. Bauh. U orme de monta-gnes croít beaucoup plus haut que le précédent, d’ail-leurs il lui est allez iemblable : Ulmus montana. L’écor-ce, les rameaux Sc les feuilles de Y orme íont astrin-gens , propres pour consolider des plaies.fstí' On distingue les ormes mâles Sc les ormes fémelles :distinction ridicule , puisque tour orme est hermaphro-dite. On appelle orme mâle, un orme à petites feuil-les , quis’clève fort haut, Sc dont les branches fontrassemblées prés de la tige. Celui qu’on appelle orme fé-melle , a de grandes feuilles, Sc les branches écartéesdu tronc.

On connoit différentes espèces d 'orme que nous nenous amuícrons pas à décrire. Cet arbre est très-estimeà cauíc des distérens usages auxquels il est propre. Onen fait des avenues aux grandes maisons de campagne,des all.es dans les jardins de propreté, des quincon-ces, des salles de verdure: par le moyen d une taillerégulière on lui donne la forme d’un oranger dont lepied paroít sortir dune caille de charmille , & l’on enfait des portiques en manière de galerie tels qu on envoit dans les jardins du Château de Marly.

Son bois est excellent pour le charronnage. On enfait des moïeux, des eilìeux, des jantes, des lléches ,des armons , des timons, des brancards &c. C est lemeilleur qu’on puiílè employer pour les canaux , lespompes , Sc pour tout ce qui fer t fous terre Sc dansl'eau. Il iert aussi à faire les parties des vaisseaux quitouchent l’eau.

Uorme des iles de l’Atnérique n’est différent desnôtres qu’en ce qu’il est plus petit j qu’il a les feuil-les beaucoup plus grandes, Sc qu’il rapporte une se-mence bien disterente : elle tombe de l’arbre quandelle est sèche j Sc est faite comme un petit morceaude liège arrondi. Etant mâchée elle laille un admira-ble goût dans la bouche. Quantité d’oies sauvagesviennent dans ces îles, lorsque la graine tombe de Y or-me 3 elles la mangent, & en deviennent si greffes,qu’ellcs font obligées de demeurer plus d’un mois aprèsque cette graine leur a manqué , à cause qu elles nepeuvent voler, tant elles font gralles Sc pesantes. GEx-MELIN.

Aux villages, on plante un orme devant l’Eglise, dansla carrefour , d’où íont venues ces phrases proverbia-les. Danser fous ì’orme Juges de délions Y orme : onappcloit ainsi les Juges pédanés qui rendoient leurssentences fous Y orme. Attendez moi fous Yorme, quiíe dit pour donner un rendez vous où Tonn a pas des-sein de sc trouver. L origine de ce proverbe vient dece quautrefois les Juges tenoient leur Juridiction àla porte des maisons des Seigneurs, Sç d’ordinairefous un orme , planté devant le manoir seigneurial.On les appeloit les plaids de la porte, comme té-moigne Loileau : & parce que d ordinaire il y avoirun orme , c’est peur cela qu on a dit des premièresaiîìgnutions données .en Justice, attendez-moi fousYorme.

ORMEAU, f. m. Orme, ou petit orme. Ulmulus. Cemot est particulièrement usité cn Poésie.

Muses , quittons ces prairies 3Et pendons à ces ormeaux,

Nos rustiques chalumeaux. Sar.

fCT ORMEE, ou EIORMÉE. Nom dune faction qui se-leva à Bourdeaux pendant les troubles de la minoritéde Louis XIV. Este commença en 16yi. Ce nom luivinr d un heu planté dormes, où elle tenoit ses assem-blées.

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sT ORMÉÏSTE ou HORMEÏSTE. f. m. & f. On don,na ce nom à ceux qui étoient de la faction dont oavient de parler.

ORMEI. í. m. S’est dit autrefois pour Ormeau. Borel.

A? ORMILLE. f. f. Terme collectif par lequel on dési-gne du plant de petits ormes. Un millier à’ormille •Une botte d’ormille.

ORMIN , ou HORMINON. f. m. Plante dont les ti-, ges font rougeâtres, carrées, hautes d’environ un pied,lanugineuses. Ses feuilles font semblables à celles de lasauge , mais moins lèches, fort velues ; fans odeur con-sidérable , d’un goût amer. Ses Heurs sortent des aissel-les des feuilles : elles íont plus petites que celles de lafruge , formées en tuyaux découpés par le haut en deuxlèvres, de couleur rouge Sc blanche. Ses íemencesfont noires, presque rondes. Sa racine est ligneuse Scfibrcuíë. Horminum comapurpureo-violaceâ. J. Bauh.L’ormin est rélolutif, propre pour exciter le mouve-ment des esprits. Il y a quelques autres espèces T or -min.

Ce mot vient de òpp.a)m , impetu feror : Sc l’on adonné ce nom à ces fortes de plantes, parce que Tona cru qu’elles fuioient naître des paillons vio-lentes.

ORMOAS. Nom d’un bourg ou petite ville à demi-rui-née. Ormoasa , anciennement Aeria. Elle est dans laZacome, en Moisie , fur le golfe de Colochine, à deuxlieues de Tembouchure du Vasilipotamo, vers le le-vant. Maty.

ORMOIE. Foye^QKMAii. On dit également Tun Scl’autre.

ORMUS. Nom dune petite île, qui n’apas plus de trois,lieues de circuit. Qrmufium , anciennement Armufia „Armo^aj Armo^us , Harmofij Sc íelon quelques unsOrgana. Elle est au milieu du détroit de Moílandan ,qui sépare le golfe de Ballora , de celui á’O r mus. Il yavoir dans cette île une ville fameuse par le commercedes perles, & capitale d’un petit Royaume, qui s’é-tendoit le long des côtes du golfe d’Ormus , du côté del’Arabie , Sc de celui de la Períc. Les Portugais pri-rent la ville d’Ornas Tan 1507, y bâtirent une bonnecitadelle , & sc rendirent le Roi tributaire. Mais Tan1 Ci z , le Roi de Perse, aidé par les Anglois, prit cetteville qu il mina , Sc la forteresse, qu il conserve enco-re. Il se rendit maître de tout ce que le Roi d ’Ormustenoit en Perse, Sc les Arabes de ce qu il poífedoit çnArabie ; ainsi sinit ce Royaume. Maty. Foyer le P-Barthoi.i dans Jon Histoire des Missions d’Ajìe , X.V. au commencement , p. 442.

Le golfe cI’Urmus. Sinus Armustanus ou Carama-nicus. Ce golfe est une partie de la mer Arabique, ils’étend depuis le détroit de Moílandan , juíqu’au capRaz-al-Gate , ayant l’Arabie heureuse au midi, & UCaramanie en Perse , au nord. Maty.

Le cap d’ORMus. Armu\um extremum. Il est auxconfins du Far & du Kerman, au couchant de Piled ’Ormus ; & il fait avec le cap de Moílandan en Ara-bie , le détroit de Moílandan. Maty.

O R N.

ORNAIN. Nom dune petite rivière de France. Ornea.Elle baigne Bar-le-Duc, dans le Duché de Bar, SCse jette dans la Marne , à Vitri en Champagne-Matìy.

ORNAN. f. m. Nom d’homme. L’Aire d’Ornan. Celieu que possédoit Oman , étoit fur la montagne d®Moria,dansla partie orientale de la ville de Jérusa-lem. Area. Ornan. David Tacheta d’Ornan pour y bâ-tir le temple , Sc Salomon Ty bâtit en effet. II. L. d eSRois 3 XXIV. 2y,.II. Paralip. III. 1.

ORNANO. N0111 d une rivière de File de Corse. Ornati'

nes fluvius , anciennement Pitanus , Titianus 3nus. Elle prend sa source près du lieu appelle CalaS. Piétro, Sc se décharge dans le golfe de Talabo,côté du nord. , , r ul -

ORNANS. Ville de France dans la Franche-ComtÇ, ^la rivière de la Louvre, avec un Bailliage dont ele chef-lieu » & qui en porte le nom. o^NÔ-ssCRh-