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fcoction de ses feuilles guérit la tension excessive des 'viscères. Son suc mêlé avec celui de limon, est un re-mède contre la manie. Ray , Hist. Plant.
PADRON. Nom d’un bourg de la Galice , en Espagne.Fanum Patronis. Il est sur la rivière d’Ulla,à quatrelieues de Compostelle, vers le midi. Padron étoitautrefois une ville Épiscopale, nommée láa Flavia ,pour Iria Flavia C&porum. Son Évêché a été transféréà Compostelle. Mat y.
gCF PADSTOW, ou PADDESTOW. Nom dune pe-tite ville d’Angleterre, avec un grand port. Pasto-■via. Elle est sur la côte septentrionale de la Cor-nouaille , où elle a un grand port, à huit lieues deFalmouth, Sc à dix de Plimouth. Id.
P A E.
PAE. s. m. Terme de Droit & de Coutume. Dáns le sol-de Béarn. Tit. Deu Récébédors , arc . FIL C est lepayement. De LauriÉre. Solutio.
PéEAN. s m. C’est le nom qu on donnoit aux Canti-ques qui étoient chantés par de jeunes gens en Thonneur de Minerve , dans les Panathénées , en faiíantdes proccilìons. Thucydide donne ce nom aux hym-nes que les Grecs chantoient après une victoire, enrhonneur d’Apollon , ou pour détourner quelque mal-heur.
A? Latone étant' partie de l’Eubée avec ses deux enfans,Apollon & Diane, paíla auprès de l’antre où se retiroitle serpent Pithon. Le monstre étant sorti pour les aí-íaillir, Latone prit Diane entre fes bras, 8c cria a Apol-lon , ií íìai'xv , frappe , mon fils. Les Nymphes desenvirons étant accourues, fe mirent à crier, à Limita-tion de Latone, « Uaíav -, & ce cri devint dans lafuite le refrein des hymnes qu 5 on fit en rhonneur d’A-pollon.
On donna dans la fuite le nom de Paans aux. hymnes& aux cantiques que l’on faisoit en rhonneur des Dieux8c des grands hommes.
PrEDARTHROCACE. f. m. P ^darthrocaca F ryq Spi-na VENTOSA.
PzEDOTRIEZ. C m. Voyt\ Gymnaste.
ILE NOÉ. s. m. Grand arbre qui croît au Malabar. On sesert de la résine quon tire de son écorce , de sa racine,de son fruit & de ses autres parties, qu’on fait bouillirdans une quantité d huile , plus ou moins grande , enguise de poix dure ou li piidc. Les Indiens en brûlentquelquefois dans leurs Temples, au lieu d encens.RAY,Pi fl. Plant.
tP/ENSZAJIE. s. m. Monnoie d’argent qui a cours cnPerse. Il vau: deux mamouiis & demi, deux panj\a-jics font la dxzajie, & deux d rztjies le hafaêr dénarie.Le manaudi vaut environ 10 íols de France.fOr' P/EON. f. m. Terme de Poésie Latine. Foyeç Péon.ICLONIENNE. adj. f. Surnom que les Anciens ont don-né à Minerve } parce quelle préndoit à la Médecine,& quelle donnoit Usante. P&onia^ Car mum signifie. quelquefois un Médecin.
PAER, Poyer Pair»
PAF.
03 “ PAFFENHOFFEN. Petite ville de France, dans labasse Alsace, à trois lieues d’Haguenau.
PAG.
0 ^ 3 " PAG. f. m. Ánimaì sauvage du Brésil, il est de lagrandeur d un chien. Sa peau est fort belle , tachetéede taches noires, blanches 8c grises. Sa chair a le mc-PAr < A^ 0 'r t ’ ^ Ue cc ^ c âu veau. Pagus.
- , ' ' m - Terme de Relation. Rame a’environ quatreP! 1 e dont fe servent les Siamois & les In-
1 1 ■ ? Ppur conduire leurs baises. On trouvepagaie ans e Dictionnaire des Arts, 8c pagalle dansle Dictionnaire de Commerce. Avec un Lgai, ou unavnon a deux pelles, un homme s’expoíe fur une bai-se , ■ 8c ii le vent peut hu ssirvir, il met une petite voi-le de toile de coton. Frezier , p. i o o.
03 - PAG ALE. s. f. Espì-cc dc rame, ou daïiron, dom
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on fe sert dans les Iles, pour canoter ; c’est-apour conduire les canots. Elle est faite comme unepelle , longue de cinq ou lix pieds, dont le mancheoccupe les deux tiers ou les trois quarts, & li pelle lereste. La pelle est large d’environ huit pouces , tut unpouce & demi depailfeur dans son milieu, diminuanttoujours, & se réduiíant à íix lignes dans les bords. < nmet ordinairement au bout du manche ,qui est rond,une petite traverse de quatre ou cinq pouces en formede béquille, où ils appuient la paume de la main ennageant ; car on dit nager, quand on fe sert de la pa-gaie, 8c jamais voguer ni ramer. La pagaie ne s ap-puie point íur le bord des navires, comme les avirons.On la tient avec les deux mains ; Tune fur le bout, &l’autre au dessous du milieu du manche, & le Nageurpoulie 1 eau derrière lui ; enforte que cette manièreest bien plus fatiguante, mais bien plus commode ,parce quelle ne fait point de bruit, & quelle nedonne point de íecouíles , comme les avirons ; & par-ce que pouvant augmenter le nombre des nageurs , au-tant que les deux côtés du navire le peuvent permet-tre ; on fait li grande diligence, que nos Flibustiers ontpris cette méthode. On gouverne aussi avec Une pa-gaie plus large 8c plus longue que les autres. La faci-lité que l’on a de la tirer & la replonger dans 1 eau jautant de fois que l’on veut, furs rompre la c. urseque le bâtiment a prise, fait qu’on lui réitère plutieursfois de fuite le meme mouvement fuis intei motion.Cela ne se peut faire avec le gouvernail ; mais en gou-vernant avec une pagaie , cela rend le bâtiment íi do-cile , & lui donne un mouvement íi prompt , quefur le champ on d uble une pointe, ou l’on vire 8cpare une roche ; & de cette manière on fait tournerune pirogue ou un bacalias autour d’un point avec au-tant de vitesse, qu’on fait tourner un cheval autourd lin piquet.
Dans les sucreries des Antilles, on donne le mê-me nom à une eípèce de spatule à pcU-près de la mê-me figure, dont on fe sert pour remuer ie sucre quandil rafraîchit, afin d’en former le grain.
PAGANALES. í. m. pi. Nom d une Fête païenne , quife faisoit autrefois dans les vili iges, in pagis , d’où sonnom étoit venu. Paganalia. Dans les Pagana/es , lespaysans aboient comme en procession tout autour duvillage , & l’on faisoit des lustrations pour le purifier >on y faisoit aussi des sacrifices, dans lesquels on of-froit aux Dieux des gâteaux qu on mettoit fur leurs au-tels. Voye\ les Fastes d ctvide , L.l , v. 66p. Denysd’Halicarnaíl'e & Saint Jérôme ont écrit que ce fut leRoi Servius Tullius , qui institua les Paganales. Ellesfe fuioient au mois de Janvier , après que les semail-les étoient achevées.
PAGANISANT , ANTE. f. m. & f. Nom de Secte.Foye% Ethnophrone.
PAGANISME, f. m. Religion des Païens : fausse Reli-gion , où l’on adoroit toutes sortes d’Idcles 8c dc fauxDieux. Paganismus. Le monde a été long-rems aveu-glé des erreurs du Paganisme. Les ténèbres du Pagd-nifne. On adore dans le Paganisme des hommes telsque Jupiter, Hercule, Bacchus , des personnes lantastiques, comme la Victoire, la Renommée, la FL-vrejdes bêtes, comme en Égypte les Crocodiles, les Chats;& des choses inanimées, comme des Oignons, Sc.£7 PAGARQUE. f. m. Terme d’Histoirc ancienne.Magistrat qui a un petit district à la campagne , com-me un Bailli dc village. Pagarthus. Il est faR plus du-ne fois mention des Pagarques dans les Novel es.
Ce mot vient de pagus , village & territoire , con-trée de la campagne, & à’Fyj, commandement.
|fr PAGAYER, v. n. Ambaffad. du Ckev. de Lhaumonth Siam >, p. 42. Se servir de l’aviron nomme P agai ,pour faire voguer une pirogue.
PAGAYEUR.f- m- Rameur qui ie íert de la rame appe-lée pagai ou pagaïe. SavÉrien.
AI- P AGE. f- f Terme d Imprimerie; Pagina. C’est lamoirié d’un feuillet, ou d’un toile. Un des côtés d’unfeuillet de papier ou de parchemin. Il fe dir anssi deîecriture contenue dans la page même. Ce travail estdifficile , on ne sauroit composer que deux pages par