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dans les doublures des robes de chambre. Remarquezqu on écrit, Sc qu’on prononce de la ouate , quoiquequelques-uns disent Sc écrivent de Y ouate. L’Acad.
Nos Anciens disoient oue pour oie , Sc ouette pouroison. C’est selon quelques-uns la vraie origine dunom qu’on a donné à la ouate 3 par rapport à ce finduvet que Rabelais, L. I. c. 13 , exalte fi fort dansiesoisons.
On apporte à l’instantses somptueux habits,
Oà Jur /'ouate molle éclate le tabis. Boit.
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établissent leur repos à vivre dans l’ignorance, Sc dansl’ oubli de leur état. Nie. Yfoubli de foi-même est lasource de l’orgueil. Id. La gloire-& la réputation seperdent enfin dans les abymes d’un éternel oubli.Fléch. Çf-E Mettre en oubli. Enscvelirdans Voubli. Ti-,rer de Y oubli.
Vois comme la sculpture 3 à l’envi de l’ Histoire 3Enrichit ta vertu d’un nouvel ornement-,
•Et ya forcer /oubli dans ce retranchement.
Sénecé»
fjCTOUATER, v. a. Mettre de la ouate entre une étoffe& la doublure. Ouater une robe de chambre, uncouvre-pied.
K 3 OUATÉ, ÉE. part.
OUATERGAN. f. m. Fosse plein d’eau bourbeuse, deboue. fossa lutosa , paludosa. Des chemins bordésd ’ouatergans, à droite & à gauche. De Bussi. M. Pé-lillon écrit Wàtergan. Le P. Daniel écrit Ouatregans.Quantité se noyèrent dans les ouatregans.
OVATION, f. f. Terme de l’Histoire Romaine, qui sedit des petits triomphes accordés à des Capitaines quiavoient vaincu fans grande effusion de sang, ou défait 'des rébelles, des esclaves , des pirates , ou autres in-dignes ennemis de la République Romaine. Ovatio .Leur entrée se soifort à pié, ou quelquefois à cheval ;mais jamais fur un char ; ils portoient des couronnesde myrte , qu’ils appeloieiit ovales 3 ayant néanmoinsà leur suite tout le Sénat.
Ce mot vient, selon Servius , de ôvis , parce que leVainqueur immoloit seulement une brebis à Jupiter ; ;au lieu que le vrai Triomphateur lui immoloit un Tau-reau. D’autres le dérivent des acclamations Sc cris dejoie qui se faisoient pour honorer T ovation. Cetteéípèce de triomphe fut mise ea usage lan 2/0 deRome.
Quelques uns tirent ce mot du Grec sW/adç, cri dejoie, en changeant Ifi en 0. Quafi vero 3 dit Festus , Ro-mani, eWyUoç, gr acorum vocem qua clamoremstgnifi- !cat, orârioms nomine voluerint imitari.
H 3 ° Ovation, f. f. Tenue de Médecine & de Physique-On croit aílèz communément aujourd’hui que tous lesanimaux viennent d’un oeuf, ainsi que les oiseaux Scles poisons. C’est ce qu on appelle ovation ou le systè-me de Yovation. Ce mot en ce sens vient d ’ovum 3œuf. M. Duverney, Sc ensiiite M. Winstou, en con- •séquence du système général & si démontré dc Vova-tion , prétendent que les monstres viennent d’œufs Scde germes monstrueux. M. Lémery a combattu ce sen-timent dans plusieurs mémoires, & il a soutenu quele foetus monstrueux ne venoit que de la confu-sion des germes dans le sein de la mere. Mém. deTrév.
OUATRIOU. Grand quartier de la Jamaïque dans labaie de KoW-
OUAXACA. Voye\ Guaxaca.
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OUBAN-D OR. Voye^ Oeban.
|jCF OUBIER. s. m. Nom d’une des principales espècesde faucons.
OUBLAYER. s- m- Crustularius. C’est le nom qu’on don-noit autrefois allx marchands d’oublies, qu’on nommeaujourd’hui Oublieurs. Dans 1 Ordonnance de CharlesIX rapportée par Rébuffe, p • 1 r ?é * ils font nommésOublayers. ....
OUBLAYERIE. f. f. Art de faire deS oublies.
OUBLÉE. f. f. Vieux mot. Sorte de Pâtisserie. Oublia dansla basse Latinité. Il y aura Un Pâtissier à qui 1 on feramarché de faire le pain de bouche, les oublees, &c.Statut, ann. 1316. Jean de Veriion fera le pain debouche, les pâtés & les oublées. &c. Statut, ann. 1317.Voyer Oublie.
OUBLI, st m . Manque de souvenir. Oblivio » Les ingratsmettent les bienfaits fort aisément en oubli. Selon cettedoctrine, les péchés qu’on fait dans un entier oubli deDieu j ne pourroitnt être imputés. Paso. Les hommes
Les Poëtes disent qu’ils sauvent les noms de Y oubli,qu’ils les garantissent de >l’ oubli. Ils ont inventé lefleuve Léthé, ou deï oubli, en faveur de la Métemp-sycose.
Z-oubli qu on boit là-bas fur un sombre rivage.
Bréb.
Les Anciens croyoierit qu’en entrant aux Enfers, onbavoir de l’eau du fleuve Léthé, Sc qu’elle faisoit ou-blier tout le passé. L’antiquité avoit consacré Y oubli àBacchus , pour faire comprendre qu’on doit oubliertout ce quife dit arable, Sc dans la liberté de la joie& du vin. C’étoit un proverbe des Grecs ; je hais leconvive qui a de la mémoire.
OUBLI AGE. f. m. Vieux mot. Terme de Coutumes.■V'oye\ Oublie.
OUBLIAL. f. m. Terme de Coutumes. Oublia nummo-rum. Pour connoître ce que c’est que le Droit d’ou-bliai. Voye\ Droit d’OuuuE, Obliage , Oublíe ,OuBLIAGE.
OUBLIANCE. f. f. Manque de mémoire, de souvenirsOblivio. Il vieillit.
OUBLIE, s. f. Pâtisserie ronde, fort mince, Sc cuite en-tre deux fers. Crustula mellita. On le soit avec de lapâte délayée. A Paris les oublies sont insipides. A Lyonon les soit comme des cornets de métier. René Duc deBar Sc de -Lorraine, qui avoit pris le nom du Roi deSicile, ayant été pris à la bataille de Thoulongeon ,Sc mené prisonnier au château de Piracon, sur Salins ,Sc y demeurant long-tems , peignit de so main , fortrichement Sc proprement, des oublies d’or en la cham-bre où il tenoit prison ; voulant signifier que ces gensqui ne faisoient point de diligence de le faite délivrer,1 avoient du tout oublié. Paradin. L. III. p. 72$ 373 °‘
On appelle quelquefois pain à chanter une oublie.Crusta mellita. On dit d’un chapeau, d’un rabat dontles bords se retroussent , & qui ne se tiennent pasdroits, qu’ils font Y oublie.
Droit d’OuBLiE. Terme de Coutumes. Droit que lessujets Sc les vassaux doivent à leurs Seigneurs ei»quelques endroits ; il consiste en quelques pâtisseries,appellées oublies 3 que les vassaux donnent à leurs Sei-gneurs. Oblia, obliagia , dans la baise Latinité. Cedroit d’oublie a été changé en argent.
Ce mot vient par corruption d ’oblaye , qui a été soità’oblata , dont les Ecrivains des deniers temsse sontservis, pour signifier une hostie non consacrée. Voye%les Bollandistes, A cl a SS~ April. T. I.p. 312, noud. OnTappelloit autrefois oblée Sc oblaye ,Sc les Ou-blieurs Oblayeurs. On les trouve ainsi nommés dansdesArrêts du Parlement fort anciens. Les Latinsl’ont ap-pelé nebula. D’autres le dérivent du Latin obolia , parcCque tel ouvrage ne fe vendoit qu’une obole.
§ 3 “ OUBLIER, v. a. Perdre la mémoire , 1 e souvenir dequelque chose. Voy'èç Mémoire. Oblivisci, non rccos'dari 3 amittere memoriam. Je n’oublierai jamais voSbienfaits. On oublie aisément les malheureux, quartéon est dans la prospérité. S. Evr. Je ne vous soupçon'nai de m’avoir oublié, que quand je ne fus plus que m edire pour vous excuser. B. Rab. Oublie1 , dans la dou-ceur d etre aimé , le reste de votre douleur. S. Evn* L aqualité de Grand, soit çteícp’oublier qu’on est homme*Nie. Il y a des femmes qui veulent absolument qu ostparle d’elles; & le plus grand des malheurs, à leur avis,est d’êiTe oubliées . Iseu. Je n aime pas que mes anus
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