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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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c’est-à-dire , que chacun des détenteurs du fonds , esttenu solidairement aux cens & redevances, fans quele Seigneur loit tenu de diviser, ni de s’adresser àtous les détenteurs , si bon ne lui semble. Galland ,DE LAURIERE.

§ 3 ' PAGI AVELLE, s. m. Terme de Commerce. Certaincompte de pièces de marchandise dont on se sert enquelques lieux des Indes orientales , lorsque son venden gros ; ce qui est à proportion, comme ce qu on ap-pelle en France une grolfe. Les toiles se vendent àPéguau pagïavelle de quatre pièces.

PAGLIA. Nom d une petite rivière de I’Italie. Palia.Elle a fa source près du bourg de P agita , darfs le Sien-nois, baigne Aquapendente dans l’Orviétan , & sedécharge dans le Tibre, à une lieue au-dessus d’Or-viéte. Maty.

PAGLION. Petite rivière du Comté de Nice. Paulon.Elle baigne la Scarena & Nice, où elle se déchargedans la mer de Gènes. Maty. Elle a fa source dans les

Alpes.

PAGMAGMARISI, ou SPAGMAGMARISI. Nom d’u-ne rivière de FÉpire. Pagmagmarufius fluvius. Ellea fa source aux montagnes de la Chimère , & se dé-charge dans le fond du golfe d’Arta, près de la villede ce nom, vers le couchant. Quelques Géographes laprennent pour l’ancienne Arachtus. Maty.

fCP PAGNA. s. m. Grand arbre des Indes orientales, quiproduit une espèce de coton renfermé dans une écorcefort dure, dont on se sert pour faire des couffins &des matelas.

fCrPAGNE. s. f.Terme de Relation.C’est un morceau detoile de coton , dont les peuples de la côte de Guinées’enveloppent le corps depuis les aisselles jusqu’aux ge-noux , & quelquefois jufqu’au milieu des jambes , &cdont les Caraïbes, à leur imitation, se servent aujour-d’hui. La pagne fait ordinairement deux tours, & sertégalement aux hommes & aux femmes. C’est un ha-billement de cérémonie ; car les peuples de Guinéevont ordinairement tout nus, & les Caraïbes n ont

que leur camifa. Voye £ le P. Labat , T. II.

PAGNON. f. m. Nom que l’on donne à un drapnoir très-fin, fabriqué à Sedan, auquel on a donne lenom du Fabricant.

PAGNONES. f. f. Pièces de bois, qui font la íufee oule rouet d’un moulin, dans lesquelles font asiemblésles fuseaux. Dic. des Arts ,17^1.

§ 3 ° PAGNOTE. s. m. Poltron, lâche. Voye\ ces mots.Il n’est pas du style noble. On dit dans le discours fa-milier : c’est un vrai pagnote , un franc pagnote.

Ce mot vient de ÍTtalien pagnota , qui se dit desGentils-hommes qui se louent pour escorter les Grandsen quelques cérémonies.

A la guerre on appelle Mont-pagnote , un lieu élevé,stu on choiíit hors de la portée du canon d une villeassiégée, où se viennent placer ceux qui sont curieuxde voir un camp, un siège, une attaque, sans être endanger. Statio timidorum. On l’appelle auffi j le poste

_£ e - s invulnérables.

xEPPAGNOTERIE. f. f. Lâcheté, poltronerie 3 action

PArn aSn ° te ' ty nav ' La ' Ce terme est bas.

O- Nom d une île, avec une petite ville de mêmeY ° stl : pista Paganorum infula. Elle est dans le golfe decmle , environ à une lieue de la côte de la Morla-qtue. Pago appartient aux Vénitiens. Elle a titre def °T i àffiuel dépend le petit païs de Banadego , oùont h. Michel, & Budih,lïle d’Arbe, & quelques

PAmnc r moins importans. Maty.

GODE. L m. & f. Terme de Relation. C’est un nomque ies Portugais ont donné à tous les temples desn tens & Idolâtres d’Orient. Pagodus. Les pagodes. S *n°is Sc des Siamois font richement parés, &rnnui T lcmeiu bâtis ; entr’autres il y en a un à Gol-nierrr’-i °r K ^‘ l n 'che où l’on fait la prière est d’uneà la tirer ^ ^odigicnse grosseur, qu on a été cinq ans

' cens hommes. U e ^ pl ^ 0k ^ ^ travail ci ^. OU six^ > r , machine qui la portoit étoit tiree

? J j S ’ revenus du pagode de Janigratefont si grands, qu ,l s peuvent nourrir tous les fours

9U Tome Pi ?"° ^ lcnUS - 11 sc prend àsi pom

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l'Idole qu’on adore dans le temple, & dans ce iens ilest plus ordinairement féminin. Pagode d’òr. Vilainepagode. Petite pagode.

M. de la Loubère, qui fut Envoyé extraordinaire dufeu Roi Louis le Grand, auprès du Roi de Siam, faitce nom féminin, dans la description qu’il a donnéede ce Royaume ; & où il décrit auffi les pagodes desSiamois. Wicquefort, dans fa Traduction des Voya-ges de Mandeslo , le fait féminin. L’Académie le faitauffi féminin dans les deux sens.

Tagode , pour l’Idole qu’on adore , le P. Bouhours, ence sens même , le fait masculin ; mais on ne croit pasqu’au moins aujourd’hui, ce soit le plus commun usa-ge. S’ils découvroient qu’un Chrétien eût des pago-des cachés, qu’il adorât en secret, ils le reprenoienthardiment. P. Bouh. Ils voyoient clairement la dif-férence qu’il y avoir entre le Dieu des Chrétiens& les pagodes. C’est le nom qu’on donne dans I’O-rient, & aux temples , Sc aux simulacres des fauxDieux. Id.

fT On appelle auffi pagodes, de petites figures, ordi-nairement de porcelaine j Sc qui souvent ont la rêtemobile. De-là, ces façons de parler usitées dans le sty-le familier ; cet homme remue la tête comme une pa-gode la pagode , n’est qu’une pagode; pour direque fa tête va de côté Sc d’autre.

On fait quelquefois fur les théâtres des représenta-tions de pagodes ; des danses, des entrées de pagodes.On appelle ainsi des danseurs habillés en pagodes , &qui remuent la tête & les mains comme les pagodes ,Le mot de pagode vient du Persien poghedah , oupokhoda> qui signifie Temple d’Idoles, ou Idole quiest adorée comme Dieu. D’HerbeloTj Bibliot. Orient,p. j s4- M. Huet dit la même chose : mais il écrit poud-geda.

Pagode, est auffi le nom d’une monnoiç qui a cours dansles Indes, & qui vaut à peu près un écu d or de Fran-ce. Nummus Indus.

§ 3 “ C est auffi le nom d’une monnaie d’argent qui se fa-brique à Narsingue, à Bisnagar, Sc autres lieux voi-sins- Ces pagodes font ordinairement marquées d’uncôté de la figure monstrueuse d’une idole Indienne, cequi leur a donné le nom de pagode , qui est le nomgénéral de toutes les fausses Divinités des Indiens , ôcdes Temples où ils les adorent. Au revers dc l’idole ,est un Roi assis fur un char tiré par un éléphant.istT Ces Pagodes font de divers prix, Sc à diverstitres.

gCTIl y a auffi des Pagodes d’or dans l’Indoustan , dontla valeur est de 8 liv. t o fols monnoie de France.PAGOMEN. f. m. Terme de Calendrier. C’est ainsi queles Éthiopiens appellent les jours qu’ils ajoutent àl’année, après leurs douze mois. Ce mot vient du GrecíTtayópívoç , ajouté. Voye\ le Calendrier Copte qu’adonné Ludolfc , dans son Commentaire fur l’Histoired’Éthiopie ; Scaliger, Canon. Istagog. p. /10 &stuiv.de Emend. Temp.p. 2j8 , jpo j 671 & 68 p. Kir-ker j Prodrom. Copt. p. 140. Riccioí. Chronol. Refor-mât, p. & //.

A 3 ° PAGRE. f. m. Pagrus. Poisson de mer, ressemblantà la brême par la forme du corps ; il a cela de particu-lier , qu’il change de couleur dans les différentes sai-sons ; roux , tirant fur le rouge pendant le té ; bleu enhiver. Sa chair eff lèche , dallez bon goût Sc nourris-sante. •

PAGUE. s. f. Vieux terme de coutumes. Payemens. So-lutio. Il est en usage cn cette phrase , pague de com~mune. Coutume de Bayonne, Tit. VIII j art - 14.C’est la faculté qu’a le débiteur dune íomme, d en as-signer le payement sur ses biens immeubles ; ce quin’est pas permis à celui qui ne doit que la somme de

dix sous tournois, ou airdellous. De Lauriere.

PAGURUS, f. m. Espèce d’ecrevríle de mer,longue d’unpied, & plus large que longue. On en trouve qui pè-sent jusqu a dix livres. Son écaillé est forte Sc robuste.& devient rouge par la cuilfon, comme celle de l’é-creville ou du homard. Ses pattes de devant font entenailles, comme celles de ces deux poissons. Il s’ensert pour nager Sc pour porter l'aliment à sa bouche,

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