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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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OTENCHYTE. s. m. Terme de Chirurgie. Sorte d’in-strument dont les Chirurgiens se servent pour jetter,ou infuser quelque chose dans les oreilles.

Ce mot est Grec, il vient de «V, oreille j & de ífyf-niv,verser, répandre.

AT OTER. v. a. Transporter une chose d’un lieu à un au-tre , la tirer de la place où elle est. Ote% cet enfant dela voie des carolses. Auferre. Faites ôter ces plâtres quiencombrent les pastàges. Un Garde est venu qui Fafait ôter de la place où il étoit. Orqr-vous de devantmes yeux, je ne vous puis souffrir.

Ce mot vient du Latin corrompu hoftare , qui a étéfait de haurire. Ménage.

jjjCT Oter son chapeau, son manteau <S’c. les quitter.Exuere. Oter son chapeau à quelqu’un, le saluer enôtant son chapeau. Nudato capite salutare.

ífT Oter , faire paíser , dissiper. Le quinquina ôte la fiè-vre. Il y a des préparations cosmétiques propres pourôter les rousseurs , les taches de la peau. Le café ôtesouvent le mal de tête : ôter un empêchement. Toutcela n’est pas élégant.

fCF On dit ôter quelqu’un d’inquiétude, d’embarras, &c.l’en délivrer : ôc dans le figuré, ôter quelque chose del’esprit, de la tête de quelqu’un, faire ensorte qu’il n’ypense plus , qu’il ne soit plus attaché à la pensée, à l’o-pinioii qu’il avoir. Vous ne môtere p jamais cela del’esprit, de la fantaisie.

fCT Otes , dans la signification de retrancher. Detrahere ,subducere. Les bords de ce chapeau sont trop hauts , ilfaut en ôter un doigt. Ote\ de cette somme ce que vousavez payé pour moi. Ote\ cinq de neuf, reste quatre.Oter; l’amour de la vie, vous en ôte^ les plaisirs.Tollere.

fêT Oter quelque chose à quelqu’un, c’est quelquefoissimplement le priver de ce qu’il a, de ce qui lui appar-tient. Oter à quelqu’un la liberté , la commodité defaire une chose. Une violente passion ôte la raison, lejugement, la liberté. On lui a ôté un coin de sonjardin.

fCT On dit qu’une maison, qu’une montagne, &c. ôtela vue dune prairie, d’un jardin, pour dire quelle em-pêche qu’on ne puisse les voir.

fer Oter signifie quelquefois prendre par force, par au-torité. Auferre , adimere. Des voleurs lui ont ôté toutce qu’il avoir, son argent, ses habits, la vie. On luia ôté fa femme. Pour punir le serpent de sa malice ,Dieu lui ôta l’usage de la parole. Arn.

|CT Oter l’honneur à quelqu’un , le diffamer par desmédisances , par des calomnies.

On dit proverbialement, ôte-ç cela de vos papiers ;pour dire, n’ayez pas cette opinion, ne croyez pas quecela vous soit du. Dele , oblitéra.

Oté , ée. part. Ahiatus, ademptus , detractus.

fpf Oté est quelquefois employé adverbialement, de-vant un substantif, ôc signifie excepté, hormis. Pra-ter. Je ferai tout pour vous ; ôté ce qui touche monhonneur & ma conscience. Oté deux ou trois de cettecompagnie, tous les autres sont des ignorans.

Elle e[l charmante , elle est accorte ,

Et tout ce que la Belle porte

Lui sied bien , ôté son mari. Main.

Dans cette acception il est populaire.

OTEVENT. C m- Vieux mot, au lieu duquel on dit main-tenant Auvent. Umbraculum. C’est un assemblage decinq ou de six rangs de planches , qu’on met au-dessusdes boutiques , pour les garantir du vent, du soleilôc de la pluie. La Police a reforme, rétréci les auvents.On ne peut mettre un auvent lans la permission du

Voyer. ,

OTEVOIE. f. m. Nom d’un Officier qu avoient autrefoisles Rois d’Angleterre. Dans un titre de la maison de laRoche des Aubiers en Anjou, mais qui est suspect , ilest parlé de Monsour Lancelot Huraut Grand Otevoiedu Roi d’Angleterre.

GTEX. Vieux f. f. Hôtesse. Perceval. Borei.

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OTHj ou OUT. Terme de Calendrier. Nom que les

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Turcs orientaux donnent au quatrième cycle de leurCalendrier, que les Cathaïns appellent Theiou , quisignifie de même qu’en Perían Ghìav,un bœuf. D’Her-belot.

OTHAN. f. m. Nom d’un Dieu des anciens peuples duNord. Othan. Quelques-uns demandent lì ce n estpoint Wodan , ou la Déesse Eostre dont parle Bédé ,De rapt. Temp. c. 13. que d’autres appellent Oftar ,ôc qu ils prétendent être l’Astarte de Syrie. Vaines con-jectures , Othan est la même chose qu’Othin. V aye?ce mot.

OTH ANA, OT ANA. Otkana. C’étoit autrefois une villeépiscopale, située dans la partie septentrionale de Filede Sardaigne. Elle est ruinée, & il ne reste plus parmises masures qu’une Eglise qui porte son nom. Son Evê-ché a été transféré à Algiéri. Maty.

OTHENON. f. m. Nomd’homme. Othino. Le B. Othe-non étoit Prémontré , Abbé de Monchrot en Souabe.Chast. Mart. T. I, p. 37, & 4$.

OTHIN, ou ODIN. f. m. Terme de Mithologie. Nomd’un Dieu des anciens peuples du Nord. Othinus , Odi -nus , stans l’Histoire de S. Gutbert, Othan. Car c’est lemême, puisqu’il est joint avec Thor. Brynolfus Sveno-nius distingue deux ou trois Othins. Le premier étoitd’Asie plus ancien que le Thor d’Asie ; celui-là est sur-nommé l’ancien, & une vieille Généalogie, qui se gardedans l’Eglife cathédrale de Schalholt, capitale d istande,lésait deícendre des Rois deTroye, ôc du Saturne deCrète. Il croipque celui-là n’a jamais passé en Europe.Le second est Y Othin d’Upsal, qui a été honoré commeun Dieu dans la Suéde, & tout le septentrion, exceptela Norvège , qui bien qu’elle l’honorât aussi, mettoiípourtant Thorau-deilus delui. Ensuite on attribua à cedernier tout ce qui convenoit au premier, & l’on n’eslfit qu’un des deux. Le troisième est celui que le Gram-mairien Saxon appelle Mithodinus. Mid Odin , c’est-à-dire , Odin , mitoyen. Enfin Svenonius conjectureque celui-ci s’étant retiré en Fionie , comme dit SaxoGrammaticus ; ce pourroit bien être de lui que vien-drai t , chez eux , le nom d’Othonie leur capitale»Othonia. Voye% les Notes de Stephanus, fur Saxonle Grammairien, p. 4p & jo. Ce Grammairien ditque ce fut un insigne Magicien qu ’ Othin, que les Roi 5du Nord lui envoyèrent à Byzance fa statue toute cou-vert e d or, & ornée de précieux bracelets, ôc qu’il kfit parler. Sa femme se nommoit Frigga. Déshonorepar cette infâme Princesse, il se retira, & un certainMithothin entreprit de se faire Dieu à sa place. Othfrevint après dix ans d’exil, & obligea tous ceux qu 1pendant son absence, avoient usurpé la Divinité, à hla déposer. Othin n’avoit qu’un œil, & il apparaissstoujours sous la forme d’un vieillard. C’est lui qui ap-prit dans le Nord Fart de ranger une armée en bataille :il présidoit à la guerre , comme Mars dans l’opinip 11des Grecs & des Romains ; ôc on lui sacrifient les pr*'sonniers< que l’on faisoit dans les combats. Ce fut pVleurs prestiges & leur magie, que Thor & Othin s’at'tirèrent les honneurs divins. Thor étoit fils d ’Othin >d’où Saxo Grammaticus conclut que Thor n’est poi' ,cJupiter, ni Othin Mercure. Le Mercredi portoit ' cnom à’Othin, ôc le Jeudi celui de Thor. L’Edda, olJLivre de Poésie très-ancien, qu’on attribue à SuottoUSturlassonius, ôc d’autres à Semude surnommé Fross’ou le Sage, fait descendre Othin de la Sybille duappelé Sis, dont il étoit la vingt & unième génératio’^Il se nommoit Voden, d’où ensuite l’on a fait Oden, ‘rOthin,Otím. Il étoit très-éloquent & très-bien fait ;ôc fa femme Frig etoient de grands Devins, ce quiattira bien de la considération, Sc les rendit les P^ Sfameux Rois de tout le Septentrion. Il pousta ses ess 1quêtes jusqu’en Saxe, en Westphalie ôc enFrancoissjdont il partagea les Gouvernemens entre trois fils si 11avoit. En s en retournant il prit le Jutland, Sc se rerldit maître, par force , ou par traités, de presque toUles Royaumes du Nord. Voyer Saxo Grammatis’P I& L. VI. Hist. Dan. ôc les Notes de Stéphan* 115 ’

P • 49 ffsuiv. ôc p. 13 j &suiv. où l’on trouveracoup d’autres choses sor Othin.

OTHMAR. Voye^ Omar.