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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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Çfj' PAILLIER. s. m. L’Acad. écrit pallie f ; Sc cette or-thographe paroît préférable. La prononciation de-mande que l’on retranche le dernier i. Paille foura-gée par les bestiaux, qui ont mangé lepi -Sc le grainqui étoit resté dedans ; Sc qui ne peut plus servir qu’àfaire litière Sc fumier. Stramentum.

fíCF Paillier , lignifie aullì la balsc-cour d’une métairieoù l’on nourrit des bestiaux , Sc où l’on porte les pail-les Sc soulages, dont on fait des meulons pour les con-server , jusqu a ce-qu’on en ait besoin pour faire de lalitière & du fumier. Palearium , palearum acervus.Chapon de paillier, par abréviation chapon paìllier.engraillc dans la baííe-cour.

fTP Paìllier , ou Repos , en termes d'Architecture.V ryep Palier-. C’est ainsi qu’il faut écrire.

ífF On dit proverbialement Sc figurément, qu on estbien fort íur ion paìllier ; pour dire dans fa maison ,dans ion quartier, auprès de ses amis Sc de ses dome-stiques : ce qui se dit non-seulement des hommes,mais auísi des animaux, & particulièrement d un coqSc d’un chien.

PAILLO. f. m. Terme de Marine. On appelle le paillod’une galère, la chambre où l’on met le biicuit, Sc oùloge 1 Ecrivain. Panis armamentarium , panarium-.

PAILLON ou PALION. f. m. Nom de rivière. Paulo ,Palo , ou Pailo. Il est dans le Comté de Nice, en Pro-vence , au-delà du Var. Nous l’appelons Paillon , les-habitans disent Palion. Voye^_ Valois , N ot. Gai.p. STS'

PAILLON de soudure, s. m. Terme d’Orfèvre. C’est-unpetit morceau de soudure, un petit morceau de mé-tal mince & allié pour souder. Ferrumen. Quand onveut souder quelque choie , on coupe la soudurepar paillons. Mettre des paillons. Poier des paillonsíur les endroits aue l’on veut souder. Cette pièceest mal íoudée , il n’y avoit pas assez de paillons.

Í/T On donne auiîì le nom de paillons en Joaillerie, àde petits morceaux de feuilles de cuivre battu, très-minces Sc colorés d’un côté, que l’on met au fond deschatons des pierres -précieuses Sc des cristaux.

tfT PAIN. f. m. Masse de pâte cuite qui sert de princi-pale nourriture à l’homme , ou aliment ordinaire deí’homme, fait de farine pétrie Sc cuite. Panis .En Euxope le pain se fait de blé moulu, pétri Sc cuit. EnAmérique il se fait de cassave, qui est une racine dontle suc est un poison, & le marc bon à manger. Le painde froment est le meilleur pain. Panis farreus. Pain deHeur de farine. Panis adoreus , primarius. Pain deménage. P anis secundarius , secundus ,ou cibarius. Painbis. Panis ater. Pain tendre. A fumo recens. Rallis ,hefiernus. Pain de seigle, Secalitius , Scc. Le Pain defroment est le meilleur. Le Pain de seigle lâche le ven-tre. Le Pain de son 3 furfureus , n’est bon que poul-ies chiens.

Thomas Bartholin dit que dans la Norvège on faitdu pain qui se garde trente ou quarante ans; & qu’ony est plus friand de pain dur, qu’on ne l’cst ailleurs depain tendre, parce que plus celui là est vieux , Scplus il est agréable. On a foin d en garder fort longrems pour les grands festins ; de forte qu a la naissanced un enfant, on mange du pain qui a été cuit à la nais-sance de son aïeul. Ce pain est pétri de farine d’orgeSc d’avoine, Sc est cuit entre deux cailloux creux. LesAnciens faisoient -cuire le pain sous la cendre.

Dans les Coutumes, on a dit, mettre hors de pain,-ou hors de pain & pot, 1 pour dire, emanciper. Eman-■cipare. On dit, jeûner au pain &c à 1 eau, quand onfait une abstinence de toutes choses. V ayqr plus basÊtre en P-ain.

.Pain du Roi , ou le Pain des Prisonniers ; est \e pain quele Roi donne fur le fonds des amendes pour la nourri-ture des pauvres prisonniers. Panis Refus. On ditauísi en parlant de ceux qui ion t enrôlés-dans les trou-pes, qu’ils mangent le Pain du Roi. On le dit auíside ceux qui font aux galères.

Pain de Munition , est une ration de pain bis-blanc dupoids de zq onces, que les Munitionnaires doiventfournir chaque jour à chaque soldat. Panis Castrenfis.

Pain de Chapitre 3 est du pain qu’on distribue par chaque

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jour à chaque Chanoine. Panis Capitularis. Il est define Heur de farine bien pétrie , & d’une consistanceasse-z ferme. Il étoit autrefois broyé Sc avec peu dclevain.

Pain broyé, est le pain que font les Boulangers pour leurchef-d’œuvre, quand ils font reçus maîtres. Panis „tritus j tusus. Il n’est plus guère en uíage qu en cetteoccasion. Il étoit fait de la Heur de farine, qui u’étoitpas ieulement pétrie en la manière ordinaire, maisqui outre cela étoit broyée pendant un long-temsavecdes bâtons ferrés.

Pain à la Reine _, Pain molet , à la mode , à la Mon-tauron , de Sigovie , de Gentìlli , Pain de condition.Ce font diverses façons Sc préparations que donnentles Boulangers de petit pain à celui qu’ils vendent. ihmettent du lait au pain à la Mode, à la Montaurc®»de Sigovie , &c. Ils mettent duíel Sc de la levure debière au pain à la Reine ; du beurre au pain de Gon-tilli, &c. Sc en tous ces pains , la pâte est plus molleSc plus levée.

Pain de Rive. C’est du pain qui n’a point dc biseau , 011qui en a -tres-peu. Panis in furno non allisus. ll nemanqueroit pas de vous parler d un pain de rive , re-levé de croûte croquante fous la dent. Mol.

Dans les vieux statuts des Boulangers-TalméliersdeParis , il est fait mention de pain rebouti, c’est-à-dire»réfuté, & que les Boulangers n’ont pu vendre ; depains ratés ; c’est-à-dire , entamés de souris ; de painidurs, ars j ou échaudés j de pains meftournés , c’est-à-dire , trop petits, de pain blanc , appelé de Chailly »de pains bourgeois } de pains j ait is , qu’on dit painsMbrode jde pain /wr ,quiest de la valeur de plus de deuxdeniers.

Ifr Pain chaland. C’est du pain très-blanc, fait de pâ fSbroyée.

Pain de Goneffe, estant pain particulier, d’une meilleur®qualité que les autres, à caule de la bonté des eaux »qui se trouvent à Goneste, bourg à trois lieues de T' a ~ris. C est un pain léger, Sc qui a beaucoup d’yeux, q'Jffont les marques de fa bonté, suivant le proverbe Es-pagnol : Pan con ojos, queso fin ojos.

Pain de cuis on , ou de ménage , est le pain que les bour-geois cuiíent à la maiíon, loir à la ville, soit à la cam-pagne. Cibarius panis. Cn appelle pain de trafic , l eSgros pains qu’on fait pour les gens.

Cn appelle pain aux champignons, aux mousseron 5 »à la crème, &c. une lotte de mets fait avec la croured un pain Sc des champignons, des mousserons, de f 1crème, Cc. Nous avions à l’entremets un excellespain aux champignons.

Pain mouton , est un petit pain molet , doré avec-fijaune d’ceuf, & couvert de quelques petits grainsfroment, que font les Pâtiíïìers vers le rems des Etre 11 'nés, & qui sert à faire de petits présens dans les p íC 'miers jours de Tannée. Panis vervcceus.

Pain d’épice , est du pain pétri avec dc lecume qutire du sucre , quand on saisine dans les íucrer 1 ^'On en fait auísi avec du miel & quelques asiaiíonn c 'mens d’épiceries. Les pains d’épice les plus estimésceux de Reims Sc de Verdun. Les Anciens Tappcloi c11Panis mellitus. Ils appeloienr auísi panis nauticus » 0Alexandrinus , le biicuit de mer. -

On dit figurément d’un Juge qui aime le fac, 8C fitaxe trop haut ses vacations, qu’il aime bien le fi 1 '

a epice.

pAm-d’épiáer , est celui qui vend ou qui fait le pairpice. Piftor /pedarius.

On a fait auísi dans les nécessités publiques duavec plusieurs autres matières , avec du gland, d cS fcines. Durant le siège de Sancerre , on fit du P ad’ardoise. , ^

fjCP Pain acharner , c’est-à-dire, à chanter la Messe* ^ ^du pain fans levain qui sert à la Consécration » ^

on fait des Hosties. Dans les Sacristies onsolurnenr un pain , une hostie non consacré®'nous il est fait de la plus pure farine de fromentrre deux plaques de fer, gravées en forme dc ë aU f 'Sc porte f empreinte de la figure ou de qu e s-I uc èbole de J. C. O11 Rappelle dans l’Egl líe pCm a%y n