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jour. Il n’y a pas alíèz de matière pour remplir la pa- 'ge. Un registre de Banquier doit être numéroté & pa-rafé à chaque page. Il n’y a point de page de ce livre,où il n’y ait plusieurs fautes. La premiere page de cediícours est admirable.
Page. f. m. Enfant d honneur, qu on met auprès ' desPrinces & des grands Seigneurs , pour les servir avecleurs livrées-, & en même-cems y avoir une honnêteéducation , & y apprendre leurs exercices. Puer hono-rarius , vel Ephebus Regius. Le Roi a des Pages de laChambre j de la grande & de la petite Écurie, & dela Musique.
On appelle Pages de la Musique, de jeunes enfansélevés peur apprendre la Musique, & pour chan-ter devant le Roi. Page de la Muiique de la Chambre.Page'de la Musique de la Chapelle. Les Pages fedistinguoient ci-devant des autres gens de livrée, ence qu ils portoient des culottes , ou des hauts-dé-chaussés troussés, 8c des manches doublees de ve-lours.
Ce mot vient d u Grec rcalt , qui signifie un enfant.Nicod. Ménage dit que le mot de page lignisioit au-trefois petit garçon. Du Cange dit qu u lignine dans leGrec moderne , un jeune valet. C-n appeloit autrefoispage 8c enfant de cuisine , les petits Officiers servansà la cuisine du Roi. Cujas & Jacques Godefroi tcmoi- :gnent que ces enfans d’honneur croient appelés chezles Empereurs, Pœdagogíani pueri. Le Preiident Fauchet dit que les Tuiliers appellent pages , les petitsgarçons qui fervent à transporter leurs tuiles, &que juíqu’au tems de Charles IV & Vil ce nom a étédonné à de viles personnes servans a pied ; & ce n estque depuis quelque temsqu’on a dittingué les pagesnobles., des pages vilains servans à pied, qu’on a appelés naquets ou laquais. Pedisequus , a fecla.
On dit qu’un garçon est hors de page , quand il aquitte les trousses ou les chauffes, qu’il n’est plus fousla discipline des Écuyers fex ephebis excessu : 8c on ledit figurément de ceux qui sont astranchis de queL,uepuiílance ou autorité qu’on prenoit fur eux , parcequ’autrefois ontenoit les pages dans une grande sujé-tion , Sc l’on exerçoit a leur égard une discipline fortsévère. Ainsi, un dit que le Roi Louis XI a mis lesRois hors de pages, pour dire, qu il a porté son autoriré plus loin que fes prédécesseurs. Mczerai ajoute,qu il lalloit dire que Louis XI mit les Rois hors dusens & de la raison. On dit aulli d’un impudent, qu ilest effronté comme un page de Cour. On dit encore untour de page, d’une malice où il y a quelque espièglerie.Louis XIV, parlant du tour qu un page avoir fait à M.le Premier Président du Elarlai, dit : cela est bien page,pour signifier, cela sent bien le page. On dit aulli dece qui est en petite quantité,, il n’y en aura pas pourles pages.
Le hors de page. C’estainsi qu’on appelle chez leRoi, la récompense qu’on donne aux Pages qui sor-tent de service.
Page , en termes de Marine , est un jeune garçon au-des-sous de dix-huit ans, qui apprend le métier de Mate-lot , qui monte aux hunes &: perroquets, & qui rendtous les services au vaiíïeau convenables à fou âge.Nauticus tirunculus. On I appelle aulh Mouse , deMoco , qui en Espagnol, signifie un Page , un Valet.
Page , se dit auílì des jeunes enfans de tribut, ou escla-ves qui servent le Grand Seigneur. Le premier Aga duSerrail commande les Pages à u Grand-Seigneur. DuLoir ,p. p o . Il y en a cinq dalles, qui font autant dechambres.
La première, qui est la plus basse en dignité , portela qualité de grande , pour le nombre de ceux qui lacomposent. Ce sont les plus jeunes à qui on enseigneà lire , à écrire , à bien parler les langues, qui font laTurque pour ce monde, l’Arabe pour le Paradis, &la Persane pour l’Enfer, à cause de l’hérésîe de la na-tion qui la pat le.
La seconde s’appelle petite, où , depuis J âge dequatorze ou quinze ans jusqu a vingt ou environ , ilssont exerces aux armes, à piquer les chevaux, à l e- *tude des Belles-Lettres dont les Turcs ont la connoií-
sance , comme est la Logique, l’Arithmétique, la Géo-métrie, & un peu d’Astrologie. Dans chacune de ceschambres il y a un Page de la Chambre privée, quileur commande comme un Préfet dans un Coll'ge.
La troisième chambre nommée Kiler, comprendbien deux cens Pages , qui, outre leurs exercices, fontcommandés par le Kilerdgi-Bachi, pour le service dela sommelerie 8c de la fruiterie.
La quatrième n en a que quatre-vingt, qui sous leKhazinédar-Bachi, ont foin du Thrésor, qui est dansl’appartement du Grand'Seigneur.
La cinquième se nomme Khas Odas, c’est-à-dire,chambre privée, & n’est composée que de quarantePages , qui servent à la chambre du Piince, Le pre-mier de ces Pages s’appelle Oda-Bachi , c’est-à-dhe ,Chef de la chambre , ou, pour mieux dire, premierGentilhomme de la chambre. Le second est le Silikh-tar , qui est l’Écuyer du Grand-Seigneur, 8c qui porteson épée. Le troisième s appelle Tcho-Agar, c’est-à-dire , Porte-drap , ou pour mieux parler à notre façon,Porte - manteau. Le quatrième est le Réquiabtar, quilui tient l’étrier. Le cinquième s appelle Tuïbentoglan yqui a foin de son turban; & le sixième, Teruakdgi-Bachi , parce qu’il lui rogne les ongles.
T outes les nuits huit Pages de ces chambres fontdcgarde ; quand leur Prince est couché, ils sont posés endivers endroits, les uns plus proches de lui que lesaunes, selon le degré de leur chambre, & ceux quisont de la privée les commandent. Ils prennent gardeauiîì que la lumière qu’il s tiennent toujours dans ftchambre, ne lui donne point dans les yeux, craignantqu’il ne s’éveille ; & s’ils le voient travaillé de quelquesonge qui 1 inquiète , & qui le tourmente , ils le sontéveiller par quelqu’un de leurs Agas. Si le Grand-Sei-gneur est couché avec quelque Sultane, il n’y a pointde Pages dans fa chambre, & les Eunuques prennentleur place., & quand il fort du Sérail, le Silikhtar,.&rle Tcho Hagar l’accompa gnent par tour avec un Pagede ceux de la chambre du Kiler, qui lui porte toujoursà boire.
Tous les Pages des deux dernières chambres ontbien vingt-cinq à trente ans, & ne sortent jamais de:Page qu’on ne les gratifie d’une belle charge, & lestrois premiers de la chambre privée deviennent Ca-pidgi-Bachi, ou Aga des Janisstires, ou Beiglerbeis,ou Capondan-Bacha , c est-à dire, Bacha de mer.
Outre les Agas qui commandent dans les chambres »il y a des Officiers subalternes qui font Eunuques , 8cqui veillent à leurs actions, de nuit aulsi-bien que dejour. La communication d’une chambre àTautrc, leurest défendue , & ils ne fe voient point fans permission:particulière. Chaque chambre a son dortoir , commechaque Page a son lit, qui ne s’ouvre point du côtéde celui d a son voisin. Le Grand-Seigneur veille lui—même à l’cducation de ses Pages , il ne fe contente passeulement du compte que lui en rendent les Agas ;mais souvent il fait la revue des chambres, tant pours’informer du traitement qu’on leur fait , que poursavoir s’ils profitent dans les choses qusils appren-nent. Il goure lui-même à leur boisson, regarde leurslits, leur fait faire les exercices, en fa présence& selon qu’il les trouve avancés, il les fait monterà des classes Sc à des chambres plus hautes, ou le.ïfait sortir du Serrail, pour les récompenser de quel-que charge sortable à leur capacité. Du Loir, p. p T& suiv.
P ÂGÉE- adj. Terme de Coutumes. P agamis. Dans bcoutume dcBéarn, Rubrica deus Caflellans, Art. IfLes horni -pagées , font des roturiers.
fssr PAGÉS1E. f. f. Terme de Coutume. Pagéjte, dans bcoutume d’Auvergne , estune solidité que l’on exet'"ce fur les censitaires appelés Copagenaires. Dic.Droit. Jus repetendi à Jlngulìs debitoribus totum bquod smul debent. Tenementum paganorum. Ce ttcespèce de tenure fe trouve spécifiée dans les terrisdc plusieurs Seigneuries , dans le Velay , le Forez , &•le Bourbonnois; c’est la même chose que ce qu’on ap-pelle tenir en frarêche dans les pays d’Anjoti, ç, oU ~raine & Maine ; ou que les masures en N° rma , , . c ’
n c ’est-à-dirc