OTA
sa largeur est auíïì grande vers le couchant; mais beau-coup moins vers le levant. Ses lieux principaux font JLincoping , Norkopíng , Sunderkoping, Northolms jSc Stégébourg. Au reste, on comprend quelquefois \jions YOJìrogothïe , laSmalande , avec les îles de Goth-land Sc d’Ocland. Maty.
OSTROVIVE. Nom d’un bourg avec un bon fort. Os-trovisa. Il est dans la Morlaquie fur la rivière d’Unna,à six lieues de Segna, vers le levant. Les Vénitiensont autrefois ruiné ce lieu ; mais Tan 1683 , ils onttrouvé à propos de le réparer , Sc d’y mettre une gar-nison. Quelques Géographes le prennent pour l’an-cienne Arausona , ou Arausa , petite ville de l’illy-rie. Ib.
OSTRU. f. f. Nom de femme. Auftrudis. C’est ainsi qu’onappelle en quelques endroits la Sainte qu on nommeen d’autre Andru. Sainte OJiru fut choisie lan 63 4,par les suffrages de toutes les Religieuses du Monas-tère de Laon, qui croient plus de trois cens, pour êtreleur Abbesse, après la mort de fa mere qui l etoit. Voy.Andru.
OSTRUCE. Vieux f. f. Autruche. Borel.
OSTUNI. Nom d’une petite ville épiscopale, & bienpeuplée. Oftunium. Elle est dans la terre d’Otrante,province du Royaume de Naples, près de la terre deBari, Sc du gosse de Venise, à cinq lieues de Blindes,dont elle est suffragante. Le terroir d ’Ojluni est fortbien cultivé, & il est tout chargé d’oliviers Sc d’aman-diers. Maty.
O S W.
Ar OSWIECZIN. Ville de Pologne, avec titre de Duché , au Palatinat de Cracovie , fur la Vistulc , à íeptmilles au-dessus de Cracovie.
O S Y.
OSYRIS. f. m. Arbrisseau qui a quelque chose d’astrin-gent. Sa racine est dure , ligneuse Sc couverte d uneécorce rougeâtre, épaisse , qui est fort astringente. Onle trouve en Italie, & en France, aux environs deMontpellier. Jean Bauhin nous avertit que quelquesDroguistes le substituent au cassa des Anciens, maisil doit produire des effets tout contraires, ainsi qu’ilparoît par son astringence : s’il a quelques propriétés,ce doit ctre dans le stux de ventre. Dale.
os z.
OSZUR-GHETI. Nom dune petite ville de la Géorgie,en Asie. 0 -^u.rìetum . Elle est capitale du Royaume deGuriel, Sc la résidence du Prince de ce nom.
OTA.
OT ACOUSTIQUE, adj. m. Sc f. Qui sc dit des instru-naens qui aident, ou perfectionnent le sens de l’ouie,Otacujlicus, a. On a dit auffi Acoustique. Voye\ cemot.
Ce mot vient de «í, drk, íoreille , P entens.
OTAGE, si m. Personne qu’un Général, un Gou-verneur de place , un Prince remet à ceux avec quil traite pour la fureté del’exécution d’un traité. C'efun gage de la fureté dune convention. Obses. Donner des otages. Être en otage. Un otage devient accelloire, ou principal, selon letat des choses, ll esimplanent un accessoire, lors, par exemple, qu’ui1 rince promet fidélité à un autre Prince , & qu’il donne, ou ion fils, ou quelque grand Seigneur , pour asurance de sa parole _, sans qu’il soit rien stipulé davantage . car alors ces otages ne sont qu’un surcroît dengagement du Prince, en sorte que s’il vient à manqu r er ri? ar ?! e 5 11 n cn demeure en aucune manierIe e - n ° ta M & devient principal, lorsque pa
une alternative on stipule qu’il répondra de l’événement des choscs.Par exemple, si une ville promet de 1rendre dans un certain cems, en cas quelle ne recoivpoint de secours, Sc que pour fureté de fa parolé elldonne des otages, ces otages font, comme est unTome VI.
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caution à un créancier pour la fureté de la dette deson principal débiteur ; en sorte que si le secours arri-ve dans le tems, la promesse devenant nulle, les ota-ges font déchargés, & ne peuvent point être retenus,de même que la caution est déchargée, Sc ne peut pasêtre recherchée, si le véritable débiteur paye le créan-cier : mais lì le secours ne venant point, cette villene laisse pas de fausser fa parole, Sc de refuser de serendre, alors les otages prennent la place de la chosemême , Sc deviennent principal, Sc l’on peut fur euxpunir la mauvaise toi, Sc répéter les dommages Sc in-térêts que 1 on en sourire, comme la caution devient leprincipal débiteur, íi le débiteur même est insolvable.Cou rtin. Un otage donne pour une autre personne estlibre, si cette personne meurt. Courtin. Les otagespeuvent avoir des biens, Sc disposer de leur succes-sion ; car ce n’est que de droit Romain que leur biensoit confisqué. Id. On ne peut pas ruer les otages, se-lon le droit des gens, si ce n’est pour quelque cri-me particulier. Id. Une lettre d’Atton, Evêque dcVerceil, vers le milieu du X e siècle, traite du droitdes otages , Sc décide qu’on ne leur peut faire de mal,par représailles. Cette lettre le trouve dans le Spi-cilége du P. d’Achery , T. VIII, p . / 32.
Otage , íe dit aussi des places qu’on donne pour fureté ïceux d’un parti ennemi, pour l’exécution dune paix.Les Huguenots pendant les troubles ,demandoient desvilles d otages , des places de fureté.
Otage , se dit encore des sûretés qu’on donne entre per-sonnes qui n ont point de différend. FidejuJJio. Quandon descend la chasse de Sainte Geneviève, quand 011transporte la sainte Ampoule, on laisse des personnesde condition en otage jusqu’au retour. O11 a appeléautrefois otages , des cautions jurées que dans les vieuxtitres on appelle obses , ou hospes, y arce qu elles étoientobligées de demeurer en la maison du créancier, jus-qu à ce que le débiteur eût satisfait.
Otage , s est dit autrefois pour riche, dit Borel. Appa-remment parce qu on ne donnoit pour otage que desgens riches qui puisent répondre pour d’autres. Dives*opulentus.
Otage, si m. Vieux mot. Droit d’ost. Ostagium. Il pa-roit par un titre du XI e siècle, rapporté dans l’Hist.de Bretagne ,T. II,p. 120 ,que c’étoit le droit d’obli-ger les gens à venir à 1 armée servir à leurs frais. Car-ie Comte d’Hoël donne à l’Egliíè de S. Amand la pe-tite contrée, ou comme il est dit, la Tribu de Karan-tuc, libre de tout otage , mais à condition que lesvassaux donneront à l’Église ce qssils dépenseroient àl’ost, ou alarmée.
OTALGIE. si f. Terme de Médecine , qui signifie dou-leur d’oreille. Votalgie est causée par une sérosité acrequi picote la membrane dont le conduit de l’oreille esttapissé : elle vient auffi d’une plaie, ou d’un ulcère decerte partie , ou de quelque autre chose externe &mordicante qui y est entrée.
Ce mot est fait de deux mots Grecs, 2 f, ùtc;, oreille,Sc aÁyoç, douleur.
OTARDE. Voyei Outarde.
OTE.
OTEL. adv. Vieux mot qui signifie autant,pareillement.On le trouve dans quelques Coutumes. Tantumdem ,pariter.
OTELLES. si f. Terme de Blason, qui se dit dc certainesfigures dont on charge 1 écu, qui ont apparence ou defers de lance, ou d’amandes pelées, qui font assez lar-ges par le derrière. HafiuU. On ne les voit guere quedans les Armes de Cominges. Ceux qui croient quece font des fers dc lance, comme le 1. Monet , deri-vent ce mot de haflula , ou kaftile. es autres préten-dent que des amandes pelees, en vieux François, s'ap-peloient ot elles. Ce mot signifient aussi chez les An-ciens , le pignon , le comble ou le faite d un bâtiment,ou d’un tabernacle. Apex, culmen , cacumen , vertex.
OTEN. si m. Nom propre du Dieu de la guerre parmi lesGoths. Huet, Orig. de Caen ,c. 21. O tenus, ou Oten*is. Son nom est Othin , Sc Odin 3 plutôt qu’Oise. VoyezOthen.
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