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dantesque. L'autre vice est d erre néographe outrés, J& de íe livret à une orthographe nouvelle , contraireà l’utage. La disposition où Ion doit être , c est de sou-haiter la simplicité de la langue, de íe laitier aller àl’usage qui y tend insensiblement, & de s’y plier lansmauvaise humeur.
ORTHOGRAPHIE, s. f. Terme de Géométrie, de For-tification & d’Architecture. (Test la science de pein-dre , de destiner une fortification , un bâtiment íelonleurs élévations, & la hauteur de chaque membre.Elle est ainsi nommée, parce qu’on sc sert de lignesperpendiculaires qui tombent fut les plans géométri-ques : c’est aullì limage, la figure, le deíîein de 1 élé-vation. Il est aisé de faire un plan d une place , mais leplus difficile est l ’orthographie Sc le profil ou élévation.
Vorthographie est lelévarion géométrale d'un bâti-ment qui en fait paraître les parties íelon leur vérita-ble proportion. D;ct. de Peint. & d’Arch.
Orthographie , se dit dans le même sens yà élévation ;entérines de Peinture, par opposition à Plan. Ibid.
A? On appelle orthographie externe ou élévation le des-sein de la face d un bâtiment qui présente son murprincipal avec ses ouvertures, son toit, ses ornemens.
Sc tout ce qu’on peut appercevoir étant placé vis-à-vis du bâtiment. Orthographie interne, ou coupe , cntermes de l’art, l’ichnographie, le plan d’un bâtimenttel qu’il paraîtrait íì toute la partie du frontispice étoitorée.
Ce mot a la même origine que le précédent.
ORTHOGRAPHIER, v. a. Ecrite les mots correcte-ment , Sc selon les loix de la Grammaire. Correcte pin-gere.
ORTHOGRAPHIQUE, adj. de t. g. qui a rapport àl’orthographe. Orthographiais. Dictionnaire ortho-graphique.
fCT Orthographique , qui a rapport àl’ortliographie.Voyeg ce mot. Dessein orthographique. Projection or-thographique , c’est-à-dire , celle des lignes & des fi-gures qui se fait par des perpendiculaires abaiíìées furun plan.
ORTHOGRAPHIEE, f. m. Auteur qui traite de l’or-thographe. L’Abbé Chastelain emploie ce mot dansson Martyrologe. Orthographus. L’Abbé de S. Pierreest un nouvel Orthographiée. L ’Abbé Régnier, le heurde Soûle, André Regnault, le P. Vaudelin, Pierre PyPoulain de Launay, Sc Maurice Jacquier, sont autantd 'Orthographiées. L’Abbé Chastelain n’est pas le seulqui se soit íervi du terme d ’Orthographiée. L’Auteurdes jugemeus fur quelques Ouvrages nouveaux , dit,T. p. t pi. Nos nouveaux Orthographiées ne se plai-lent-ilspas à envoyer nos barbons à lecole ?
ORTHOLOGIE. í. f. Orthologia. Mor nouveau quel’on a hasardé pour désigner une des parties de la Gram-maire. La Grammaire considère la parole comme pro-noncée , ou comme écrite. On donne le nom à'ortho-togie a la partie qui considère la parole prononcée,c est-à-dire, celle qui apprend tout ce qui appartient à1 art de parler, & le nom d’orthographe , à la partiequi a pour objet la parole écrite , ou qui apprend l’artHest bon d’avoir des termes pour routes lesíy 4 d ^rvï ie nous avons à exprimer.v° ORTH 0 NE. s. s. Terme de Mythologie. Divinitéparticulière aux Athéniens, dont le culte avoir quelqueavec celui de Priape , Orthona.
«M* ORTHOPALE. s. s. Terme d’Antiquité. Lutte desnciens, dans laquelle on combattoit debout, & l’onthopalc'^ Cn renver ^ ant sou adversaire par terre. Or-
1 - droit , & de u An , lutte.Doctenr-TM tDíE- s- f- Terme Didactique. M. Andry,a peine r i p ancien Doyen de la Faculté de Mé-
vécl'e oul’A nS a a un h' vre intitulé, YOrtho-
fans les difFoSu^? du^í ° U f A C ° rr j ger danS les en_
membresunebelle confor? 5 ;- A m de P rocm ' e,: aux
lin . Innone d , pufonnation. L Auteur a mis atete une longue Préfacé , dans laquelle il explique d’a-Wd le titre d orthpnéd íe qu ’U a formé dedeux motsGrecs-, W, dopÔo*, droit,Scde^c, mfanU R aluivi cn cela 1 «temple dp Scévole de Sainte-Marthe,
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Sc de Quille t, dont le premier a donné le nom de Pe-do trop hie à ion beau Poëme Latin, íur la manière dcnourrir les ensuis à lamammeíle; Sc le íecoud celuidc Callipéiie 3 à un autre Poëme Latin non moins esti-mé , íur les moyens d avoir de beaux entans. Observât.furies Ecr. mod. tom. XVI 3 p. 2g , 27 , 98.
ífT ORTHOPEDIQUE, adj. qui concerne l’orthopédie,
& ORTHOPEDISTE , í. m. qui cultive l’orthopédie;qui s’y exerce.
féT O RI HOPNÉE. í. f. Terme de Médecine. C’est unegrande difficultés de reípiter , dans laquelle les maladesíont obligés de íe tenir debout, ou affis, afin de pou-voir reípiter. Certe difficulté est causée par l’étroitessedes poumons ou de leurs vaisseaux , occasionnée parune inflammation ou par quelque humeur. La respira-tion est de même gênée dans leíquinancie, où les mus-cles du larinx font enflammés. L’étroireilè des partiesétant augmentée par la situation Jiorifontale, on estobligé de íe tenir debout ou affis pour respirer pluslibrement.
§ 3 “ Ce mot est Grec, il vient de opSc ;, droit , Sc de wísir,respirer.
ORTHOSIADE. Nom dune ville maritime de Phénicie,située entre Tripoli & Aradus. Orthosias. Depuis l’cta-bliífementdu Christianisme, elle est un Evêché fustra-ganr de Tyr. C’est aujourd’hui Torthofia. Léandre Sa-nut, L. III j p. 14 , c. 2. la confond avec Antaradus ,mais Ptolom-íc les distingue, il en est parlé au I. L. desMachab. XV> gj.
{fT ORTHUS. f. m. Ternie dc Mythologie. Nom d’unchien fabuleux , qui gardoit, dit la fable, les trou-peaux de Gérion. Orthus. Il étoit nc d’Echidne, qui si-gnifie un serpent, Sc étoit frété de Cerbère. Hésiode,Théog. v. 2pg j dit qu Hercule le tua, & qu’il étoitné de Triphon, Sc dune fille dont il ne dit point 1 cnom j que Cerbère né des même pere Sc mere n’écoitque ion cadet, que de là vinrent encore l Hydre dcLerne , la Chimère , le Sphynx Sc le Lion de Némée.Ce mor est Grec : o’pífo, signifie droit.
‘tféT ORTI. Villa d Italie, dans la Province du Patrimoine,prés du Tibre.
ORTIE. f. f. Urtica. Plante dont il y a plusieurs espèces.Celle qu’on appelle ortie commune , ou grande ortie ,pousse des tiges à la hauteur de trois pieds, carrées,garnies de feuilles opposées deux à deux, larges à leurbase , sini’ànt peu à peu en pointe, dentelées en leurbord, couvertes de poils fort piquans. Ses Heurs fontà plusieurs étamines, soutenues par un calice à quatrefeuilles. Ses semences font petites, ovales, rousses,renfermées dans une capsule triangulaire, forméespar deux feuilles. On divise les orties en mâles Sc enfemelles. Les mâles font celles qui portent des semen-ces, & qui ne Heurissènt point. Les femelles Henri /I en tSc ne portent point de semence. Urtica urens maxima.C. Bauh. La petite ortie , qu’on appelle aullì ortiegriefehe. Urtica urens minor , ou cania , a ses tigesmutes d’un demi-pied ou d’un pied, Sc ses feuillesplus courtes Sc plus obtuses que celles de la précé-dente. Ortie blanche , qui ne pique point. Amnium.Vortie Romaine porte de petits fruits ronds , groscomme des pois, hérissés tout autour de petites poin-tes. Urtica urens j, pilulas ferens , prima Diofcoridisfemine Uni. Il y a une autre ortie à balle, donr les feuil-les ressemblent à celle de la pariétaire ; on 1 appelleUrtica altera pilulis er a , parietaria foliis, fd y a uneortie à grappes, qui vient de Canada; on 1 appelle ur-tica Canadenfs racemosa. Les orties font diurétiques ,propres pour rétablir le mouvement des liqueurs. Lesuc T ortie arrête le crachement de íang, Sc e ttux deshémorroïdes. Pour le calcul & pour agravelleon sesert des feuilles dé ortie à la maniéré du the. On décou-vre avec le microscope que Y ortie est couverte de pi-quans très- aigus, dont la base est un petit sac ou ves-sie , qui enferme une liqueur acre & veneneuse, & l apointe est une substance tres-dure qui a un trou au mi-lieu , par lequel cerre liqueur s’écoule dans la partiepiquée qui y excite de la douleur. Voyez-en la siguredans la Micrographie de M.Hook. Une feuille dé ortiefont les armes du Holstein. On fait de la toile dé ortie ,