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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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%fj PAISSELAGE, f. m. Ce qu il faut pour garnir unevigne de paiíleaux, fourniture de paifleaux ou d’écha-las. Pali vitiarii , pedaminum ou pedamentorum quan-tum viti palanda , instruenda sufficit. On écrit aulllpeffielagc.

PAIbSELER. v. a. garnir une vigne de pai(seaux ou écha-las. Statuminare 3 palare , pedare. Par les baux onoblige les Fermiers de rendre les vignes en bon état,fumées, folíoyées & paisselées , ou échalaílécs. Il estrems de. paiffieler la vigne. Ce mot s emploie dansl’Auxerrois& les environs.

PAISSELIÈRE, ou PESSELIÈRE. f. f. Je crois que cemot s’est dit autrefois pour un lieu où l’on fait'du pail-feau. Palorum , ou palicellorum officina. Il y a une Sei-gneurie en Berry, qui s’appelle Peffiehère. Vose^ laThaumaíîìère , Hist. de Berry , L. IX , c. 6S. On rap-pelle Paìffion, ou peffon de bois. C’est la pâture desporcs, qui coníìste au gland qui provient du chêne ,& à la faine qui provient du hêtre. Poyerj_ les ancien-nes Coutumes de Berry , par M. de la Thaumaíîìère,Ch. 7s 3 P-I j P- 1 13 -

PAISSELURE. f. f. Menu chanvre employé par les Vi-gnerons pour lier aux paiíleaux les bourgeons de vi-gnes, après les avoir taillées. C’est un terme familieraux Vignerons 8t autres gens de la campagne. Les pa-quets de paiffielure contiennent plusieurs poignées.L’Auteur du Spectacle de la Nature, T. II3 f 3 S 2 -appelle liure , Faction de lier la vigne à 1 echalas,& dit que le rems est lorsque la Heur commence aparoître.

PAISSON. f. m. Ce que les bestiaux & le fauve mangent& broutent dans les forêts & à la campagne ; & fe ditplus particulièrement de la glandée 8c autres fruits sau-vages pour les porcs. Glandaria vel herbaria pastio. CeSeigneur a vendu cette année la paijfon de gland dans faforêt cent écus. Les habitans ont droit de paiffion , d en-voyer paître leurs bestiaux dans une forêt. On appelleaulîì ce droit Fanage.

Pais s on, est aullì Faction de paître le gland 8c la faîne,Pastio. Les herbes qui croisent dans les forêts fe nom-ment paissons. Gauret , Style du Conseil3 p. ffi.

Pais son , terme de Peaullier, est un instrument de ferou d’acier délié, qui ne coupe pas, fait en manière decercle, large d un derni-pié ou environ, & monté furun pié de bois, servant aux Ouvriers qui préparentles peaux, ou qui les emploient, pour les étendre, lesamollir, & les rendre plus maniables. Radula.

PA1SSONNER. v, a. Étendre, & tirer une peau fur lepaillon. ■'

PAITA. Ville dc l’Amérique méridionale, au Pérou,dans l’Audience de Quito.

|fT PAITRE, v. a. & n. Je pais , tu pais 3 il paît 3 nouspaiffions 3 vous paisse^ } ils paistent. Je paìstois , je paî-trai 3 pàiffiei 3 que je paiste , paissant. Les autres teinsne íont point en usige. Il íe dit proprement des be-stiaux qui broutent l’herbe , qui la mangent íur la ra-■cine, qui se noumficnt des substances végétales épar-ses dans les campagnes & dans les bois. Pasci 3 herbampascere , depascere , carpere. Les bestiaux qui paissentl’herbe. Et neutralement, mener paître , faire paître.On mène naître les bœufs dans les herbages, les mou-tons dans les prés , dans les garennes , dans les jachè-res, les chèvres Iur les collines ; les cochons vont paî-tre dans les forêts le gland , la faîne, les châtaignes. Ily a des oiseaux qui paissent , qui paistent 1 herbe,comme les oisons, les grues , les poules.

En tenues de Fauconnerie on dit paître son oiseau ;pour dire lui donnera manger. Pascere avem. On ledit aullì au prétérit, son oiseau a pu. Il faut paître cetoileau.

Se Paître. Se nourrir. Il fe dit des oiseaux carnassiers.Les corbeaux fe paissent de charognes. Les bons oi-seaux íe paiffient íur le vif.

On dit figurément qu’un homme fe paît de vent,sapait de.chimères. Ac. Fr.

On dit populairement & figurément envoyer paîtrequelqu un, le renvoyer avec mépris. Je Fai bien en-voycpaître quand il est venu me parler de son affaire.

A-0 Paître , le dit aussi figurément en choses spirituelles

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8c morales. Jésus-Christ a dit à Saint Pierre, Paismes brebis. Pasce oves meas. Un Pasteur, un Curedoit avoir foin de paître son troupeau du pain dela parole.

jfF Le part. passi Pu n est guère en usage qu’avec le ré-duplicatif. Il a pu & repu ■ pour dire : il a bien mangé.Satiatus est. On le dit en Fauconnerie. Faucon quia pu.

Paître, f. m. Vieux mot. Pastre, Berger. Pastor. Cil Abelfut Paître. Bible Historiaux.

PaÎtri. part. passi & adj. Le corps est paitri de boue.Fénel. Voyc[ Pétri.

PAITRIN. Foyei Pétrin.

PAITRIR. Voyei Pétrir.

PAITRISSEUR. Voye\ Pétrisseur.

sT PAIX. f. f. Pax. Ce mot lignifie proprement unesituation exempte de trouble & d’agitation. On peutFappliquer à la République , c’est-à-dire , à la íocié-té entière, à quelque sociétéparticulièrcr, ou à l ame.

Paix , par rapport à la République, en: Poppofé deguerre. C’est le repos, la tranquillité dont jouir uneíociété politique par la bonne intelligence dans la-quelle elle vit avec ceux qui pourroient y caulcr del’altération. On dit en ce sens, une longue & heureusepaix. Une paix sure, mal assiurée. Donner, procurer,entretenir la paix. Garder, enfreindre, violer la paix.Le Royaume est en paix, jouit de la paix. Traité dcpaix.

ftí” Paix, fe prend quelquefois absolument pour traitéde paix. Ainsi Pou dit faire une paix avantageuse ,glorieuse, honteuse. Les conditions , les articles de lapaix. Conclure la paix. Contravention, infraction àla paix.

ff? Et pour marquer les lieux où fe font faits les traitéspar le moyen desquels la paix a été rétablie , on dit lapaix des Pyrénées, la paix de Nimégue, la paix deWestphalie. La paix de Munster a pacifié toûte f Al-lemagne. La paix de Ryfwick de 1697 , a pacifié pres-que toute l’Europe, Pacis Rysvicensts compofitio toúEuropa pacem conciliavit .

Paix , íe dit en second lieu à l’égard des familles par-ticulières, 8c est opposé à procès, querelles, diffé-rends. Il y a long-rems que ces parens plaident, ilfaut tâcher de mettre la paix chez eux. Distractos pa-rentum animos reconciliare. Ce mari 8c cette femmene íauroient vivre en paix. On a mis la paix. Ils fonten parfaite intelligence. Ce plaideur a quitté la moitiéde son droit pour acheter la paix. Après avoir étébien tourmenté, on l’a laiílé en paix. Dans la plupartdes íociétés , l’on ne voit qu une paix extérieure.

Nie.

îfT On appelle paix fourée, paix plâtrée , une frustepaix , faite de mauvaise foi par les deux parties , patla nécessité feule de leurs aff aires, 8c avec intentionde la rompre, lorsqu’il leur sera utile dc le faire. Pa$fimulata ,stcla.

fiCF On dit figurément de deux personnes qui étoientbrouillées ensemble, & qui se sont réconciliées»qtf elles ont fait la paix , & d’un homme qui est ren-tré dans les bonnes grâces de son maître, de son ps°'recteur, qu’il a fait sa paix. In gratiam redire.

Paix , se dit en troisième lieu, de ce repos, de cettetranquillité dont jouit Famé qui n’est point altéréeles choses du dehors. Jésus-Christ dit à ses Apôtres»qu’il leur laissie la paix p non pas la paix , telle que 1®monde la donne, mais celle qu’il donne lui-mêm e »c’est-à-dire, la paix intérieure de Fame. Pacem mei ììldo vobis 3 non quomodo mundus dat , ego do vobis. Ljj svrais Chrétiens j ossifient toujours dune tranqun^paix- L’Abbe Têtu. Les dévots présomptueux s’c^blifient dans une fuissic paix ,8c fe repaifiènt des ídt ed’une misericorde imaginaire. Fléch.

A l’ a bri d’une longue , 6' sure indifférence ,

Je jouis d’une paix plus douce qu on ne pense. . , ■

DES ÉloVT.

Je ne suis point de ces femmes hardies,

Qui goûtant dans le crime une tranquille P a f’ RaGÍQnt su se faire un front qui ne rougit jaffl alS '