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les Oscines , c’est-à-dire , les oiseaux qui instruifoîentpar leur chant, dans ce passage de TEcclésiaste, X. 10.Avis cœli proferet vocem . Morin. Acad. Infer. T. I .Mém. p. 2 04.
ìf? OSCITATION. f. f. Terme de Médecine, francisédu Latin, oscitatio , bâillement. Comme il y a des gensà cc qu on dit, si faciles à émouvoir, que c’est alfezpour eux d’entrer dans le Laboratoire d un Apothicai-re , ou même de passer devant, pour être purgés : il'y. a aussi beaucoup de Lecteurs, qui ne íauroient lire demite les noms Tune douzaine de drogues avec les ter-mes de l’Art absolument nécessaires pour exprimerTissage qu’on en fait, fans éprouver de fréquentes (fci-tations qui aboutissent enfin au sommeil, o'U à un dé-goût plus fìcheux que le sommeil. Mém. de Tr.
ífV OSCLAGE , par corruption oufclage. Voye^ cemot.
tf 3 ‘ OSCULATOIRE. adj. Terme d’Anatomie. On don-ne ce nom à un muscle des lèvres appelé autrementconstricteur. Voyez cc mot.
OSCURITL. f. f. Vieux mot. Obscurité. Pois. duRoi deNavarre.
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fRTOSÉ, EE. adj. Qui fe joint ordinairement aVecles par-ticulesyf, bien, afjey C’est ctre bien ose que de foùtenirun mensonge. Serez-voussi osé que de faire une pareil-le chose. Il fut allez osé pour manquer à son Bienfai-teur. Il fe prend en mauvaise part, pour désigner celuiqui a l’audace de faire une chose quil ne devroit pasfaire.
OSÉE. f. m. Nom du premier des douze petits Prophè-tes. Oseas. On croit qxi’Osée est le plus ancien de tousles Prophètes, dont les écrits nous restent, & qu en-core qu’Amos & Ifai'e ay en t commencé à prophétiserLotis Osias, auiïï bien que lui, ce n a été néanmoinsque quelques années après lui. Osée est pathétique, &plein de sentences courtes Sc vives.
OSEILLE, f f. Plante dont il y a plusieurs espèces. Oxi-lapatum , exalis , rumex. Celle qu on appelle oseillelongue, on grande oseille , pouffe des tiges à la hauteurd’environ deux pieds, garnies de feuilles, rangées al-ternativement , oblongues, larges à leur base, hniíîant«npointe, lisses, d'un verd obscur, & d’un goût aci-de. Ses sieurs font à plusieurs étamines attachées au fondd’un calice qui est à six feuilles posées comme à dou-ble rang yrois à trois. Sa semence est à trois coins decouleur brune. Sa racine est fibreuse , très-amèfe ,jaune. Quelques-uns Tappellent aussi vinette , ou sa-
, liette. En Latin , acetosa pratensis. C. Bauh. Les raci-nes A’oseille Lont apéritives, elles donnent à l’eaiuinecouleur rouge : ses feuilles font rafraîchissantes, & tem-pèrent la bile , étant pilées, ou cuites fous la braiíe ,■elles avancent la suppuration. On met Y oscille au pota-ge , & on en fait des sauces. La sauce verte est frire dejus A’ oseille. On fait des œufs à Y oscille , de la firee àY oseille.
Oseille de Guinée. Arbrisseau d’un bois assez tendre ,dont 1 écorce est verte Sc mince, Sc qui monte à septou huit pieds de hauteur. Ses branches font en grandnombre 8 c fort déliées, fes feuilles font partagées entrois parties inégales pat deux coupures qûi vont pres-que jusqu’à la principale nervure. Elles font dentelées,ont le goût & sont le même esset que Y oseille denos jardins. Ses sieurs ressemblent à des tulipes qui 11ecroient pas bien ouvertes. On fait des confitures descuuies & des sieurs, & la gelée qu’on en tire a la cou-a , 5 §°ut de la gelée de grollcille, & désaltère ScI lltt e mcmc en la battant dans de 1 eau. Le P.at , nouveaux voyages des IíleS.
del’W 8C jÉyc'ss'ce mot A’ Acetum , acide, à causerelie [°s cilíe - En Normandie on l’appelle Su-
mandie. 1 aiUemc raison ,s u r signifie aigre en Nor-
^mxi'dentiss d° IiVT* villages ce nom fur la cote, à t*- c «w la Sardaigne, l’ un près de Castel-Doria,
- 1 E-à ^de Bofa,vcrsle couchantméridio-
nal. Quelques Géographes mettent l’ancìenne villeTome VI.
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1 A’Oseo au premier, Sc d autre s au dernier. Maty.fè? OSER. v. n. Avoir îa hardiesse , l’audace dé faire ,de dire quelque chose. Audere. Vous noserìe £ le cho-quer. Lucifer osa s elever contre Dieu.
Les Géans cserent attaquer le Ciel. Oza mourut su-bitement pour avoir osé toucher l’arche quiétoic en■ danger de tomber. Mon cœur ne fe corrompit point àla Cour , je formai même un grand dessein : s osai yêtre vertueux. Lett. Pers.
On dit par forme de défi, vous noserìe^.fjCT On fe sert aústi de ce verbe pouf marquer qùë parcirconspection on ne veut pas faire une chose. Person-ne n ose lui apprendre la mort de son fils.
Ce verbe est souvent employé activement, & signi-fie entreprendre avec hardiesse.ftTM. deTurenneétoit capable de tout oser,, quand laprudence & le conseil étoient inutiles. Fléch. Les La-tins Pont dit de même. Aude aliquid brevibus gyarìs& carcere dignum , fi vis ejfe aliquis.
Ce mot vient du Latin Ausare. Ménage.
Lorsqu on se sert de ce verbe oser avec îa négativene j le meilleur est de supprimer le pas ou le point quiaccompagnent ordinairement cette négative. Vauû.Rem. Ainsi il est mieux de dire , je 11 ofie faire cela, quede dire je n ose pas faire cela. Ils nosoien't sortir deleurs tentes , ni s’assembler, ni demeurer autour desdrapeaux. Ablanc. La Reine en parla à M. le Princequi n osa contredire cette proposition. La Rochef.
Je bénis mon martyre , & content de mourir y
Je /Lofe murmurer contre fa tyrannie. V 01T-.
M. de Fénelon n’a pas laisse de dire dans son Télé-iliaque, in-ì2 , /7/7 , T. I.p. i jâ , en parlant deBaléazar. U n’avoit pas ose retourner dans le Royau-me de son pere.
OSERA. Nom d’un village d’Espagne, situé dans l’Arra-gon fur PÉbre, à cinq lieues au-dessous de Sarragosse.Osera. Quelques Géographes le prennent pour l’an-cienne Oficcrda^etwe ville des Edettans. Maty.OSER AIE. I. f. Lieu planté d’olìers. Viminetum , vimina-lia. Les oseraïes sont de bon rapport.
OSÈRO, OSORO. Nom dune ile du golfe de Venise.Àusara , Ahsorus , Absonus , Apfiorrus , AbsyrthimAbyatos. Elle appartient aûx Vénitiens. Elle est au mi-di de celle deChetfo, & en est si proche, qn’dleîuiestjointe par un pont. Osera , en Latin, Aurasenfis infula yAhsorus en est la capitale, & elle a un Evêché suffra-gant de Zara. Maty.
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OSIANDRIEN, ENNE. f. m. Sc f. Nom d’HérétiqnCsProtestans, ainsi nommés d’André Ohander , pere deLuc. Osandrianus , a. Ils erroient au sujet de la justifi-cation , prétendant que shomme est justifié formelle-ment , non pas par la foi & pat une appréhension dt lajustice de J. C. ou par l’imputatio'n de la justice duSauveur, selon Topinion de Luther & de Calvin, Maisparla justice ellêntielle de Dieu.
Demi-OsiANDRiEN , enne. Semi-Ofiandrianus. Ostappela de ce Uom, ceux des Osiandricns qui tenoitntpour cette vie Topinion de Luther,& pour l’autrc celled’Osiander, qui vòuloient que l’homme fût justifié ici-bas par l’imputation, Sc dans le Ciel par la justicemême essentielle de Dieu.
îfT OSILR. f. m. Vimen. Espèce de saule nain qui jettebeaucoup de verges, ou rameaux menus, pliàns, cou-verts d une écorce rouge noirâtre Sc qûe 1 on coupeà sieur de terre , tous les deux ou trois ans, pour dif-ferens usagés. Ses feuilles sont oblongues, pointues ,fans poil, un peú blanchâtres par-delìous, créneléesen leurs bords. En Latin, jalìx vulgaris rubens. C.Bauií.' Les rameaux d q/rer ÍÇ] vent a lier des cerclespour les tonneaux, à faire des panniers , des hottes,& autres ouvrages du metier deVanier. Des bottes d’o-sier, des brins, des fions A’o sier. Les gerbes A’osier Scde ployon, doivent etre chacune cîe quatre pieds delien» Les Jardiniers fe seryent tìes menus brins les plus